Bank of America accroît ses ambitions en termes de réduction de coûts
Au sein d’un environnement bancaire difficile marqué par la faiblesse des taux d’intérêt et le durcissement de la réglementation, Bank of America (BoA) mise sur les réductions de coûts pour soutenir sa rentabilité. La banque américaine, qui a annoncé hier passer à la deuxième phase du plan annoncé en septembre 2011, vise 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) de réductions annuelles supplémentaires, portant leur montant global à 8 milliards de dollars à horizon 2015.
Cette nouvelle vague de réductions sera centrée sur les activités de banque d’investissement et de gestion de fortune et vise à supprimer 11% de la base de coûts initiale de ces pôles. Sur les 5 milliards de dollars de réductions annuelles initialement visés, qui concernent principalement la banque de détail, BoA s’est dit confiant sur le dépassement de l’objectif fixé à un milliard d’ici fin 2012.
Alors que 30.000 suppressions de postes (soit 10% des effectifs) sont également prévues dans le cadre de ce plan, Credit Suisse a indiqué que les effectifs avaient été réduits de 3.228 sur le trimestre et de 12.624 sur un an.
Sur le deuxième trimestre, BoA a enregistré un bénéfice de 2,5 milliards de dollars, contre une perte un an plus tôt de 8,8 milliards de dollars engendrée par des provisions et charges exceptionnelles de 20,7 milliards de dollars sur le portefeuille de créances immobilières.
Si le bénéfice par action de 0,2 dollar se révèle supérieur aux attentes, les revenus, qui sont passés de 13,5 à 22,2 milliards de dollars, se sont établis légèrement en dessous des estimations. Les provisions sur pertes de crédit, qui s’établissaient à 3,3 milliards de dollars au deuxième trimestre 2011, ont reculé à 1,8 milliard de dollars, leur plus bas niveau depuis le premier trimestre 2007.
Dans la banque de détail, le bénéfice a toutefois été divisé par plus de deux, passant de 2,5 à 1,2 milliard de dollars, les provisions ayant bondi de 400 millions à 1,1 milliard de dollars. BoA a par ailleurs indiqué avoir pâti de la nouvelle réglementation sur la limitation des frais facturés sur cartes de crédit (Durbin amendment).
Dans le domaine des prêts immobiliers, la perte a été réduite à 768 millions de dollars, contre 1,1 milliard trois mois plus tôt et 14,5 milliards un an auparavant. Les provisions ont reculé sur un an de 1,5 milliard à 186 millions de dollars.
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