Bank of America a soumis des plans révisés de retour aux actionnaires
Malgré l’humiliation causée le mois dernier par la découverte d’une erreur comptable, Bank of America a décidé de ne pas léser ses actionnaires. La banque américaine a soumis à son autorité de régulation, la Fed, des plans révisés de retour aux actionnaires. Elle disposait de 30 jours pour cela. Bien que Bank of America ne donne pas de détails, ces plans seront moins ambitieux que ceux projetés avant la débâcle comptable.
En mars, la Fed avait donné son feu vert à un programme de rachats de ses propres actions de 4 milliards de dollars et à une hausse du dividende (de 1 cent à 5 cents) à l’issue de son examen annuel de la solvabilité des principales banques. Désormais, le régulateur a 75 jours pour examiner cette nouvelle requête. Dans un document transmis à la SEC, l’autorité américaine des marchés, Bank of America précise qu'«il n’y a aucune garantie sur le calendrier ou l’issue de l’examen de la Fed».
Dans ce même document, la banque indique avoir conclu un audit réalisé par un cabinet extérieur, que le Wall Street Journal (WSJ) identifie comme étant KPMG. Portant sur la manière dont elle calcule et traduit les ratios de fonds propres réglementaires, ce travail qui s’est focalisé sur le troisième trimestre 2013 et le premier trimestre 2014 a conduit l'établissement à ajuster à la marge ses ratios, de l’ordre de moins de 1 point de base. L’erreur comptable portait sur le calcul des exigences en capital liées à des obligations structurées émises par Merrill Lynch. L’impact sur le ratio de solvabilité common equity tier one sous Bâle 3 s'était élevé à 29 points de base à fin mars, le faisant tomber à 9,6%. D’après le WSJ, c’est un changement de formulation dans les instructions de la Fed qui a permis à la banque de confirmer qu’elle était bien dans l’erreur.
L’officialisation de la décision prise par Bank of America de ne pas renoncer à un retour aux actionnaires pour cette année a été saluée ; l’action a clôturé hier en hausse de 3,4% à 15,22 dollars. L’indice KBW Bank Index a progressé dans le même temps de 0,87%. Ce choix contraste avec celui pris par Citigroup, qui a vu ses plans rejetés par la Fed en raison d’un défaut dans la politique de supervision du risque. Face à ce refus, le groupe a décidé d’en rester là pour cette année.
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