Bâle 4 coûtera cher aux banques européennes, prévient l’EBA
Les banques européennes feront face à un besoin en capital supplémentaire de 135,1 milliards d’euros lié à la finalisation des règles du Comité de Bâle, qualifiées de Bâle 4 par l’industrie et de Bâle 3 par les régulateurs. L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié mardi cette évaluation. Objet d’un compromis en décembre 2017, les règles sont applicables en totalité en 2027. Le paquet bâlois, qui conduira à une inflation du calcul des actifs pondérés par le risque (RWA), se traduirait par un accroissement moyen de 24,4% des exigences de capital minimum appliquées aux banques. Les «grandes banques», soit 104 établissements sur 204, supporteraient la quasi-totalité de cette surcharge réglementaire, avec 134 milliards d’euros d’exigences réglementaires, dont 82,8 milliards à la charge des banques d’importance systémique mondiale (G-SIIB).
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