Axa tarde à rentabiliser son activité bancaire
Les activités bancaires des compagnies d’assurances ne génèrent pas de bénéfices dans leur ensemble. Axa Banque, qui vient de publier ses résultats annuels 2009, en est l’exemple.
Certes, le produit net bancaire de 2009 (119,4 millions d’euros) est en légère augmentation de 5% par rapport à celui de 2008 (113,5 millions), de même que le résultat brut d’exploitation (22,4 millions d’euros l’an passé, contre 14,3 millions en 2008), selon les comptes publiés hier au Balo. Mais le coût du risque augmente lui aussi de manière plus rapide, ce qui vient grever le résultat d’exploitation, qui s’élève à 2,5 millions d’euros en 2009, soit une baisse de 32% par rapport à 2008. Et l'établissement affiche une perte nette consolidée d’un million.
L’ex-Banque Directe, qu’Axa a rachetée en 2002 au groupe BNP Paribas alors qu’elle était en perte, n’a quasiment jamais dégagé de profits malgré une hausse constante de son produit net bancaire depuis 2005. Seule exception notable, l’année 2007, avec un bénéfice supérieur à 14 millions d’euros, caractérisé par un faible coût du risque et un résultat exceptionnel positif. Les résultats mis en réserve au titre des exercices antérieurs sont négatifs de 54 millions, ramenant les fonds propres à 147 millions.
Un bilan similaire pourrait être dressé pour les autres compagnies d’assurance qui se sont lancées dans la banque, puisque cette diversification n’est visiblement pas rentable. Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures, rappelait déjà en 2009 dans l’Agefi que «la masse critique nécessaire pour parvenir à un seuil de rentabilité acceptable dans la banque de détail est d’environ deux millions de clients». Axa Banque, pourtant forte de plus de 700.000 clients à fin 2009, reste donc loin de cet objectif.
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