Axa soigne son profil par la cession d’un portefeuille d’assurance vie
Voilà une cession qui ouvre des perspectives de croissance. La vente annoncée par Axa d’un portefeuille de contrats d’assurance vie géré en extinction (run-off) aux Etats-Unis permet en effet au groupe de «maintenir (la) dynamique» dans le pays, selon le PDG d’Axa, Henri de Castries, sur fond d’allocation optimisée du capital.
Axa a convenu de céder à l’américain Protective Life pour 1,06 milliard de dollars sa filiale américaine Mony Life Insurance Company, gestionnaire d’un portefeuille de polices essentiellement souscrites avant 2004 et dont les engagements s’élevaient fin 2012 à 10,5 milliards.
Axa précise que ce prix correspond à des multiples implicites 2012 de 12 fois le résultat opérationnel et 1,7 fois l’actif net tangible. Un analyste reconnaissait hier la «création de valeur» obtenue grâce à cette vente «à des multiples plus élevés que ceux du groupe».
Mark Pearson, directeur général d’Axa Financial, entité regroupant les activités vie, épargne, retraite et gestion d’actifs du groupe aux Etats-Unis, a indiqué que la transaction permettrait de «générer des ressources financières à partir d’un portefeuille fermé aux affaires nouvelles, mis en run-off». Henri de Castries a mis en avant l’amélioration de la flexibilité financière du groupe, qui préfère investir «dans des marchés et des activités à forte croissance à l’avenir».
Aux yeux d’Oddo, cette «cession d’actifs, devenus non stratégiques», est assurément une «bonne nouvelle». Le courtier relève tout de même que «le vrai sujet» en termes de cession d’actifs reste celui de l’activité en run-off d’annuités variables (variable annuities). «Une solution sur ces portefeuilles serait un réel avancement», avance Oddo.
Pour l’heure, Axa précise que le résultat opérationnel IFRS 2012 des activités cédées s’est élevé à 70 millions d’euros et que la transaction, dont la finalisation est attendue au 1er octobre, devrait se solder par une moins-value nette exceptionnelle «inférieure à 0,1 milliard».
L’assureur en attend un impact positif de 3 points sur son ratio de solvabilité 1 (233% au 31 décembre dernier) et de 4 points sur le ratio de solvabilité économique (206%), tandis que le ratio d’endettement de 26% fin 2012 devrait être abaissé d’un point.
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