Axa récolte les fruits de son recentrage
Axa a annoncé un résultat net en hausse de 7% en 2017, ce jeudi. L’assureur, qui souligne s'être recentré sur des segments d’activité plus rentables, a par ailleurs confirmé ses objectifs à l’horizon 2020.
Le résultat net s’est élevé à 6,2 milliards d’euros l’an passé, contre 5,83 milliards d’euros en 2016. Le groupe a fait état d’une stabilité de son chiffre d’affaires à changes constants, à 98,55 milliards d’euros. En données publiées le chiffre d’affaires a baissé de 2%.
Le directeur financier du groupe, Gérald Harlin, a indiqué lors d’une conférence téléphonique que cette évolution était due à la stratégie de l’assureur qui a décidé de cibler la «croissance sur les segments les plus rentables», comme la santé, où le chiffre d’affaires augmente de 6%, la prévoyance et l’assurance dommages. Ces choix ont permis «de faire passer le résultat net et le résultat opérationnel pour la première fois au-dessus de 6 milliards d’euros», a indiqué Philippe Harlin.
Le résultat opérationnel s’est établi à 6 milliards d’euros, en hausse de 6% en données publiées et de 7% à taux de changes constants. Le résultat opérationnel par action s’est élevé à 2,40 euros par action, en hausse de 7%, soit le haut de la fourchette visé par Axa qui était de 3 à 7%.
Selon un consensus réalisé par FactSet, les analystes tablaient en moyenne sur un résultat net de 5,95 milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires de 102,85 milliards d’euros.
Les activités vie, épargne et retraite ont accusé un repli de 3% de leur chiffre d’affaires à 49,9 milliards d’euros l’an dernier, tandis que la division dommages a vu ses revenus progresser de 1% à 31,7 milliards d’euros. La branche santé a augmenté ses revenus de 6%, à 12,4 milliards d’euros, et la gestion d’actifs a enregistré une croissance de 9%, à 3,97 milliards d’euros.
Dans l’activité vie, épargne, retraite, le volume des affaires nouvelles (APE, pour Annual premium equivalent) est resté stable à 6,5 milliards d’euros. Les APE correspondent à la somme de 100% des primes périodiques sur affaires nouvelles et de 10% des primes uniques sur affaires nouvelles. La marge sur affaires nouvelles a progressé de 3,5 points de pourcentage par rapport à 2017, pour s'établir à 43,1%.
Le ratio combiné sur exercice courant de la branche dommages s’est amélioré de 0,1 point à 97,6%, «grâce à une sinistralité plus favorable, partiellement compensée par une hausse des coûts des catastrophes naturelles». Gérald Harlin a indiqué que le coût des catastrophes naturelles pour Axa s'était élevé à 231 millions d’euros en 2017. Le ratio combiné mesure la rentabilité d’un assureur, un chiffre supérieur à 100% signifiant que les frais et les règlements des sinistres dépassent le montant des primes touchés par l’assureur.
Axa a souligné que son ratio réglementaire de solvabilité II s'établissait à 205% à la fin décembre, contre 197% à la fin septembre 2017, en ligne avec les objectifs du groupe, c’est-à-dire un intervalle de 170 à 230%.
La rentabilité courante des capitaux propres d’Axa (ROE courant) atteignait 14,5% fin 2017, un niveau plus élevé que la fourchette de 12 à 14% visée par Axa.
La direction proposera au titre de 2017 un nouveau relèvement de son dividende, à 1,26 euro par action contre 1,16 euro pour 2016, soit une hausse de 9% et un taux de distribution de 49%.
L’assureur a de plus confirmé les objectifs de son plan stratégique à l’horizon 2020. Le groupe français continue notamment de viser à cet horizon une croissance annuelle moyenne de 3% à 7% de son résultat opérationnel par action, a-t-il souligné. Il mise en outre sur une rentabilité courante des capitaux propres comprise entre 12% et 14% entre 2016 et 2020, avec un ratio de solvabilité II compris entre 170% et 230%.
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