Axa France développe des agences virtuelles via son réseau
Axa France entend renforcer l’offre et les services internet proposés à ses clients. «Le défi actuel pour nos réseaux de distribution est de disposer d’une extension virtuelle de nos réseaux réels, tant pour la souscription de contrats que pour les services tels que la gestion des sinistres. Le plan de développement de ces boutiques virtuelles est réalisé chez nos agents généraux. Un prototype doit sortir en décembre», a expliqué Nicolas Moreau, président d’Axa France, à l’occasion de la présentation d’une étude Assurland.com.
Des tests sont actuellement réalisés auprès de 500 agents «pour adapter et ajuster le modèle. Cela se développera progressivement, sur une période de dix-huit à vingt quatre mois», a précisé le dirigeant. Ce dernier souligne toutefois une forte hétérogénéité au sein du réseau, composé de 3.500 agents. «Certains sont très avancés et ont développé des communautés. D’autres le sont moins. La difficulté est de faire évoluer le modèle en fonction de ces différences», indique Nicolas Moreau.
Le dirigeant rappelle que le succès de la vente d’assurance sur internet varie selon le type de produits. «Dès que le produit est relativement simple et «standardisable», la vente est facilitée sur internet. Si l’assurance automobile fonctionne très bien, l’assurance multirisques habitation est plus compliquée, la description du risque étant plus complexe», explique Nicolas Moreau. De même, «les produits d’épargne sont plus compliqués à vendre sur internet, car les frais sont élevés», poursuit-il.
Selon l’étude annuelle réalisée en août dernier par Assurland.com, 68 % des 7.314 internautes interrogés utilisent internet pour souscrire en ligne des contrats d’assurance, contre seulement 15% en 2006. Le rôle de comparateur d’internet reste toutefois prédominant, 95% du panel citant, parmi les différentes utilisations de ce canal, la réalisation de devis et 81% évoquant la recherche d’information sur les produits et les assureurs. La gestion des contrats, citée par 27% de l’échantillon, «ne rentre pas dans les mœurs», souligne Stanislas di Vittorio, président d’Assurland.com.
Par ailleurs, 93% des internautes se disent prêts à s’assurer sur internet auprès d’une compagnie disposant d’un réseau physique, contre seulement 57% pour un assureur «low cost» sans réseau.
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France