Aviva veut simplifier ses activités
John McFarlane, président exécutif de l’assureur britannique Aviva, va droit au but. Le nouveau plan stratégique dévoilé hier à l’occasion d’une journée dédiée aux investisseurs ne portera pas de nom ronflant. Exit donc les «One Aviva twice the value» de l’époque d’Andrew Moss, l’ancien directeur général parti en mai suite à une révolte des actionnaires sur ses niveaux de rémunération. La nouvelle feuille de route passe avant tout par une simplification de l’organisation, jugée beaucoup trop complexe par les actionnaires.
Parmi les 58 segments opérationnels de l’entreprise, Aviva a ainsi identifié 16 unités aux résultats médiocres qui seront cédées. Parmi elles: les activités sud-coréennes, des petits partenariats avec des banques italiennes ainsi que les portefeuilles de rentes viagères du Royaume-Uni, qui s’arrogent 21% du marché britannique. «Ce recentrage mérite d’être applaudi, a commenté Kevin Ryan, un analyste au sein d’Investec, cependant la vente d’activités dans l’environnement actuel peut s’avérer difficile.»
John McFarlane n’a pas souhaité commenter le sort des activités américaines, identifiées à plusieurs reprises par les analystes comme un actif à vendre. Le marché français fait partie des 27 divisions destinées à améliorer leurs résultats. Enfin, les meilleurs élèves, 15 au total, sont ceux qui parviennent à générer des retours sur capitaux élevés (22%) à l’image de l’assurance-vie en Pologne, à Singapour ou encore en Turquie.
Le groupe s’est également fixé un nouvel objectif de réduction des coûts à hauteur de 400 millions de livres entre fin 2011 et début 2014. Son précédent objectif était de réduire les coûts à hauteur de 200 millions de livres d’ici à la fin 2012. Ces économies se feront au travers de coupes dans la technologie, les fonctions support mais aussi la diminution des strates hiérarchiques au sein de l’entreprise : 5 couches d’intervention au lieu de 9 entre le directeur général et l’opérationnel. L’assureur n’a pas souhaité commenter le nombre de suppressions d’emplois découlant de cette nouvelle orientation même si les cadres intermédiaires seront les plus touchés. Si l’ensemble des changements devrait intervenir sous 12 à 18 mois, le recrutement d’un nouveau DG est attendu pour le début 2013.
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