Le ratio CET1 du groupe unissant les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central a bondi de 320 points de base en 2017, à 18,5%.
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Julien Beauvieux
La filiale d’assurance Suravenir a ramené à elle seule 44.000 clients sur les 176.200 captés en net par le groupe sur l’exercice 2017.
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Photo Arkéa.
Le Crédit Mutuel Arkéa sort renforcé de son exercice 2017. En lutte avec l’organe central du Crédit Mutuel, la CNCM, pour faire sécession du groupe mutualiste, Arkéa a enregistré l’an dernier une forte hausse de 27,3% de son résultat net, à 428 millions d’euros. Portée par de très bons résultats commerciaux, l’envolée du profit du groupe unissant les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central a permis au ratio de solvabilité d’Arkéa de grimper de 320 points de base (pb), à 18,5%. Un niveau qu’Arkéa présente comme le plus élevé du secteur bancaire français.
«La forte hausse de notre ratio CET1 est liée à deux effets principaux, dont l’intégration du résultat net 2017 qui joue pour à peu près la moitié de la progression, explique Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa. L’autre élément, qui concerne également le groupe CM11, est lié à la suppression du plancher qui prévalait dans nos modèles internes sur l’encours de crédit de notre clientèle corporate. Le bénéfice que nous tirions jusque-là de notre système de notation était en effet plafonné à 80% et la BCE a considéré qu’elle pouvait libérer intégralement ce bénéfice.»
Alors que la CNCM et son président Nicolas Théry, par ailleurs président du groupe Crédit Mutuel CM11, ont pointé une possible fragilité du groupe en cas d’indépendance, ces chiffres confortent le scénario d’une scission. Supérieur de 200 pb à celui de Crédit Mutuel CM11, le ratio de solvabilité CET1 d’Arkéa affiche en effet un surplus de 900 pb par rapport à l’exigence de fonds propres de la BCE, fixée à 8,5% plus 1% au titre du pilier 2. «Cela donne aussi au groupe une capacité d’investissement sur son bilan», a indiqué Jean-Pierre Denis en référence à d’éventuelles acquisitions.
En hausse de 11,3% en 2017, contre une croissance de 12,8% pour le produit net bancaire, les frais de gestion ont enregistré l’impact de l’acquisition de la banque en ligne belge Keytrade, finalisée en juin 2016. Retraités de cet effet de périmètre, qui a apporté 230.000 clients supplémentaires, les frais de gestion ont progressé de 7,3% l’an dernier.
L’exercice 2017 d’Arkéa a été marqué par une forte dynamique commerciale. L’encours de crédit a grimpé de 7,7%, avec à la clé un effet volume positif qui a amorti 70% de l’impact négatif des taux bas sur la marge d’intérêt. Le groupe a au total capté en net 176.200 clients supplémentaires, soit une hausse de 4,3% de son portefeuille. La filiale d’assurance Suravenir a ramené à elle seule 44.000 clients.
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