Amundi se veut rassurant pour ses SCPI
Amundi relativise. En marge de ses résultats semestriels, le numéro un français de la gestion d’actifs a voulu adresser un message rassurant aux porteurs de parts de ses sociétés civiles en placement immobilier (SCPI). La baisse de 12 à 17% du prix des parts de trois de ses SCPI, lundi 24 juillet, a suscité une onde de choc dans l’univers de la pierre-papier.
Sa directrice générale, Valérie Baudson, a évoqué une action «cohérente» d’Amundi, en ligne avec la baisse de la valeur des immeubles constatée «dans quelques transactions ces derniers mois».
«Le pire moment pour vendre»
«Nous n’avons aucune inquiétude malgré la baisse de la valeur de nos parts, car nous ne constatons aucun retard de paiement de loyer, a ajouté la dirigeante. Le rendement des SCPI n’a pas vocation à baisser. Nous conseillons à nos clients de conserver les SCPI dans leurs portefeuilles. Maintenant serait le pire moment pour les vendre», a déclaré Valérie Baudson, précisant qu’Amundi gérait au total 40 milliards d’euros sur l’immobilier, tous produits confondus.
A lire aussi : SCPI, la fin du déni
Le retournement du marché immobilier, lié à la remontée des taux, a suscité la vigilance de l’Autorité des marchés financiers. Au début du mois, le gendarme financier a demandé par courrier aux sociétés de gestion de vérifier si les prix de parts de leurs SCPI étaient cohérents avec la valeur de leur patrimoine. Bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre à jour leurs valeurs d’expertise au 30 juin, beaucoup d’asset managers ont compris le message. Si Amundi, qui avait anticipé le mouvement, a été le premier à tirer, d’autres gestionnaires de SCPI, comme BNP Paribas Reim, ont annoncé ces derniers jours des baisses du prix des parts, ou s’apprêtent à le faire. Le tout en évitant d’alarmer les porteurs de parts et de déclencher un mouvement de décollecte qui pourrait aggraver les difficultés de ce petit marché.
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