Allianz veut diffuser son offre de protection climatique
Après une année 2010 en demi-teinte, Allianz, qui présentera ses résultats le 24 février, déploie de nouveaux contrats couvrant les risques climatiques. L’Allianz Risk Transfer (ART), entité à cheval entre l’assurance et les marchés financiers, a été désignée comme centre de compétence pour ces produits. L’offre sera commercialisée sous l’égide d’Allianz Global Corporate & Specialty (GCS), pôle consacré aux risques industriels, maritimes, aériens et spatiaux.
«Les catastrophes naturelles sont essentiellement couvertes par l’assurance de dommages. Mais dans notre activité, les variations climatiques peuvent également influer sur les revenus des entreprises industrielles, agricoles ou commerciales», explique Thierry van Santen, directeur général d’Allianz GCS France. Par exemple, le gel affecte le secteur du BTP, la sécheresse celui de l’agriculture, la pluie les activités touristiques.
Historiquement, c’est dans l’énergie, dont les producteurs sont très sensibles aux variations de température, que les initiatives sont nées à la fin des années 1990, à travers le développement pour ces risques d’un marché utilisant des instruments financiers tels que les contrats d’échange (swaps) ou les options. «Il est possible d’étendre ce type de solutions à d’autres secteurs et à toute variable relevée par les stations météorologiques», poursuit Thierry van Santen.
Une première expérience a été lancée le 2 décembre dernier aux Pays-Bas, relative à une garantie gel dans le BTP (la loi interdit à ces entreprises de faire travailler leurs employés par températures négatives). L’offre sera diversifiée à travers le réseau Allianz GCS partout où il est possible d’avoir des relevés météorologiques satisfaisants.
Cela dit, le potentiel demeure limité. De l’aveu même du dirigeant, il s’agit surtout d’un outil de fidélisation de la clientèle concernée par ce type d’aléas: entre 30 à 40% des 500 à 600 clients entreprises d’Allianz GCS France. Il pourrait générer en moyenne 5 millions d’euros de revenus par an, soit quatre à cinq contrats.
Pas de quoi bouleverser l’économie de la filiale, qui poursuit le nettoyage de son portefeuille de clients, entamé depuis l’intégration totale d’AGF dans Allianz en France. 2010 devrait ainsi voir le chiffre d’affaires (717 millions d’euros en 2009) reculer d’une dizaine de pourcents, comme annoncé en juillet dernier.
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