Allianz prouve encore sa solidité et confirme ses objectifs
Allianz a encore démontré sa résistance au deuxième trimestre malgré une charge nette de 326 millions d’euros sur ses titres grecs arrivant à échéance d’ici à 2020. Le premier assureur européen a fait état vendredi d’une amélioration de sa rentabilité opérationnelle et a confirmé ses prévisions pour 2011. «Ces résultats sont remarquablement solides compte tenu du niveau élevé de catastrophes naturelles, de l’incertitude sur les marchés de capitaux, des fluctuations des devises et enfin et surtout, de la dépréciation de notre portefeuille d’obligations grecques. Je suis certain que nous pouvons atteindre notre objectif de bénéfice opérationnel de 2011», déclare Michael Diekmann, le président du directoire. Cet objectif a été fixé à 8 milliards d’euros, avec une marge de manœuvre de 500 millions.
Si le bénéfice net part du groupe affiche un recul de 8,2% à un milliard d’euros sur un an, Allianz est parvenu à maintenir son résultat opérationnel à 2,3 milliards alors que son chiffre d’affaires a baissé de 3,2%. Le groupe a principalement tiré parti d’une amélioration de la performance de ses activités d’assurance biens et dommages (IARD), grâce au recul des demandes d’indemnisations liées aux catastrophes naturelles, «particulièrement par rapport au premier trimestre».
Le ratio combiné est ainsi tombé à 95% contre 96,3% un an plus tôt et 101,3% au premier trimestre. La croissance des revenus (+2,4%) ressort toutefois inférieure aux attentes, avec une hausse de seulement 0,4% en Allemagne. Son concurrent Axa à pour sa part fait progresser ses revenus IARD de 3% en Allemagne, via notamment des hausses de prix.
Les bonnes performances opérationnelles en IARD ont permis de compenser la chute de l’assurance vie et santé. Le chiffre d’affaires de la branche, en baisse de 8,1%, a pâti d’un effet de base défavorable, notamment en Italie où les souscriptions avaient explosé à cette période en 2010 à la suite d’une amnistie fiscale. Le résultat opérationnel (-17,6%) a quant à lui été affecté par une charge de 76 millions liée à la Grèce expliquant près de la moitié de son recul.
«Le groupe continue de progresser lentement contre vents et marées, mais on ne voit pas encore d’accélération en P&C (IARD) où les investisseurs attendent des effets de hausse des prix, spécifiquement sur le marché allemand. C’est le point qui risque de décevoir à court terme», relativisent les analystes de Raymond James.
Plus d'articles du même thème
-
La France espère fédérer le G7 sur la résolution des déséquilibres mondiaux
Face à une Chine puissante par ses exportations mais entraînant d’importants déséquilibres macroéconomiques, Roland Lescure souhaite faire adopter aux ministres des finances du G7 une méthode de résolution et une coopération renouvelée. -
Olivier Blanchard relance son projet de dette commune européenne
L'ex-directeur général du FMI et Angel Ubide, cadre de Citadel, viennent de préciser leur proposition pour créer des eurobond et doter la zone euro d'un actif refuge. Une solution taillée pour désamorcer les oppositions politiques, alors que l'Europe veut gagner en souveraineté financière. -
Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
La responsable des fusions-acquisitions de la banque d’investissement du Crédit Agricole a débuté dans le monde du M&A au milieu des années 90. Elle ne l’a plus quitté depuis et explique comment elle a réussi à atteindre son poste actuel tout en distillant des conseils aux femmes souhaiteraient faire carrière dans ce métier encore très masculin.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Reprise en mainLe grand ménage de Bruno Retailleau au sein de LR
Le renouvellement des instances locales du parti, en juin, devrait se traduire par un grand remplacement des cadres pro-Wauquiez par les amis du président et candidat des Républicains -
Trop-pleinLa France agricole malade de ses lois
La loi d'urgence agricole, réclamée par les agriculteurs lors des manifestations du début de l'année, sera débattue à l'Assemblée cette semaine. Avec un potentiel de déception important... Comme pour les précédentes -
EditorialScandale périscolaire à Paris : une affaire de plus en plus politique
Enquêtes, justice, colère des parents et... offensive des insoumis : Emmanuel Grégoire est loin d’en avoir fini avec ce scandale