Allianz France pousse ses pions en assurance santé
Réinventer l’assurance santé. Telle est l’ambition affichée hier par Allianz France à l’occasion de la présentation d’une nouvelle offre dédiée, baptisée Allianz Composio. «La santé est une problématique stratégique et prioritaire pour Allianz France, ne cache pas Sylvain Coriat, son directeur des assurances de personnes. Notre rôle sur ce marché se poursuit avec le lancement de ce nouveau produit.»
Disponible dès le 4 avril, Composio a la particularité d’être une formule à la carte permettant au souscripteur de sélectionner ses garanties en fonction de ses besoins et de son profil (enfant, adulte, senior). Dans un premier temps, cette offre sera commercialisée à travers le courtage, les 2.000 agents généraux et les 350 conseillers spécialisés du réseau Allianz Prévoyance Santé, qui cible en priorité les travailleurs non salariés et les seniors. Dès septembre, elle sera disponible à la souscription sur internet.
L’objectif poursuivi est clair: réussir à se différencier sur un marché saturé, plus de 90 % de la population étant déjà équipée. Cinquième acteur français en santé avec 1,5 million de bénéficiaires, Allianz France ne part pas de zéro dans cette branche d’activité. L’an dernier, la compagnie a vu son chiffre d’affaires progresser de 8% à 1,45 milliard d’euros, portée par les contrats collectifs (+10,6% à 882 millions d’euros) tandis qu’en santé individuelle la croissance est ressortie à 4,3% à 571 millions d’euros.
Désormais, Allianz France entend aller plus loin. «Nous réalisons 75.000 affaires nouvelles par an en santé, explique Dominique Monera, directeur marketing d’Allianz France. Nous avons un objectif de croissance de 10% pour cette année.» Avec 30 milliards d’euros de cotisations à fin 2009, en croissance de 6%, le marché de l’assurance santé aiguise de plus en plus l’appétit de tous les assureurs. Certains observateurs estiment même que sa taille pourrait doubler à horizon 2015. Allianz France vise-t-il également un doublement de son chiffre d’affaires ? «Nous ne nous sommes pas fixé cet objectif, nuance Dominique Monera. Nous allons d’abord regarder les résultats de notre nouvelle offre. Si nous dépassons nos objectifs pour 2011, nous en tirerons alors les conséquences pour le futur.»
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