Allianz France élabore un plan 2015 dans la continuité du précédent
L’Allianz Tour a commencé. Les dirigeants de la filiale française de l’assureur ont entamé vendredi en interne une série de présentations qui devrait les emmener pendant un mois dans toutes les implantations des ex-AGF. Objectif: «démultiplier» auprès des 11.600 collaborateurs du groupe dans l’Hexagone le nouveau plan stratégique 2012-2015 d’Allianz France.
Selon une source interne, le plan se ferait sans casse sociale: pas de départs contraints, ni de fermeture de sites administratifs en province, alors que le précédent plan de transformation 2008-2011 s’est traduit par la réduction de 14 à 10 du nombre de grands sites et par la reconversion de 2.000 salariés. En revanche, l’effectif de la compagnie devrait continuer à se réduire par le jeu des départs en retraite, qui ne seront pas remplacés. «On compte environ 300 à 400 départs naturels par an», indique un collaborateur.
Les pistes de développement à horizon 2015 s’inscrivent, elles, dans la droite ligne du plan précédent. Premier axe: la montée en puissance des souscriptions en ligne. Il y a six mois, Jacques Richier, le PDG d’Allianz France, évoquait déjà l’objectif de «10 à 15% d’affaires nouvelles en auto à horizon 2015» grâce à internet (L’Agefi Quotidien du 28 mars 2011). Au premier semestre 2011, la compagnie a enregistré 1,87 milliard d’euros de primes brutes en dommages, et de 3,78 milliards en vie.
L’assureur prévoit, par ailleurs, d’améliorer sa force de frappe par l’intermédiaire du courtage et des réseaux d’agents, et de se renforcer auprès de la clientèle patrimoniale et des entreprises. Deux projets dans ce sens ont déjà été lancés depuis un an. A la tête de l’unité distribution, Jean-Marc Pailhol a réorganisé le dispositif. Des marchés prioritaires ont été définis – entreprises et professionnels d’un côté, grands patrimoines de l’autre –, avec une spécialisation des réseaux, le courtage étant recentré sur la première catégorie.
Côté patrimoine, l’assureur a mis en place Allianz First, une offre qui s’adresse aux particuliers dont les avoirs financiers dépassent 250.000 euros, et aux professionnels et chefs d’entreprise dont la société réalise plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires.
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