Allianz France accélère sa transformation à marche forcée
Allianz France mène sa transformation à un train d’enfer. Lors de la présentation d’un TGV à ses couleurs qui part pendant trois semaines à la rencontre de ses clients dans 14 villes de France, Jacques Richier, son PDG, s’est félicité de l’état d’avancement de son plan stratégique «Réussir sa croissance». Couvrant la période 2012-2015, cette feuille de route vise à poursuivre la mue de l’entreprise initiée en 2008 afin de gagner en simplicité et en «excellence opérationnelle», selon Jacques Richier.
A mi-parcours, «nous sommes en avance sur la refonte de notre gestion des sinistres et de l’indemnisation, avance le PDG. Par ailleurs, nous sommes dans le rythme s’agissant de la réduction de notre gamme de produits.» Le groupe veut ramener le nombre de ses produits de 160 fin 2011 à 90 ou 95 fin 2015. «Nous avons déjà réduit nos produits à 130, hors acquisition de Gan Eurocourtage, indique Jacques Richier. 30 autres produits devraient tomber d’ici à début 2015.»
En parallèle, Allianz France poursuit ses efforts pour rationaliser et optimiser ses réseaux de distribution. L’intégration de Gan Eurocourtage, devenu Allianz Courtage, a ainsi conduit la compagnie à «aligner le management et l’animation de notre activité en fonction des profils des courtiers», souligne Jacques Richier. En outre, l’assureur a revu sa politique sur le courtage d’assurance vie. «Cette activité n’est pas une priorité pour nous, ne cache pas Jacques Richier. Nous nous concentrons donc sur quelques courtiers seulement.»
Enfin, ses réseaux Allianz Finance Conseil (clientèle patrimoniale) et Allianz Protection Sociale (santé et prévoyance pour les travailleurs non salariés) «auront également à s’adapter au marché et aux besoins des clients», annonce-t-il.
L’assureur n’en néglige pas pour autant sa croissance. A cet égard, Allianz France entend redoubler d’efforts pour dynamiser ses ventes sur internet, canal qui représente entre 8 et 10% de ses affaires nouvelles actuellement. Une direction du digital a d’ailleurs été créée et confiée cet été à Virginie Fauvel, ex-responsable du projet Hello Bank chez BNP Paribas. «Nous avons revu nos ambitions à la hausse sur le digital, confie Jacques Richier. Le taux d’affaires nouvelles sur internet devra atteindre entre 20 et 25% d’ici à fin 2015, contre un objectif de 10 à 12% initialement.»
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