Allianz confirme ses objectifs malgré les catastrophes
A l’occasion de l’assemblé générale de ses actionnaires, hier à Munich, le numéro un européen de l’assurance, Allianz, a fait état d’une forte chute de son bénéfice net au premier trimestre à 900 millions d’euros contre 1,6 milliard un an auparavant. Une baisse de 44% qui s’explique moins par les catastrophes naturelles que par la base de comparaison: le résultat au premier trimestre 2010 avait été gonflé de 522 millions d’euros provenant de la vente d’une participation dans la banque chinoise ICBC.
Les catastrophes naturelles du début de l’année, comme les tremblements de terre en Nouvelle-Zélande et au Japon, se sont soldées par des indemnisations supplémentaires de 200 millions d’euros seulement. C’est pourquoi le bénéfice d’exploitation de l’assureur allemand est resté quasiment stable par rapport à la même période de 2010, à près de 1,7 milliard. La publication des chiffres détaillés est prévue pour le 12 mai prochain.
Le patron d’Allianz, Michael Diekmann, s’est félicité de la bonne résistance du groupe aux surcharges du premier trimestre. «Le résultat opérationnel apporte la preuve de la viabilité et de l'équilibre de notre portefeuille», a-t-il dit. Allianz s’estime donc en mesure d’atteindre son objectif d’un résultat d’exploitation de 8 milliards d’euros cette année, à plus ou moins 500 millions d’euros près.
Le groupe se démarque ainsi des réassureurs Munich Re et Swiss Re qui ont dû réviser leurs objectifs annuels à la baisse, en raison des lourdes pertes causées par le séisme japonais. Allianz chiffre le montant des indemnisations liées aux catastrophes du début de l’année à 750 millions d’euros dont 320 millions d’euros sont imputables au Japon. Pour l’ensemble de l’année Allianz s’attend à 900 millions d’euros de charges liées aux catastrophes naturelles.
Répondant aux interrogations des actionnaires, le directeur financier du groupe, Paul Achleitner, a par ailleurs souligné qu’Allianz ne projette aucune mesure de recapitalisation. «Même dans le pire des cas concernant les nouvelle règles sur les fonds propres Solvabilité 2, nous n’avons pas besoin de capitaux supplémentaires», a-t-il dit. Parallèlement il a précisé que l’assureur souscrira partiellement à l’augmentation de capital de Commerzbank. Sa part dans la seconde banque allemande reviendra alors légèrement en-dessous de 5%.
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