Allianz Banque et Monabanq restent en perte comme les autres banques en ligne
Alors que BNP Paribas se lance dans l’aventure avec Hello Bank, les autres banques en ligne n’ont toujours pas trouvé leur équilibre. Allianz Banque France affiche une perte nette de 17,3 millions d’euros en 2012, presque deux fois inférieure à celle de l’année précédente (-33,5 millions). Le résultat de Monabanq, dans l’orbite du Crédit Mutuel-CIC via sa maison mère Cofidis, est également dans le rouge à -8,1 millions d’euros, après -6,7 millions en 2011. Leurs comptes, publiés au Balo, ne détonent guère face à ceux de la concurrence.
A l’équilibre en 2011, Axa Banque a enregistré une perte opérationnelle de 15 millions d’euros l’an dernier. Chez Groupama Banque, les seules activités bancaires (hors gestion d’actifs, etc) ont perdu 22,7 millions. Fortuneo, la banque en ligne du Crédit Mutuel Arkéa, n’a pas encore publié ses comptes 2012 mais avait limité la casse en 2011 avec un résultat net consolidé de -1,6 million d’euros. La palme reviendra peut-être à BforBank, filiale du Crédit Agricole. Plus récent que les autres, l’établissement a englouti 40 millions d’euros en 2011, pour un produit net bancaire (PNB) de seulement 16,5 millions d’euros, selon le Balo.
Les revenus d’Allianz Banque ont reculé de 28% l’an dernier, à 30,5 millions d’euros. Elle a tout de même divisé ses pertes par deux grâce à une forte baisse du coût du risque. La filiale de l’assureur Allianz a passé moins de provisions qu’au cours de l’exercice précédent (26,8 millions contre 52,7 millions), au titre de son exposition indirecte au risque souverain des pays périphériques de la zone euro. La banque apportait en effet des «garanties de performance» au gestionnaire d’actifs Allianz Global Investors. Son résultat brut d’exploitation est en revanche devenu négatif car ses charges d’exploitation, en baisse de 13,7%, sont restées supérieures au PNB. La banque a migré ses outils informatiques chez Arkéa en octobre dernier et réduit son effectif moyen, passé en un an de 206 à 167 personnes (-19%).
Monabanq employait l’an dernier 248 personnes contre 363 un an plus tôt (-31%). Ses charges totales ont reculé de 3% seulement, mais restent très inférieures à son PNB qui atteint 61,9 millions d’euros (-17%). La banque lilloise, qui ne participe plus à la coûteuse guerre des taux sur les livrets bancaires, est restée en perte en raison de son coût du risque de 28,5 millions.
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