Allianz a profité de l’absence de catastrophes naturelles au premier trimestre
Malgré la persistance de la crise de la dette publique, la volatilité des marchés et les taux d’intérêt bas», le directeur financier d’Allianz, Oliver Bäte, a confirmé l’objectif de son groupe de réaliser cette année un bénéfice opérationnel compris entre 7,7 et 8,7 milliards d’euros. Le groupe s’attend toutefois à de «nouvelles turbulences» sur les marchés financiers dans les mois à venir.
Profitant d’un effet de comparaison favorable par rapport au premier trimestre 2011, où ses résultats avaient été pénalisés par les catastrophes naturelles au Japon et en Nouvelle-Zélande, Allianz a pu augmenter son bénéfice net trimestriel de 60% à 1,44 milliard d’euros. Le bénéfice opérationnel s’est élevé à 2,33 milliards d’euros (+40% sur un an), alors que le chiffre d’affaires n’a que faiblement augmenté à 30,1 milliards d’euros. Si toutes les divisions du groupe y ont contribué, l’assurance dommages et accidents se taille la part du lion grâce aux faibles montants des indemnités versées : 42 millions d’euros seulement, soit 695 millions de moins qu’il y a un an. Parallèlement, cette division a profité de hausses de prix et de volumes, dégageant l’un des meilleurs résultats de son histoire. Ainsi le ratio combiné du groupe est revenu à 96,2% contre 101,3% au premier trimestre 2011.
Le directeur financier s’est félicité de ce tournant mais a parallèlement mis en garde devant une détérioration de la situation dans les mois à venir. Rien que la série des tornades aux Etats-Unis au mois d’avril coûtera à l’assureur quelque 66 millions d’euros.
L’assurance vie et santé a également amélioré ses résultats, malgré «une demande plus faible pour les produits associés à des fonds», l’arrêt par Allianz de nouvelles activités dans l’assurance-vie au Japon et une baisse des ventes de polices en Italie. Ce manque à gagner a pu être plus que compensé par la hausse des revenus provenant des placements. Et selon Oliver Bäte la division de gestion d’actifs d’Allianz, qui a été récemment réorganisée autour des deux piliers Allianz Global Investors et le fonds obligataire Pimco, a «davantage progressé que le marché».
Les dépréciations d’actifs liés à la dette souveraine ont également baissé au premier trimestre. En cas de ventes de ses obligations, Allianz aurait réalisé fin mars une perte de 1,16 milliard d’euros contre 3,7 milliards d’euros fin 2011. Sur les 36 milliards d’obligations des Etats européens en crise (PIIGS) détenues par Allianz, l’essentiel, soit 31 milliards, est composé d’obligations italiennes.
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