AG2R La Mondiale dispose de leviers pour respecter les règles prudentielles
AG2R La Mondiale a connu une année 2011 «accomplie», comme l’a qualifiée hier son directeur général, André Renaudin, lors de la présentation des résultats de l’exercice. L’assureur a dégagé un résultat net de 242 millions d’euros l’année dernière, en baisse de 15,3% par rapport à l’exercice 2010, mais supérieur aux trois années précédentes. Le groupe estime l’impact négatif de la crise financière sur son résultat à 111 millions d’euros et celui de la réforme des retraites à 68 millions. Depuis 2007, le groupe se targue de pouvoir afficher un résultat net cumulé frôlant le milliard d’euros.
Le chiffre d’affaires, en recul de 7,9% à 7,4 milliards d’euros, a été fortement marqué par l’assurance vie, dont la collecte a diminué de 13,3%, à 3,6 milliards. Un niveau néanmoins suffisant pour dépasser le retour à l'équilibre prévu dans le plan 2008. Le résultat d’exploitation a ainsi atteint 4,3 millions d’euros, après une perte de 2,5 millions en 2010 et de 7,2 millions en 2009. Le groupe vise une croissance des cotisations santé et prévoyance de 6% et de 2% pour les cotisations en épargne et retraite en 2012.
Les actifs sous gestion sont en hausse de 2,3% à 58,9 milliards d’euros, dont 45,5 milliards en euros, en hausse de 5,2%. Les obligations pèsent 84,4% de la composition de l’actif en euros, dont 80% de dettes d’entreprise et 20% d’emprunts d’Etat, soit 7,5 milliards d’euros. Sur ce montant, 1,6 milliard d’euros sont investis dans des pays «à risque» de la zone euro, dont 800 millions d’obligations espagnoles. Un risque jugé «modéré» par André Renaudin.
Le dirigeant insiste en outre sur la capacité de son groupe à répondre aux futures règles prudentielles européennes en atteignant la cible de 140% de marge, après 137% en 2011 et 129% en 2010 et 2009. En intégrant les plus ou moins-values latentes, la marge de solvabilité a chuté de 161% en 2010 à 146% fin 2011, mais est revenue à 197% en avril 2012 grâce à 1,2 milliard de plus-values.
André Renaudin insiste sur les 3 milliards d’euros en actions et 3 milliards en immobilier qui peuvent être réduits en cas de besoin pour répondre à Solvabilité 2. Autre levier mentionné, le possible maintien des activités retraite sous le régime prudentiel de Solvabilité 1, tout en reconnaissant qu’il diminuerait le niveau de diversification dont bénéficie aujourd’hui le groupe.
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