La vidéo du jour : Les Etats-Unis détiennent la clé de la stabilité du marché pétrolier
Il y a un an, quand l’Opep et ses alliés, dont la Russie, ont décidé de limiter leur production pour réduire les stocks et redresser les prix, rares étaient ceux qui tablaient sur le succès de l’initiative. A tort, car l’objectif a été largement atteint avec des prix du baril en hausse d’un tiers.
Alors pourquoi les mêmes producteurs, réunis demain à Vienne, hésitent-ils à le reconduire ? La question peut s’exprimer autrement : à plus de 63 dollars le baril pour le Brent, principale brut de référence, l’équilibre des prix est-il atteint et durable ?
Si oui, il faut le soutenir en prolongeant l’accord ; si non, il faut le reconsidérer car il serait à la merci d’un afflux d’huile de schiste américaine sur le marché qui ruinerait les parts de marché de l’Opep et de ses alliés.
Jusqu’à ces derniers jours, la cause d’une reconduction de l’accord pour 9 mois au-delà de son expiration prévue pour mars 2018 paraissait assurée de l’emporter.
Car la réduction de 1,8 million de barils/jour a contribué à réduire les stocks qui pesaient sur les cours ; ils sont au plus bas depuis début 2016.
Par ailleurs, la croissance synchrone dans le monde pousse la consommation globale à la hausse et soutient les prix, encore assez modérés.
Mais le consensus sur le niveau de la demande de brut reste fragile ; et la capacité des producteurs, hors Etats-Unis, à piloter à la fois les prix et les parts de marché l’est tout autant.
Si le prolongement de l’accord reste l’hypothèse que privilégie le marché, des réserves de membres de la coalition, comme la Russie, pourraient le déprimer.
Et nombre de hedge funds qui ont spéculé à la hausse pourraient, en cas de déception, retourner leurs positions et torpiller les cours.
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