Où se situe aujourd’hui l’engagement des investisseurs institutionnels ?
Enfin la hausse des taux ! Les investisseurs institutionnels français en profitent pour redonner une place au souverain et même au monétaire. Le crédit attire également, à condition d’une sélectivité fine en matière de duration, sans oublier la gestion du risque de défaut. Pour se diversifier, ils peuvent piocher dans le high yield et la dette privée. Leurs compétences en actuariat les rendent agiles pour profiter de ce retournement de situation provoqué par la hausse des taux. Des qualités également utiles pour appréhender le récent stress bancaire aux Etats-Unis et en Europe, mais aussi pour analyser les perspectives des établissements financiers.
Très sélectif dans le non coté
Parallèlement, ils ajustent le poids du non-coté, en conservant de l’appétit pour les classes d’actifs qui ont le moins souffert comme le private equity. Les infrastructures peuvent les intéresser, à condition d’en faire un investissement à impact, les risques n’étant plus toujours rémunérés. La reconstruction de l’Ukraine, et notamment de ses transports, mais aussi d’autres chantiers au niveau européen devraient leur en donner l’occasion dans les mois et années à venir. Par ailleurs, à quelles conditions sont-ils prêts à se renforcer dans l’immobilier ? Les forêts sont-elles devenues le nouvel eldorado vert ?
Droit de regard en matière de pratiques RSE/ESG
Solutions pour le climat, bas carbone, énergies, économie bleue, obligations vertes… quelles sont aujourd’hui les stratégies d’investissement préférées des institutionnels français ? Une chose est sûre, en matière d’exclusion, le gaz et le pétrole ne font pas consensus, et ce ne sont pas les seuls. Avec le retour de la guerre en Europe, financer le secteur de la défense est devenu pour certains un acte responsable. Ces sujets font débat, non seulement entre investisseurs, mais aussi avec leurs partenaires financiers. C’est l’occasion de se demander comment ils exercent leur droit de regard en matière de pratiques ESG/RSE auprès des sociétés de gestion et des entreprises. Reste à savoir si le reporting de durabilité des entreprises (directive CSRD applicable en 2024) va renforcer la transparence au niveau des trajectoires et améliorer la qualité des données ESG.
Plus d'articles du même thème
-
L'Eiopa mesure pour la première fois l'exposition des assureurs européens à la dette privée américaine
Le superviseur européen des assurances et des pensions professionnelles publie son rapport de stabilité financière semestriel et affine son suivi de l'exposition des investisseurs institutionnels à la dette privée. -
Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
Le groupe mutualiste, qui délègue la gestion de ses 63,2 milliards d'euros d'encours à des sociétés externes, est mis en cause dans une enquête judiciaire portant sur la rémunération d'un intermédiaire par certains de ses gérants d'actifs, pour des prestations dont la nature reste à établir. -
« Nous sommes positifs sur les actions japonaises, surtout les entreprises de taille moyenne »
Charles-Henri Kerkhove, directeur de l'allocation d’actifs chez Fidelity International
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Comment Main Capital a bouclé une levée historique dans le logiciel à plus de 5 milliards d'euros
- Bpifrance innove avec les premières obligations ESN dédiées aux PME
- L'Allemagne prépare une réforme des pensions avec un fonds public de capitalisation
- Kerialis rejoindra Malakoff Humanis au 1er novembre
Contenu de nos partenaires
-
Sébastien Lecornu tire un premier bilan de la canicule historique
Le premier ministre a dressé lundi un premier bilan contrasté de la canicule historique, saluant la résilience des services publics mais pointant la fragilité des plus isolés et des hôpitaux face à un risque climatique désormais permanent -
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables