Comme en Allemagne, l’inflation en France a ralenti en décembre, les prix à la consommation ayant augmenté de 5,9% sur un an après 6,2% en novembre, selon les données provisoires publiées mercredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’indice des prix à la consommation harmonisé a augmenté de 6,7% sur un an en décembre, après une hausse de 7,1% en novembre. L’indice était attendu à 7,2%.
La baisse est avant tout lié à la décélération des prix de l’énergie, dont la croissance sur un an a atteint un pic en juin (à 33,1%). La croissance atteint en décembre 15,1%. A l’inverse, les prix de l’alimentation continuent de progresser au même rythme qu’en novembre (12,1% sur un an), tandis que les prix des produits manufacturés accélèrent (4,6% contre 4,4% en novembre).
Rebond
Les marchés ont salué le ralentissement des hausses de prix en France et en Allemagne. Le taux du 10 ans allemand a chuté de 14 points de base (pb) entre mardi matin et mercredi en fin de matinée, à 2,28%. Sur la même période, le rendement de l’OAT à 10 ans perdait 15 pb à 2,83%. Les marchés actions ont aussi affiché des gains, l’Eurostoxx 600 gagnant 2,3% depuis mardi matin.
« L’inflation inférieure aux prévisions ne modifiera peut-être pas la tactique de la BCE, mais la baisse plus rapide des prix nourrit l’espoir d’une amélioration plus rapide des tendances inflationnistes en 2023 », résume Kenneth Broux, stratégiste à la Société Générale, dans une note. L’inflation pourrait encore surprendre à la hausse. En Allemagne, les factures d’énergie ont été réduites en décembre, un effet qui s’estompera en janvier. En France, la fin de la remise à la pompe et la hausse de 15 % des tarifs réglementés du gaz en début d’année contribueront à faire pression sur les prix de l’énergie.
En parallèle, l’indicateur synthétique de confiance des ménages a diminué d’un point en décembre, pour s'établir à 82, un niveau bien inférieur à sa moyenne de longue période, qui s'établit à 100. « En décembre 2022, les soldes d’opinion sur les niveaux de vie passé et futur en France sont quasi stables », a indiqué l’Insee, ces deux soldes ayant perdu un point et demeurant tous deux nettement inférieurs à leur moyenne de longue période.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
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