Les prix du gaz sont volatils après un record en Europe
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champ gazier et pétrolier de Gazprom
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Photo Gazprom.
Le prix du gaz naturel européen s’est envolé jeudi en début de matinée à un nouveau record alors que le marché craint de nouvelles sanctions interdisant à la Russie d’exporter son gaz, notamment, Moscou poursuivant son offensive en Ukraine. La Russie aurait par ailleurs stoppé le flux de gaz vers l’Europe de son pipeline Yamal-Europe, rapporte Reuters.
Mais les cours sont extrêmement volatils et après ce bond qui a porté les contrats à terme à un mois à Rotterdam à 198 euros le MWh, soit une hausse de 20%, ces derniers étaient en baisse de 7% vers 13h45, à 162 euros le Mwh. Des prix aussi élevés auraient déclenché de nombreux ordre-stop de vente automatiques après qu’un seuil de prix a été atteint, selon Bloomberg.
Bien que les sanctions ne ciblent pas spécifiquement les matières premières et l’énergie, les traders et les distributeurs hésitent à traiter avec des fournisseurs russes. Ils craignent que les sanctions soient élargies à ces échanges, le président américain, Joe Biden, ne l’ayant pas exclu mercredi.
Par ailleurs, les flux de gaz russe vers l’ouest via le gazoduc Yamal-Europe vers l’Allemagne depuis la Pologne se sont arrêtés jeudi, selon les données de l’opérateur du gazoduc Gascade. Le pipeline semble avoir été réservé le 3 mars pour des flux dans les deux sens.
Gazprom a envoyé par intermittence du gaz vers l’ouest via cette liaison ces derniers jours pour faire face à la forte demande européenne (les approvisionnements en gaz en direction de l’ouest étaient d’environ 17,5 millions de kWh au point de comptage de Mallnow environ 10 heures avant l’arrêt). Mais le groupe gazier russe a augmenté ses approvisionnements vers l’Europe via l’Ukraine, une autre route clé.
La Russie représente environ 40 % de la demande européenne de gaz, tandis que le gazoduc Yamal-Europe représente généralement environ 15 % de l’approvisionnement en gaz de la Russie vers l’Europe et la Turquie.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
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