La Suisse se joint aux sanctions contre la Russie
La Confédération helvétique a annoncé lundi qu’elle allait reprendre à son compte «l’intégralité» des sanctions financières annoncées par l’Union européenne et les Etats-Unis contre la Russie en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des ressortissants russes se trouvant sur la liste noire de l’UE seraient «gelés avec effet immédiat».
Pays neutre par excellence, la Suisse est la plaque tournante en Europe du financement du négoce de matières premières. C’est aussi une place forte de la gestion de fortune. Deux activités qui peuvent impliquer des entreprises et de riches particuliers russes. La prise de position suisse était donc très attendue par les Occidentaux, qui ont fait pression ces derniers jours sur Berne pour que le pays s’aligne sur le camp occidental.
Le Trésor américain précise ses sanctions
Le 25 février, l’UE, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, rejoints le lendemain par le Japon, ont annoncé le gel des avoirs internationaux de la banque centrale russe et leur volonté de déconnecter certaines banques russes de la messagerie internationale Swift et donc du système financier international. Ces annonces provoquent lundi un effondrement du rouble et une ruée des déposants russes aux guichets des banques pour retirer de l’argent, ce qui a forcé la banque centrale à monter ses taux d’intérêt à 20% et à annoncer des mesures de contrôle des capitaux.
Le Trésor américain a précisé lundi après-midi la nature des sanctions américaines visant Moscou. Il a interdit aux ressortissants des Etats-Unis d’effectuer toute transaction avec la banque centrale russe et avec le ministère des Finances de Russie. L’interdiction vise également le fonds souverain russe ainsi que son directeur général Kirill Dmitriev. Cette décision «gèle effectivement tous les avoirs détenus par la banque centrale de Russie aux Etats-Unis ou auprès de citoyens américains où qu’ils se trouvent», explique le Trésor dans un communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
Les taux allemands se détendent malgré la lourde défaite du parti de Friedrich Merz
En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où le parti d’extrême droite de l’AfD est arrivé en tête, la CDU du chancelier allemand passe sous le seuil de 5% qui donne accès au parlement. A l’extrême gauche, Die Linke a remporté Berlin. Les marchés ne croient toutefois pas à une chute du gouvernement. Les taux sont surtout guidés par le pétrole et le gaz. -
La dette française s’emballe
Alors que la dette publique française devrait dépasser 120% du PIB en 2027, le spread de la France a largement franchi le seuil symbolique des 100 points de base. Les annonces du gouvernement concernant le budget n’ont pas convaincu. Le risque sur les OAT est jugé asymétrique avec les prochaines élections. -
Kevin Warsh a plutôt rassuré les marchés
Le nouveau président de la Fed n’a pas déçu les attentes d’une hausse de taux après son revirement «restrictif» de Jackson Hole. De quoi renforcer sa crédibilité malgré les tweets toujours contradictoires de Donald Trump. Les autres membres du FOMC affichent encore pour la suite une certaine prudence, qui devrait quand même les amener à une hausse de taux supplémentaire jusqu’à 4,25%.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.