La maison d’enchères acceptera désormais la cryptomonnaie pour ses ventes, à commencer par celle d’une œuvre du street artist Banksy.
Publié le
Capucine Cousin
L’œuvre Love is in the Air (Flower Thrower), créée par Banksy (Affiche de l'exposition Banksy à Moscou en 2018).
-
AdobeStock
La prestigieuse maison britannique de vente aux enchères cède à son tour à la vogue des cryptomonnaies. Sotheby’s acceptera désormais le bitcoin et l’ethereum comme moyens de paiement. Cela sera même effectif dès sa prochaine vente, celle de «Love is in the Air», une œuvre du street artist Banksy, qu’elle mettra aux enchères le 12 mai à New York. Son prix d’achat est estimé entre 3 et 5 millions de dollars (2,5 à 4,16 millions d’euros).
C’est la première fois que des cryptoactifs seront admis lors d’une vente aux enchères d’une œuvre d’art physique.
Pour cette vente, Sotheby’s s’est associée à la plateforme d'échange Coinbase Global. Celle-ci a déclaré dans un billet de blog qu’elle «aidera à gérer les fluctuations de prix». L’enchère sera menée en dollars, «mais l’acheteur et l’artiste auront la possibilité de traiter dans une cryptomonnaie ou une devise fiduciaire», précise-t-elle.
Le directeur général de Sotheby’s Charles F. Stewart explique, dans une interview à CNBC, que cela permettra à Sotheby’s de gérer entièrement les paiements des œuvres. Il ajoute que les artistes auront le choix de la monnaie qui leur conviendra pour assurer le règlement. Quant à lui, questionné sur l’avenir de ses bénéfices, il explique: «Ce partenariat avec Coinbase nous donne non seulement la capacité de gérer les transactions financières, mais également la possibilité de le faire [conserver les cryptomonnaies].»
Sotheby’s n’est pas novice dans le monde des cryptomonnaies. En avril dernier, elle a organisé la vente aux enchères d’un token non fongible (NFT). Cette œuvre d’art numérique de l’artiste Pak s’est vendue 16 millions de dollars.
Assurément, cette opération contribuera à légitimer encore davantage le bitcoin, qui a flambé à près de 65.000 dollars le mois dernier, auprès du grand public et du monde de la finance. Un premier pas avait été franchi en début d’année, lorsque le constructeur automobile américain Tesla indiquait avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin.
Jusqu’à présent, les cryptomonnaies ont fait une incursion seulement dans l’art numérique. Christie’s, le principal concurrent de Sotheby’s, avait réalisé un coup de maître en organisant en avril la vente aux enchères, pour 63,9 millions de dollars, d’un NFT, une œuvre d’art numérique baptisée «Everydays - The First 5.000 Days», de l’artiste américain Mike Winkelmann (ou Beeple). A cette occasion, Christie’s avait accepté l’ether comme moyen de paiement.
EPI propose des services additionnels dans l'application Wero pour accélérer son adoption. La Banque Postale est pour l'instant la seule banque à proposer l'application Wero. La Société Générale et BNP Paribas vont suivre.
A l'occasion de son dixième anniversaire, le prestataire de paiement issu du groupe Carrefour fait le point sur ses ambitions pour 2030, après avoir multiplié les acquisitions ces dernières années.
Dès le 7 mai, la Banque de France partagera avec les prestataires de services de paiement son dossier recensant les IBAN frauduleux. Main dans la main, fintechs et banques saluent une avancée «historique» dans la lutte contre la fraude. La Cnil s'inquiète tout de même de l'architecture technique du fameux fichier.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
La personnalisation des tensions internationales atteint un point culminant. On parle moins « d’ennemis héréditaires », de conflits entre peuples ou entre intérêts nationaux, que de l’agenda personnel, du profil psychologique ou de la santé mentale de tel dirigeant
Un couple d’Allemands soupçonné d’avoir travaillé pour un service de renseignement chinois a été arrêté mercredi 20 mai à Munich. Cette affaire s’ajoute à une série de dossiers qui illustrent l’intensification des activités d’espionnage menées en Allemagne au profit de Pékin, mais aussi de Moscou