EY fait son mea culpa dans le scandale Wirecard
EY a déclaré mardi qu’il regrettait de ne pas avoir détecté plus tôt la fraude du groupe de paiement allemand Wirecard. « Beaucoup de gens pensent que la fraude aurait dû être détectée plus tôt et nous le comprenons parfaitement. Même si nous avons réussi à découvrir la fraude, nous regrettons de ne pas l’avoir soulevée plus tôt », a déclaré Carmine Di Sibio, le PDG d’EY, dans une note aux clients.
L’auditeur promet de tirer les leçons de cet échec. Il assure vouloir renforcer la manière dont il vérifie les informations des clients grâce à une utilisation accrue de la technologie. EY rendra obligatoire l’utilisation de l’analyse des données pour tester la fraude, utilisera davantage de données externes telles que les médias sociaux et fera correspondre les enregistrements des transactions bancaires avec ceux fournis par la banque. « Toutes ces mesures vont au-delà des normes professionnelles actuellement acceptées », a déclaré Carmine Di Sibio.
Selon EY, les enquêtes ouvertes en Allemagne sur ses audits devraient durer plusieurs mois.
Cette affaire a déjà coûté plusieurs mandats à l’auditeur, dont ceux de Commerzbank et de DWS.
Plus d'articles du même thème
-
La micro-fraude passe trop souvent sous les radars des directions financières
Les organisations françaises déclarent, d'après une enquête signée Medius, perdre près de 113.000 euros en moyenne chaque année en raison de fausses factures. -
La FCA sanctionne deux ex-dirigeants de BHAM pour tromperie et falsification
L'autorité britannique a interdit d’exercer deux anciens dirigeants de Blue Horizon Asset Management après de fausses déclarations sur un prétendu portefeuille de 200 millions d’euros utilisé pour des projets d’acquisition, dont le Reading Football Club. -
L’Agence française anticorruption multiplie les actions dans le public et le privé
Les condamnations en matière d’atteinte à la probité ne cessent d’augmenter. Près d’une sur deux concerne les collectivités territoriales. L’Agence française anticorruption (AFA) a mené l’an dernier deux fois plus d’actions de sensibilisation à l’égard des acteurs publics.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Grand oralOrdonnances, « travailler plus pour gagner plus » et réduction de l'immigration : Edouard Philippe face à son « heure de vérité »
Invité de l'émission « l'Heure de vérité » sur France 2 jeudi soir, le candidat Horizons a annoncé vouloir défiscaliser et exempter de cotisations sociales les heures supplémentaires travaillées au-delà des 35 heures. Pour un salarié au smic, cela représente selon lui « 1000 euros de plus par an » -
Tribune libreCybersécurité, une urgence absolue même pour les PME
Les cyberattaques sont une menace sérieuse pour tous les acteurs économiques, TME, PME et collectivités locales comprises. Le projet de loi sur la résilience et la cybersécurité, issu de la directive européenne NIS2, sera en discussion à l'Assemblée à partir du 7 octobre. -
La météo des tauxElection présidentielle : une campagne sous spread
Les indicateurs réservés aux experts des marchés financiers, tels l'OAT et le spread, sont devenus des outils politiques pour décourager des mouvements sociaux, discréditer des adversaires ou asseoir sa légitimité. Ce qui n'est pas sans risque pour celles et ceux qui les utilisent