WisdomTree lance deux ETF dont le premier au monde sur le thème de la défense européenne
Le fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) WisdomTree lance deux nouveaux fonds, dont le premier ETF au monde à cibler uniquement les entreprises européennes actives dans l’industrie de la défense.
Les fonds WisdomTree Europe Defence Ucits ETF (WDEF) et WisdomTree Uranium and Nuclear Energy Ucits ETF (NCLR), dont les taux de frais sur encours (TFE) s’élèvent respectivement à 0,40% et 0,45%, sont cotés ce mercredi 11 mars sur Xetra et Borsa Italiana, et le seront sur le London Stock Exchange le 12 mars, indique WisdomTree dans un communiqué.
L’ETF WisdomTree Europe Defence Ucits, premier ETF axé uniquement sur les entreprises européennes du secteur de la défense, vise à répliquer la performance des cours et des rendements, avant frais et dépenses, de l’indice WisdomTree Europe Defence Ucits.
Cet indice propriétaire est conçu pour répliquer la performance des entreprises européennes actives dans l’industrie de la défense (fabricants d’équipements, de pièces ou de produits de défense civile, fabricants de produits électroniques de défense, ou entreprises d’équipements de défense spatiale). Il exclut les entreprises impliquées dans des armes controversées interdites par le droit international, ainsi que les entreprises qui enfreignent les règles du Pacte mondial des Nations unies (UNGC).
A lire aussi: Le nombre de fonds sur le thème de la défense atteint un record
« Premier ETF conçu pour offrir une exposition à l’industrie européenne de la défense, le fonds WDEF est structuré autour d’un thème pertinent et urgent, il vise à soutenir l’autonomie stratégique de l’Europe en matière de défense face aux tensions géopolitiques croissantes », déclare Pierre Debru, responsable de la recherche pour l’Europe chez WisdomTree, cité dans le communiqué.
Quant à l’ETF WisdomTree Uranium and Nuclear Energy Ucits, il vise pour sa part à répliquer la performance des cours et des rendements, avant frais et dépenses, de l’indice WisdomTree Uranium and Nuclear Energy Ucits.
Cet indice propriétaire est conçu pour répliquer les performances des entreprises spécialisées dans les composants les plus critiques de la chaîne de valeur de l’uranium et de l’énergie nucléaire. Le nouveau fonds de WisdomTree investit sur l’ensemble de cette chaîne de valeur, avec une exposition aux producteurs d’uranium et aux entreprises impliquées dans la construction, le développement et la maintenance des infrastructures et réacteurs nucléaires. Il investit également dans les entreprises innovantes qui font progresser les technologies nucléaires de nouvelle génération, telles que les petits réacteurs modulaires (PRM). La société note que le thème nucléaire a été ajouté à sa stratégie multi-thématique, WisdomTree Megatrends Ucits ETF, en avril 2024.
WisdomTree gère environ 115,2 milliards de dollars d’actifs à l’échelle mondiale, dont 1,5 milliard de dollars dans sa gamme composée de 14 ETF thématiques.
A lire aussi: WisdomTree nomme Alexis Marinof à la fonction de directeur général Europe
A lire aussi: WisdomTree lance un ETF d’entreprises de qualité en croissance
Plus d'articles du même thème
-
Vanguard se tourne vers l’investissement factoriel dans sa gestion passive
Deux nouveaux ETF dans le catalogue du gestionnaire américain. À la carte, deux styles de gestion : valeur et croissance, le tout reste passif. Dans cet univers, celui qui n’est pas à table est au menu. -
Sprott et HANetf lancent un ETF avec une exposition globale sur l'argent
Le fonds combine une exposition aux sociétés minières argentifères et à l'argent physique. -
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
La gamme, logée dans la plateforme onemarkets, se compose de sept ETF actions et obligataires. -
WisdomTree innove avec un ETF axé sur les marchés véritablement émergents
Le fournisseur américain souhaite se démarquer des véhicules traditionnels sur les émergents en excluant la Chine, la Corée du Sud et Taïwan. -
KBC lance son premier ETF en l'indexant sur les actions mondiales
Le gérant d’actif belge annonce le lancement de son premier ETF. Une exposition aux actions mondiales sera proposée à la cotation à partir de ce jeudi. -
Schroders réunit plus de 2 milliards de dollars dans les ETF
Schroders s’est imposé comme l’un des principaux fournisseurs d’ETF actifs en Europe, six mois seulement après avoir fait ses débuts dans ce marché très compétitif, rapporte Financial News. La société de gestion londonienne, qui est en cours de rachat par Nuveen, a amassé 2,4 milliards de dollars pour sa gamme européenne d’ETF actifs depuis le lancement de ses deux premiers produits en octobre.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Crédit Mutuel AM discute avec Aladdin de BlackRock pour sa plateforme d'investissement
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
Contenu de nos partenaires
-
Liban : à peine entré en vigueur, le cessez-le-feu fragilisé par Israël et le Hezbollah
Une trêve est entrée en vigueur entre Israël et le Liban à minuit, vendredi 17 avril. Mais celle-ci paraît fragile : en représailles des « actes d’agression » d’Israël, le Hezbollah a attaqué des soldats israéliens -
Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse -
Loi Yadan : le RN sur une ligne de crête
D’un côté, une loi jugée inutile et liberticide. De l’autre, un vote favorable envisagé au nom du symbole de la lutte contre l’antisémitisme. Face aux contradictions, le RN mise sur l’ambiguïté