Plus de 44 milliards d’euros affluent vers le marché européen des ETF en février
Les ETF actions représentent l’écrasante majorité de la collecte nette, à commencer par les véhicules adossés aux actions émergentes. Les ETP sur l’or subissent des rachats pour 2 milliards d’euros.
Les ETF répliquent la performance d'un indice
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Le marché européen des fonds cotés confirme sa solidité après un nouveau mois de forte collecte : février s’est ainsi achevé vendredi soir – et donc avant les attaques israélo-américaines sur l’Iran – sur un niveau de souscriptions nettes de 44,3 milliards d’euros, selon les chiffres de Trackinsight. Un chiffre en recul de 3 milliards d’euros par rapport au mois de janvier qui comptait un jour de cotation de plus. Les encours frôlent le seuil des 3.000 milliards d’euros sous gestion.
Les ETF actions ont raflé l’essentiel de ces flux, soit 38,6 milliards. Les tendances déjà à l’œuvre en janvier se sont renforcées, à la faveur notamment du jugement de la Cour Suprême américaine contre la légalité d’une partie des droits de douane imposés par Donald Trump. La rotation sectorielle en cours se manifeste dans les chiffres de collecte : les ETF investis en actions du secteur industriel et des matériaux attirent par exemple près de 2,5 milliards d’euros, contre moins de 300 millions pour les technologies de l’information et la communication. De même, si les flux vers les actions américaines se maintiennent autour de 4 milliards d’euros, c’est avant tout au profit d’indices moins dominés par les valeurs de croissance. Ainsi, le Xtrackers S&P 500 Equal Weight UCITS ETF 1C – USD (ISIN : IE00BLNMYC90) capte 1,4 milliard sur le mois, alors que ses équivalents non équipondérés sont plutôt dans le rouge, à l’image du Vanguard S&P 500 UCITS ETF Distributing – USD (ISIN : IE00B3XXRP09) qui voit sortir 1,1 milliard.
Les ETF d’actions émergentes, de leur côté, confirment leur attractivité avec des souscriptions qui s’accélèrent à 6,8 milliards d’euros. Des flux qui dépassent ceux vers les ETF d’actions des pays développés (6,4 milliards), tandis que les véhicules adossés aux indices mondiaux les plus larges captent 5,3 milliards. Les ETF d’actions européennes (au sens large) se renforcent également et engrangent 7,6 milliards.
Face au poids écrasant des actions, les autres classes d’actifs semblent à la peine. Les ETF obligataires attirent 6,6 milliards d’euros de souscriptions, en recul de 4 milliards d’un mois sur l’autre. Un segment là aussi tiré par les titres émergents, avec 1,3 milliard de flux entrants, tandis que les véhicules dédiés aux obligations américaines enregistrent 750 millions de rachats nets. Mais ce sont surtout les matières premières, au premier rang desquels l’or, qui ont souffert tout au long du mois de février. Les produits cotés indexés sur l’or voient fuir 2 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent près de 800 millions pour les ETP argent. L’hémorragie semblait toutefois se calmer en fin de mois, avant même que les frappes sur l’Iran ne viennent remettre sur le devant de la scène les actifs refuge.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
12 août 2026 à 4:00 PM
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Vincent Barret
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