Pimco est sanctionné par la SEC pour la mauvaise valorisation d’un ETF
Pimco a accepté de payer une pénalité de 18,3 millions de dollars (17 millions d’euros) et des intérêts de plus de 1,5 million de dollars pour clore une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC) sur l’un de ses fonds indiciels cotés (ETF), précédemment géré par son ancien patron Bill Gross. La filiale américaine d’Allianz a trompé les investisseurs sur la performance de son ETF Total Return Active et n’a pas correctement valorisé certains actifs adossés à des créances hypothécaire non-garanties par les agences de crédit. Le gestionnaire d’actifs a surévalué la valeur de son fonds en utilisant les prix fixés pour des achats de grandes obligations, alors qu’il investissait en réalisé dans des lots « irréguliers » (odd lot) ou dans des actifs de plus petit taille à des prix inférieurs.
Pimco, qui n’a pas confirmé ou infirmé les conclusions de la SEC, a accepté de faire appel à un consultant extérieur. La société affirme avoir amélioré la procédure de valorisation de ses petites positions et la communication sur l’attribution de ses performances.
Pimco Total Return Active ETF gère actuellement 2,3 milliards de dollars et affiche une performance de 1,4% cette année, selon Bloomberg.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF ont collecté 2.240 milliards de dollars dans le monde depuis le début de l’année
L’industrie mondiale des fonds indiciels cotés affiche des encours de 23.910 milliards de dollars fin septembre 2026, d’après les données d’ETFGI. -
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
Ils sont avant tout à la recherche d’ETF qui se fondent le mieux possible dans leur portefeuille, souligne une étude réalisée par Trackinsight. 70 % des investisseurs professionnels pilotent ainsi activement leur portefeuille d’ETF. -
« La prudence des investisseurs sur les actifs français peut durer jusqu’au printemps »
Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion.
A la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
Contenu de nos partenaires
-
Caméléon« Emmanuel Macron est à la fois le premier sponsor des réseaux sociaux et un lanceur d’alerte »
Après les violences du 17 octobre, le président de la République relance l’idée de restreindre, voire de couper l’accès aux réseaux sociaux en cas d’émeutes. Sans aller jusqu'à parler de virage autoritaire, le député Renaissance des Côtes-d’Armor Eric Bothorel met en garde contre « une pente dangereuse ». -
« Coup de grâce pour nos commerçants » : le douloureux bilan des saccages du 17 octobre
Près de 2 500 commerces ont été touchés le 17 octobre, d'après le décompte de CCI France, et plus de 600 sont encore fermés à ce jour -
EditorialAnthropic ou Titanic, il faut choisir sa bataille
Pour artificiel qu'il soit, le parallèle dit tout de la manière d'affronter le futur