M&G Investments cote ses premiers ETF actifs
Après des mois de réflexion, M&G Investments concrétise enfin son projet d’ETF actifs, et se lance à son tour dans cet univers. La société de gestion britannique a dévoilé, le 3 décembre, la création de trois ETF obligataires, soutenus dès leur lancement par une partie des 350 millions de livres (soit 398 millions d’euros) issus de l’activité Life de M&G et destinés à alimenter plusieurs fonds sous-jacents, ainsi que la gamme Multi Asset. L’activité Life de M&G est l’activité d’assurance-vie issue notamment de la scission du groupe avec l’assureur Prudential.
A lire aussi : Joseph Pinto (M&G) : «C’est dans notre ADN de faire de la gestion assurantielle»
Cette première gamme d’ETF actifs se compose de M&G UK Index-Linked Gilts Active UCITS ETF, M&G UK Gilts Active UCITS ETF et M&G US Treasury Bond Active UCITS ETF. Les deux premiers sont investis dans les obligations émises par le gouvernement britannique, tandis que le troisième est exposé aux bons du Trésor américain. La gamme sera gérée par Miles Tym et Rob Burrows de l’équipe obligataire de M&G, qui représente 137 milliards de livres (155 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Les deux premiers sont réservés au marché britannique, tandis que le troisième sera aussi commercialisé en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne.
« Etape stratégique »
Un quatrième ETF M&G Global Maxima Equity UCITS ETF sera lancé rapidement. Investi en actions mondiales, il sera piloté par Gautham Samarth et Michael Cook, de l’équipe actions de M&G, aux 88 milliards de livres (99 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Leur analyse des entreprises reposera notamment sur le machine learning. Le fonds sera accessible au Royaume-Uni, ainsi que dans certains pays européens.
A lire aussi : La période actuelle est un «âge d’or pour la gestion active», selon le patron de M&G
« Il s’agit d’une étape stratégique pour M&G, alors que nous apportons notre expertise en gestion active au marché des ETF avec une taille critique, en combinant précision, accessibilité et efficacité », a commenté Joseph Pinto, le directeur général de M&G Investments. « Nous arrivons sur ce marché avec conviction et des stratégies non contraintes par les indices, conçues pour naviguer dans des environnements de marché complexes. (…) », poursuit-il. Selon un communiqué, ce lancement accélère les ambitions de croissance de M&G en Europe.
Dès juin 2024, M&G avait confié qu’il réfléchissait à se lancer dans les ETF actifs. Le 19 mars dernier, à l’occasion de la présentation des résultats annuels, Joseph Pinto avait confirmé à L’Agefi que la gamme serait lancée d’ici à la fin de cette année. La promesse aura donc été tenue.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF actifs engrangent plus de 89 milliards de dollars de collecte en juillet
Le spécialiste de l’industrie ETFGI vient de faire paraître sa dernière étude relative aux ETF gérés activement. Un ensemble de stratégies qui collectivement gèrent 2.590 milliards de dollars dans le monde. -
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
Ce nouveau fonds coté a été conçu en partenariat avec Amundi. -
xETFs sort un ETF sur les valeurs coréennes de l'IA
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
A la Une
DWS et Scalable proposent un ETF actions à effet de levier
Contenu de nos partenaires
-
OrageGuerre du ciel : le bras de fer de Zelensky avec Poutine
Le président ukrainien, contesté frontalement par son ancien ministre de la Défense, doit composer avec le manque cruel d’intercepteurs contre les missiles balistiques russes -
Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko visé par une enquête pour détournement de fonds publics
Deux plaintes avaient été déposées contre l’élu, accusé d’avoir cumulé illégalement son emploi à la RATP avec ses fonctions d’adjoint au maire pendant vingt ans -
« Les besoins sont considérables » : l’Ukraine toujours en quête de fonds pour financer son effort de guerre
Face aux coûts monumentaux du conflit avec la Russie, le prêt de 90 milliards d’euros consenti par les Européens en décembre 2025 pourrait ne pas suffire