Face à l’incertitude géopolitique, les flux sur les ETF sont restés timides la semaine dernière

Les investisseurs du marché européen des fonds cotés se sont essentiellement focalisés sur les actifs émergents.
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Les ETF sur les pays émergents ont tiré leur épingle du jeu la semaine dernière.  - 

Toute la semaine dernière, les marchés se sont montrés fébriles en anticipation de l’attaque sur l’Iran que les Etats-Unis ont finalement déclenchée ce week-end. Pour les investisseurs actifs sur le marché européen des ETF, cela s’est avant tout traduit par une forme d’attentisme. Selon les données de Trackinsight arrêtées au vendredi 20 juin, la collecte hebdomadaire n’a pas dépassé 2,7 milliards d’euros, contre 6 milliards hebdomadaires en moyenne depuis le début d’année.

Un pari est toutefois ressorti : celui des actifs émergents. Les ETF d’actions émergentes ont ainsi capté 480 millions d’euros sur la semaine, auxquels peuvent être ajoutés des flux de 200 millions vers les véhicules centrés sur la Chine. Ils devancent les ETF dédiés aux actions européennes (au sens large, 400 millions) et internationales (250 millions). La cote américaine est quant à elle boudée, avec des rachats à hauteur de 170 millions d’euros.

Cet appétit pour le risque émergent se lit aussi dans les chiffres de collecte des ETF obligataires. Ceux exposés à la dette émergente ont attiré 620 millions d’euros sur la semaine, essentiellement sur un produit de BlackRock, l’iShares J.P. Morgan EM Local Govt Bond UCITS ETF USD (Dist) – USD (ISIN : IE00B5M4WH52). Les ETF ciblant la zone euro captent, de leur côté, 250 millions seulement. Les véhicules dédiés à la dette américaine et britannique ont, quant à eux, vu sortir respectivement 70 et 100 millions d’euros, tandis que les indices plus larges sur les obligations de pays développés ont souffert de rachats pour 160 millions.

Les produits cotés adossés aux matières premières (ETP) sont eux aussi restés relativement atones, les ETP sur l’or se contentant de 150 millions d’euros. Le pétrole n’a pas non plus fait l’objet de paris : les véhicules répliquant la performance du baril n’ont constaté des flux sortants qu’à hauteur de 6 millions.

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