Total a annoncé aujourd’hui qu’il visait désormais pour 2018 une croissance de sa production d’hydrocarbures proche de 8%, contre une hausse supérieure à 7% prévue auparavant. Le pétrolier français a également ajusté sa prévision d’investissements nets, qui devraient s'établir autour de 16 milliards de dollars (14 milliards d’euros), contre 16 à 17 milliards prévus précédemment. Bénéficiant d’une hausse des cours du pétrole brut, le groupe a vu son résultat net ajusté bondir de 48% au troisième trimestre, à 3,96 milliards de dollars, alors que les analystes attendaient en moyenne 3,75 milliards.
BASF a annoncé ce matin qu’il réfléchissait à un adossement ou à une cession pour ses activités dans la chimie du bâtiment car il considère que cette division n’a pas la taille suffisante pour résister seule à la concurrence sur le long terme. Cette division, qui fabrique des produits utilisés dans les matériaux de construction, a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 2,41 milliards d’euros et elle emploie environ 7.000 personnes. Le groupe allemand souhaite parvenir à un accord avec un partenaire dans le courant de l’an prochain, a déclaré le président du directoire, Martin Brudermüller.
Richemont et le groupe chinois du commerce en ligne Alibaba ont annoncé ce vendredi avoir signé un accord de partenariat afin de permettre aux plate-formes de vente sur Internet de Yoox Net-A-Porter (YNAP) d’accéder au marché chinois. Dans le cadre de cette alliance, YNAP, une filiale de Richemont, et Alibaba formeront une coentreprise qu’ils utiliseront pour lancer deux applications dédiées à la Chine. Alibaba fournira les infrastructures technologiques à cette joint-venture et YNAP apportera son portefeuille de plus de 950 marques de luxe, ont indiqué les deux parties.
Valeo s’effondrait de 20,7% à midi, après avoir à nouveau réduit ses prévisions financières pour les exercices 2018 et 2019 hier, à l’occasion de la publication hier soir de son chiffre d’affaires au troisième trimestre. Ce nouvel avertissement survient après celui du 25 juillet.
LafargeHolcim a relevé aujourd’hui sa prévision de chiffre d’affaires pour 2018 mais a abaissé son objectif de bénéfice annuel en raison d’une hausse de ses coûts. Le premier cimentier mondial s’attend désormais à un chiffre d’affaires annuel à périmètre comparable en croissance de 4% à 6%, contre une précédente fourchette de 3% à 5%. Le bénéfice avant impôts, intérêt, taxes, dépréciations et amortissements (Ebitda) sur l’ensemble de l’exercice est lui attendu en hausse de 3% à 5%, contre une augmentation d'«au moins 5%» prévue auparavant.
Electrolux, qui a abaissé ce matin ses prévisions de demande en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, prévoit également une hausse de ses coûts d’approvisionnement pour 2018 et 2019 en raison de l’impact négatif des matières premières, des droits de douane et des effets de change. Il affiche un bénéfice d’exploitation trimestriel en repli de 11,1% à 1,76 milliard de couronnes (170 millions d’euros), un niveau conforme au consensus des analystes qui l’attendaient à 1,75 milliard.
Faurecia a annoncé vendredi un projet d’acquisition de l'équipementier japonais Clarion, spécialisé notamment dans les divertissements embarqués, les solutions audio numériques et les systèmes d’aide à la conduite, pour 1,1 milliard d’euros, confirmant les informations du Nikkei parues la veille. L'équipementier automobile français, filiale de PSA, prévoit d’acquérir la participation de 63,8% détenue par Hitachi dans Clarion, pour ensuite lancer une offre publique d’achat (OPA) sur le solde des actions. Clarion entend recommander l’offre à ses actionnaires.
Le groupe de services parapétroliers veut lever 150 millions d'euros de nouveaux financements afin de faciliter la restructuration de sa dette, a appris L'Agefi.
L’armateur français fait barrage au danois DSV en offrant le même prix de 30 francs, mais souhaite que le logisticien suisse conserve un flottant significatif.
En grande difficulté, Debenhams a annoncé son projet de fermer 50 magasins, mettant ainsi en risque environ 4.000 emplois. Initialement, le groupe britannique de grands magasins prévoyait de fermer seulement 10 points de vente. Mais depuis l’annonce du plan de relance élaboré par Sergio Bucher, arrivé à la direction générale de Debenhams fin 2016, la situation s’est dégradée. Le groupe a essuyé une perte record de 491,5 millions de livres lors de l’exercice clos le 31 août.
Nokia a annoncé hier un nouveau programme de réduction des coûts après avoir fait état d’une baisse de 27% à 487 millions d’euros de son bénéfice d’exploitation trimestriel sur un an. L'équipementier télécoms finlandais a précisé qu’il visait des économies annuelles de l’ordre de 700 millions d’euros d’ici à la fin de l’exercice 2020. Le nombre d’emplois qui devrait être supprimé n’a pas été précisé. Le groupe doit boucler cette année un programme de réduction de coûts de 1,2 milliard d’euros, mis en oeuvre en 2016 à la suite de l’acquisition de son concurrent franco-américain Alcatel-Lucent.
Le Conseil d’Etat a annulé hier le décret de fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) pour faute de procédure - sans contester la décision politique de mettre à l’arrêt la centrale nucléaire d’ici à 2022. Le décret d’avril 2017 n’est pas valable dans la mesure où le gouvernement d’alors n’a pas attendu, comme il le devait, une demande formelle d’EDF avant de le signer. Les collectivités locales, dont la commune de Fessenheim, et certains syndicats avaient formé des recours qui ont in fine débouché sur cette décision. L’exécutif promet de mettre Fessenheim à l’arrêt d’ici à la fin du quinquennat sans forcément attendre, comme auparavant, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dans la Manche.
Toshiba envisage de liquider NuGen, l’entité chargée du projet de centrale nucléaire de Moorside en Grande-Bretagne, selon Reuters. Le groupe japonais s’oriente vers cette décision car il lui semble que les négociations pour trouver un acheteur traînent trop en longueur. L’arrêt de ce projet contraindrait la Grande-Bretagne à chercher des sources alternatives d’approvisionnement en énergie, alors que cette centrale devait couvrir 7% de ses besoins en électricité. Toshiba a déjà déprécié la valeur des actifs de NuGen, mais il continue d’injecter de l’argent pour maintenir le projet en vie.
L’action Twitter bondissait de 14,52% à 31,50 dollars en journée à Wall Street. Le groupe a vu son nombre d’utilisateurs mensuels reculer de 9% au troisième trimestre, dans un contexte de suppression des comptes inactifs. Mais il a dégagé davantage de revenus de cette base réduite. Les investisseurs saluent ainsi un chiffre d’affaires de 758 millions de dollars, contre 701 millions attendus par le consensus, et un résultat ajusté par action de 21 cents, contre un consensus de 14 cents. Le directeur financier du groupe, Ned Segal, a affirmé qu’il voyait «de nombreuses opportunités et un grand potentiel» dans la publicité associée aux recherches sur internet, un domaine auquel le groupe ne s’est pas encore sérieusement intéressé.
Vinci a décidé de séparer les fonctions de vice-président et d’administrateur indépendant. Le vice-président, Yves-Thibault de Silguy, sera en charge des missions de représentation du groupe, de relations avec les actionnaires et plus généralement d’assistance au président ; Il assure la présidence du comité Stratégie et RSE. L’administrateur référent indépendant, Yannick Assouad, directeur général du groupe Latécoère, veille au bon fonctionnement de la gouvernance au sein du conseil et présidera le comité des Nominations et de la Gouvernance.
Valeo a abaissé, pour la deuxième fois en trois mois, ses prévisions 2018, et table sur une croissance du chiffre d’affaires de 6% à taux de change constants, contre une prévision précédente d’environ 9%. Il anticipe par ailleurs une marge opérationnelle de 6,2% à 6,5%, qu’il prévoyait juste légèrement inférieure aux 7,8% de 2017, et une génération de free cash flow libre de 120 à 150 millions d’euros, et non plus autour du niveau de 2017 (278 millions). Valeo a chiffré à 210 millions d’euros l’impact du contexte difficile au second semestre sur ses marges, avec les normes WLTP, la Chine mais aussi la hausse des prix des matières premières. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe est ressorti à 4,49 milliards d’euros, en hausse de 4% en données publiées, en croissance de 5% à taux de change constants et en baisse de 1% à périmètre et changes constants. Ce chiffre est légèrement inférieur au consensus Inquiry Financial/Reuters qui donnait 4,56 milliards.
Le bénéfice d’American Airlines a quasiment baissé de moitié au troisième trimestre. Tout en confirmant sa prévision d’un bénéfice annuel compris entre 4,50 et 5 dollars par action, la compagnie a annoncé hier qu’elle allait supprimer des liaisons non rentables.Ses dépenses en carburant ont bondi de 42% au cours du trimestre et son bénéfice net a chuté à 341 millions de dollars (299 millions d’euros), soit 74 cents par action, contre 661 millions de dollars (1,36 dollar/action) un an plus tôt.
Le Conseil d’Etat a annulé ce jeudi le décret de fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) en raison d’une faute de procédure qui ne remet pas en cause la décision politique de mettre à l’arrêt la centrale nucléaire d’ici à 2022. Selon la plus haute juridiction administrative, le décret d’avril 2017 n’est pas valable dans la mesure où le gouvernement d’alors n’a pas attendu, comme il le devait, une demande formelle d’EDF avant de le signer. Les collectivités locales, dont la commune de Fessenheim, et certains syndicats avaient formé des recours qui ont in fine débouché sur la décision d’aujourd’hui.
Le bénéfice d’American Airlines a quasiment baissé de moitié au troisième trimestre avec la hausse du prix du carburant et le passage de l’ouragan Florence sur l’est des Etats-Unis, qui a contraint la première compagnie aérienne américaine à annuler environ 2.100 vols en septembre. Tout en confirmant sa prévision d’un bénéfice annuel compris entre 4,50 et 5 dollars par action, elle a annoncé aujourd’hui qu’elle allait réduire ses capacités, supprimer des liaisons non rentables et reporter la réception de nouveaux avions afin de faire des économies.
L’action Twitter bondissait de 17% à 32,14 dollars peu après l’ouverture à Wall Street . Le groupe a vu son nombre d’utilisateurs mensuels reculer de 9% au troisième trimestre, dans un contexte de durcissement réglementaire en Europe et de suppression des comptes inactifs. Mais le réseau social est parvenu à dégager davantage de revenus de cette base réduite.
En grande difficulté, Debenhams a annoncé son projet de fermer 50 magasins, mettant ainsi en risque environ 4.000 emplois. Initialement, le groupe britannique de grands magasins prévoyait de fermer seulement 10 points de vente. Mais depuis l’annonce du plan de relance élaboré par Sergio Bucher, arrivé à la direction générale de Debenhams fin 2016, la situation s’est dégradée. Le groupe a essuyé une perte record de 491,5 millions de livres lors de l’exercice clos le 31 août.
Toshiba envisage de liquider NuGen, l’entité chargée du projet de centrale nucléaire de Moorside en Grande-Bretagne, ont déclaré à Reuters deux sources directement informées du dossier. Le groupe japonais s’oriente vers cette décision car il lui semble que les négociations pour trouver un acheteur traînent trop en longueur. L’arrêt de ce projet contraindrait la Grande-Bretagne à chercher des sources alternatives d’approvisionnement en énergie alors que cette centrale devait couvrir 7% de ses besoins en électricité.
Le cours de l’action ABB est tombé jeudi matin à un creux de plus de deux ans après la publication de résultats trimestriels marqués par une faiblesse du chiffre d’affaires et des commandes. Le chiffre d’affaires à périmètre comparable a progressé de 3% à 9,26 milliards de dollars, contre une prévision de 9,34 milliards de dollars. Les commandes s'élèvent à 8,94 milliards de dollars alors que les analystes de la Banque cantonale de Genève attendaient 9,18 milliards.
L’action WPP perdait plus de 20% jeudi matin à la Bourse de Londres après la révision à la baisse des projections annuelles du groupe publicitaire britannique et la publication de résultats décevants au titre du troisième trimestre, qui soulignent les enjeux auxquels est confronté son nouveau directeur général Mark Read. WPP prévoit désormais une baisse organique de 0,5% à 1% de son revenu net en 2018. Auparavant, WPP anticipait une évolution similaire à celle observée au premier semestre, à savoir une croissance organique du revenu de 1,6% et une hausse organique de 0,3% du revenu net. Au troisième trimestre, le revenu net s’est contracté de 1,5% sur une base organique, alors que les analystes anticipaient une hausse de 0,4%. Le revenu total a diminué de 0,8%, à 3,76 milliards de livres sterling (4,25 milliards d’euros).
Le premier brasseur mondial a divisé par deux son dividende, en déclarant se concentrer jeudi sur le remboursement de sa dette plutôt que la rémunération de ses actionnaires. Le groupe belge, fabricant des bières Budweiser, Stella Artois et Corona, a précisé qu’il verserait un dividende total de 1,80 euro par action pour l’exercice 2018. Cela lui permettra d'économiser environ 4 milliards de dollars, destinés à rembourser une partie de la dette du groupe, qui s'élève à 108,8 milliards de dollars (95,3 milliards d’euros) à la suite du rachat en 2016 de SABMiller. L’action AB InBev chutait de près de 10% dans la matinée.