L’agence de notation financière S&P Global Ratings a annoncé jeudi qu’elle relevait la note de crédit du groupe de services numériques Capgemini de BBB à BBB+, avec une perspective stable. Cette décision reflète l’amélioration continue des revenus et de la marge du groupe au cours des dernières années, ainsi que sa capacité à maintenir une solide performance financière, même en période de ralentissement économique et malgré une pression accrue sur les prix dans un environnement très concurrentiel, a souligné l’agence.
La décision du groupe d’aéronautique canadien Bombardier de vendre son site de Belfast, qui produit les ailes des avions Airbus A220, oblige le groupe aéronautique européen à examiner ses options. Ce processus en est à ses premières étapes, a indiqué jeudi le président du comité exécutif d’Airbus, Guillaume Faury. Le dirigeant n’a pas confirmé qu’Airbus songeait à acheter cette activité. Airbus fabrique en interne les ailes de ses autres avions. Le groupe aéronautique européen a déjà repris l’an dernier à Bombardier le contrôle du programme C-Series de Bombardier, renommant l’avion A220. Bombardier avait de son côté annoncé le 2 mai sa volonté de céder ses activités d’aérostructures en Irlande du Nord et au Maroc.
L’assemblée générale (AG) des actionnaires d’EDF a reconduit Jean-Bernard Lévy dans ses fonctions de PDG. C’est la première fois depuis les mandats de Marcel Boiteux, qui a été président jusqu’en 1987, qu’un dirigeant effectuera plus d’un mandat à la tête de l'électricien public. L’Etat détient 83,66% du capital du groupe.
La France n’a pas pour objectif d’interdire l'équipementier télécoms chinois Huawei, comme l’ont fait les Etats-Unis, a déclaré jeudi Emmanuel Macron à l’occasion du salon Vivatech organisé à Paris. «Pour la 5G par exemple et beaucoup d’innovations, nous sommes extrêmement attentifs au sujet de l’accès aux technologies essentielles pour préserver notre sécurité nationale», a indiqué le président en réponse à une question sur Huawei et la décision prise mercredi par son homologue américain Donald Trump.
Arkema a annoncé jeudi son projet d’acquérir la société américaine ArrMaz, acteur majeur des tensioactifs de spécialités, sur la base d’une valeur d’entreprise de 570 millions de dollars, soit 508,5 millions d’euros. «L’acquisition d’ArrMaz, entreprise résiliente, profitable et à faible intensité capitalistique, s’inscrit pleinement dans l’ambition long-terme d’Arkema de réaliser plus de 80% de son chiffre d’affaires dans les activités de spécialités en 2023», a indiqué le chimiste dans un communiqué.
Bouygues a confirmé jeudi ses perspectives pour 2019, après avoir réduit sa perte opérationnelle courante au premier trimestre par rapport à la même période de 2018, grâce aux solides performances de ses filiales Bouygues Télécom et TF1. «Comme chaque année, les résultats du groupe au premier trimestre ne sont pas représentatifs de l’année du fait principalement de la forte saisonnalité chez Colas», a expliqué le groupe familial dans un communiqué.
Le cours de l’action Thomas Cook dégringole jeudi matin de plus de 15% à la Bourse de Londres, alors que le voyagiste a prévenu que les incertitudes économiques et politiques affecteraient ses bénéfices cet été. Les pertes du premier voyagiste européen se sont creusées à 245 millions de livres (280 millions d’euros) au premier semestre, clos le 31 mars, en raison notamment d’une dépréciation de la survaleur de 1,104 milliard de livres liée à la fusion avec MyTravel en 2007.
Si l’AG d’EssilorLuxottica a été calme après le récent accord de gouvernance, les actionnaires ont fortement contesté les rémunérations des dirigeants : 57,57% pour Leonardo Del Vecchio, 58,11% pour Hubert Sagnières et 58,30% pour Laurent Vacherot. La politique de rémunération pour 2019 n’a obtenu que 69,45%
Pour Thierry Dallard, président du directoire de la Société du Grand Paris, bien plus qu’un projet de transport, c’est un levier d’aménagement du territoire.
C’est le montant, en milliards de dollars, de l’émission obligataire réalisée la semaine dernière par Bristol-Myers Squibb. Il s’agit du placement obligataire le plus important depuis le début de l’année dans le monde, et la plus grosse opération depuis l’émission de 27 milliards de dollars de Comcast pour le rachat de Sky en octobre 2018. L’opération vise à refinancer une partie du prêt relais d’un montant de 33,5 milliards mis en place par BMS pour l’acquisition de Celgene. Le groupe a déjà obtenu 8 milliards de crédits bancaires. Les neuf tranches obligataires ont des maturités d’un an et demi à 30 ans pour des coupons de 2,55 % à 4,25 % pour les sept tranches à taux fixe.
DOUBLE JEU A l’issue d’une bataille boursière, Occidental Petroleum, OXY, a emporté la mise sur Anadarko pour 38 milliards de dollars, contre 33 milliards pour Chevron, après avoir massivement augmenté la partie cash de son offre. Grâce au soutien de Warren Buffet, qui va investir 10 milliards dans OXY pour l’aider à acquérir Anadarko, l’offre en cash représente plus de 80 % du montant total de l’opération, permettant à OXY de s’affranchir d’un vote
Avril est le mois le plus cruel pour les patrons de groupes financiers dont les juteux émoluments dépassent de beaucoup les performances, et mai n’est guère plus clément. La saison des assemblées générales est marquée cette année encore par plusieurs frondes, à commencer par celle qui a valu aux hauts dirigeants d’UBS un refus de quitus de gestion et un sérieux coup de semonce quant à leur rémunération. Une telle décision, rarissime, traduit bien la lassitude d’actionnaires. Ils ont la fâcheuse impression que, dans la banque, le partage de la valeur entre propriétaires, clients et salariés se fait toujours au profit des mêmes.
La parole à… Séverin Cabannes, Directeur général délégué en charge des activités de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (GBIS) de la Société Générale.
Le président Donald Trump a signé mercredi un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser du matériel de télécommunication fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale. Ce décret revient à interdire aux groupes américains de faire affaire avec le chinois Huawei Technologies. Il est pris en application de la loi «International Emergency Economic Powers», qui donne au président le pouvoir de réglementer le commerce face à une situation d’urgence nationale menaçant les États-Unis. Les Etats-Unis estiment que les équipements de Huawei pourraient servir à des activités d’espionnage de la Chine. Ils exhortent leurs alliés, notamment en Europe, à ne pas s’appuyer sur le groupe chinois pour le déploiement du réseau mobile 5G.
PSA a lancé mercredi «Spoticar», un nouveau label multimarques regroupant ses huit réseaux actuels de véhicules d’occasion afin d’accélérer le développement de cette activité complémentaire de la vente de véhicules neufs. Ce label unique, qui se déploiera dans onze pays européens avant la fin de l’année, remplacera notamment «Peugeot Occasion du Lion», «Citroën Select» ou encore «Opel Sélection». A côté de Spoticar, le label «DS Certified» est conservé pour la marque haut de gamme du constructeur français.
Telecom Italia serait ravi de partager les coûts d’acquisition des fréquences mobiles de nouvelle génération (5G) avec d’autres opérateurs comme Iliad, en plus de l’accord déjà conclu avec Vodafone, a déclaré mercredi l’administrateur délégué du groupe italien. Par ailleurs, les discussions entre Telecom Italia et Open Fiber sur une possible fusion de leurs réseaux à haut débit sont «assez avancées», a fait savoir le dirigeant.
Le Printemps prévoit d’ouvrir des magasins à l'étranger en 2021, dans le cadre d’un ambitieux plan de développement. Le groupe de grands magasins compte porter son chiffre d’affaires à 3,5 milliards d’euros d’ici à 2030, contre 1,7 milliard aujourd’hui, grâce au digital, à de nouvelles offres, et à son expansion internationale, a déclaré à la presse mercredi Paolo de Cesare, président du Printemps. Propriété du Qatar depuis 2013, après avoir fermé en 2017 à Tokyo son dernier magasin à l'étranger, Le Printemps ouvrira à Doha, capitale du Qatar, un magasin de 30.000m² dans un immense complexe immobilier, et un autre à Milan en Italie. Cinq à dix magasins devraient suivre, à l'étranger.
L’Etat français et British Steel ont débloqué les premiers fonds nécessaires à la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) par le sidérurgiste britannique, a annoncé mercredi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. Bercy a débloqué 15 millions d’euros, et British Steel 5 millions. Le versement de ces sommes avait été fixé comme préalable pour la reprise d’Ascoval et de ses 280 salariés. Le groupe britannique et le gouvernement français s’emploient depuis mardi à rassurer les salariés d’Ascoval, à la suite d’informations selon lesquelles le groupe britannique était en difficulté.
La société de cybersécurité CrowdStrike a déposé des documents préliminaires en vue de son introduction en Bourse. Elle a été valorisée à 3 milliards de dollars lors d’une levée de fonds de 200 millions de dollars l’an dernier. Ses principaux actionnaires sont la société de capital-investissement Warburg Pincus, la société de capital-risque Accel, le fonds d’investissement CapitalG, qui appartient à Alphabet (Google), et George Kurtz, l’un des fondateurs et actuel directeur général de la société. Ils conserveraient le contrôle de l’entreprise via des actions de classe B qu’ils détiennent. Les actions de classe A seraient vendues aux investisseurs. CrowdStrike n’est pas encore bénéficiaire, mais son chiffre d’affaires a doublé à 250 millions de dollars pour son exercice clos le 31 janvier 2019.
Uber Technologies clôturait en hausse de 3,15% à 41,20 dollars mercredi, suite à la publication d’un rapport d’experts concluant que les chauffeurs du groupe doivent être considérés comme des sous-traitants indépendants et non comme des salariés. Ce qui pourrait les empêcher de se syndiquer. Le titre avait déjà pris 7,71% en séance mardi. Les experts du National Labor Relations Board (NLRB), l’une des principales autorités fédérales en matière de droit social aux Etats-Unis, arguent du fait que les chauffeurs du numéro un mondial des VTC fixent eux-mêmes leurs horaires, sont propriétaires de leur véhicule et sont libres de travailler pour les concurrents de l’entreprise.
Le groupe Sequana, propriétaire du papetier Arjowiggins dont l’une des usines sarthoises a été liquidée et l’autre partiellement cédée, a annoncé mercredi avoir été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Cette décision «résulte de l’impossibilité pour Sequana, à la suite de l’arrêt rendu par la cour d’appel de Londres dans le litige l’opposant au groupe BAT Industries, de présenter un plan de redressement permettant d’apurer le passif dont elle doit tenir compte», a expliqué le groupe dans un communiqué.
L'éditeur français de jeux vidéo Ubisoft a réalisé 100 millions d’euros de bénéfice net sur un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros pour son exercice décalé 2018-2019, clos au 31 mars, après application des nouvelles normes comptables, sans comparaison possible avec l’exercice précédent, d’après un communiqué publié mercredi. En termes de revenus, le groupe met en avant ses réservations nettes, à 2,029 milliards d’euros, contre les 2,05 milliards attendus. Pour 2019-2020, le groupe vise un net bookings d’environ 2,18 milliards d’euros et un résultat opérationnel non-IFRS d’environ 480 millions.
Telecom Italia serait ravi de partager les coûts d’acquisition des fréquences mobiles de nouvelle génération (5G) avec d’autres opérateurs comme Iliad, en plus de l’accord déjà conclu avec Vodafone, a déclaré aujourd’hui l’administrateur délégué du groupe italien. «Nous allons nous voir avec Iliad tout comme nous voyons habituellement tous les opérateurs et nous espérons trouver des points de convergence», a souligné Luigi Gubitosi. Par ailleurs, les discussions entre Telecom Italia et Open Fiber sur une possible fusion de leurs réseaux à haut débit sont «assez avancées», a fait savoir le dirigeant.
Le groupe chinois de distribution en ligne a dégagé au quatrième trimestre de son exercice 2018-2019, clos le 31 mars dernier, un chiffre d’affaires en hausse de 51% à 93,50 milliards de yuans (11,9 milliards d’euros), contre 91,58 milliards attendus par le consensus. Son bénéfice net a atteint 25,83 milliards de yuans sur le trimestre écoulé, contre 7,56 milliards un an auparavant. Alibaba réalise l’essentiel de son activité sur ses deux sites de commerce électronique Taobao et Tmall, mais il a récemment lancé une offensive dans l’informatique dématérialisée (cloud), dont les revenus ont bondi de 76% sur le trimestre. Il prévoit un chiffre d’affaires supérieur à 500 milliards de yuans sur l’exercice clos fin mars 2020, en croissance de 33% sur un an.