Oracle a publié hier soir des résultats trimestriels meilleurs que prévu grâce au développement de ses activités d’informatique dématérialisée. L'éditeur de logiciels a fait état d’un bénéfice net de 2,21 milliards de dollars (1,86 milliard d’euros) sur son premier trimestre clos le 31 août, soit 52 cents par action, contre 1,83 milliard (43 cents/action) un an plus tôt. Sur une base ajustée, le résultat par action ressort à 62 cents, soit 2 cents de plus que le consensus. Le chiffre d’affaires a atteint 9,21 milliards de dollars contre 8,59 milliards un an plus tôt, dépassant là aussi les attentes.
La filiale bancaire de l’avionneur européen a annoncé hier dans un communiqué la nomination, par son conseil de surveillance, de Jürgen Wienes comme nouveau directeur d’Airbus Bank. Cette nomination était effective au 1er septembre. Franz Plesser, qui était à la tête de la banque depuis qu’Airbus l’avait achetée en décembre 2014, quittera l’établissement à la fin de ce mois.
Orange et Netflix ont annoncé ce jeudi avoir renouvelé leur accord, noué en octobre 2014, portant sur la distribution des contenus du groupe américain de services de vidéo en ligne auprès des clients TV de l’opérateur télécoms français. Dans un communiqué, les deux groupes précisent que ce partenariat a été élargi à tous les 29 pays où est présent Orange en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.
L’influente branche régionale d’IG Metall en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a donné aujourd’hui une première indication sur la teneur des négociations salariales qui doivent prochainement s’ouvrir en Allemagne en réclamant une hausse de 6% des salaires et le droit pour certaines catégories de salariés à bénéficier d’une réduction du temps de travail. Au niveau national, IG Metall avait demandé une revalorisation salariale de 5% lors du dernier cycle de négociations début 2016, qui a finalement débouché sur une hausse des salaires de 2,8% au 1er juillet 2016 puis encore de 2% au 1er avril 2017.
Le fonds d’investissement Yacktman Asset Management a apporté jeudi son soutien à l’entrée de Nelson Peltz, cofondateur de Trian Fund Management, au conseil d’administration de Procter & Gamble (P&G) et il a critiqué le géant américain des produits de grande consommation pour avoir engagé un combat « coûteux » contre l’investisseur activiste. Nelson Peltz, dont le fonds est le cinquième actionnaire de P&G, bataille pour tenter d’obtenir un siège au conseil d’administration du groupe propriétaire des couches Pampers et de la lessive Ariel. Yacktman Asset Management dit posséder pour 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) d’actions P&G et justifie son soutien à Nelson Peltz par l’expérience de ce dernier dans le secteur des produits de consommation et par le montant de sa participation.
L’Etat français va probablement réduire sa participation de 23% dans Orange , a déclaré jeudi lors d’un déplacement à Varsovie Gervais Pellissier, directeur général délégué de l’opérateur télécoms français, chargé des opérations en Europe. Il a ajouté déclaré qu’Orange ne prévoyait pas d’acquisitions en Europe à court terme. Le gouvernement français a fait part de son intention de céder un portefeuille de participations afin d’alimenter un fonds de 10 milliards d’euros dédié aux investissements dans les technologies innovantes. Il a cédé début septembre 4,15% du capital d’Engie pour 1,53 milliard d’euros.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé à Vivendi de lui expliquer en détail les raisons pour lesquelles le groupe de médias français estime ne pas détenir le contrôle de fait de l’opérateur Telecom Italia, comme l’affirme le gendarme des marchés financiers italien, a déclaré jeudi une porte-parole. La Consob, l’alter ego italien de l’AMF, a jugé mercredi que Vivendi contrôlait de fait l’opérateur historique dont il est le premier actionnaire avec 24% du capital. Vivendi a formellement contesté cet avis et a annoncé son intention de faire appel.
L ‘Arabie saoudite devrait lancer dès le mois d’octobre un appel d’offres pour la construction de ses premières centrales nucléaires et elle va prendre contact avec des fournisseurs potentiels comme la France, la Corée du Sud et la Chine, indique Reuters de sources industrielles. Le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, souhaite lancer en 2018 la construction de deux centrales d’une capacité totale de 2,8 gigawatts. L’Arabie saoudite serait ainsi le deuxième pays du monde arabe, après les Emirats arabes unis, à opter pour le nucléaire afin de diversifier ses sources d'énergie. La première centrale des Emirats devrait entrer en fonctionnement en 2018 après des retards.
Hermès a enregistré des résultats en forte progression au premier semestre 2017. Le résultat opérationnel du groupe de luxe a augmenté de 13% à 931 millions d’euros, soit une marge record de 34,3%, contre 33,9% un an plus tôt. La marge bénéficie à hauteur de 1 point de l’impact favorable non récurrent des couvertures de change sur les premiers mois de l’année. Aussi, cette performance « ne peut être extrapolée sur l’ensemble de l’année 2017 », prévient Hermès. D’ailleurs, Axel Dumas, gérant du groupe, prévient que le renchérissement de l’euro face au dollar n’aura pas d’effet sur les résultats 2017, compte tenu des couvertures, mais pèsera sur la rentabilité de 2018. Le bénéfice net semestriel progresse de 11% à 605 millions d’euros.
Autoliv a annoncé jeudi matin qu’il procèderait à un examen stratégique de ses activités dans le but de se scinder éventuellement en deux entités autonomes. L'équipementier automobile suédois voudrait créer deux sociétés cotées: l’une axée sur la sécurité passive, les airbags par exemple, et l’autre sur l'électronique, où l’on retrouverait les produits liés aux radars et les logiciels de conduite assistée. «Durant la dernière décennie, notre division Electronique a crû et atteint un stade de maturité proche de notre division Sécurité passive, un leader mondial, et nous avons aujourd’hui deux divisions distinctes qui réussissent, chacune dotée de ses propres paramètres d’activité», explique le directeur général Jan Carlson dans un communiqué, avant une présentation aux investisseurs à Francfort. «Nous pensons qu’il est temps de les laisser toutes deux maximiser leur potentiel chacune de leur côté». Autoliv ajoute toutefois que rien de garantit que cet examen aboutisse à une quelconque opération et dit aussi qu’une procédure de scission prendrait autour d’une année à se réaliser.
L’action Soitec réalise jeudi matin la plus forte hausse du SBF 120 à la Bourse de Paris à la suite de l’annonce par le fabricant de plaques de silicium du lancement d’une ligne pilote de production dans son usine de Singapour. En fin de matinée, le cours progressait de 9,91% à 50,12 euros. Cette ligne de production pilote constitue la première étape vers la fabrication de plaques de FD-SOI à Singapour et l’approvisionnement du marché mondial des semi-conducteurs à partir de différents sites de production. «Notre décision de lancer cette ligne de fabrication du FD-SOI à Singapour ainsi que la décision que nous avons déjà prise concernant l’augmentation des capacités de production de FD-SOI dans notre usine en France s’appuient sur la demande de nos clients directs», a déclaré le directeur général, Paul Boudre, dans un communiqué. «A Singapour, nous prévoyons d’obtenir les qualifications par les clients de la ligne au premier semestre de 2019, puis d’augmenter la capacité en fonction de l’engagement du marché», a ajouté le dirigeant. Le lancement de cette ligne pilote représente un investissement de 40 millions de dollars (33,6 millions d’euros) pour Soitec.
Le ciel européen pourrait connaître une nouvelle concentration. Ryanair a annoncé ce matin finaliser une offre contraignante sur Alitalia, la compagnie aérienne italienne en difficultés financières. Selon le groupe irlandais, l’offre permettra à Alitalia de conserver sa marque et ses liaisons long-courriers et elle prévoit une refonte de la flotte de court-courriers. «Il faudra commander de nouveaux avions auprès de Boeing ou d’Airbus», a indiqué à Reuters Michael O’Leary, le directeur général de Ryanair, précisant que son groupe préfère acheter que louer les appareils, à la différence de ce que fait Alitalia. Michael O’Leary a dit également vouloir préserver les emplois des pilotes et des équipages mais il a prévenu que leurs contrats seraient alignés sur ceux de Ryanair.
Le président exécutif d’ATR, Christian Scherer, a regretté hier que le protectionnisme chinois freine son essor dans un marché qu’il évalue à au moins 300 turbopropulseurs sur la décennie à venir. La coentreprise à parité entre Airbus et Leonardo, qui produit 80 avions par an, ne parvient toujours pas à obtenir la certification de l’ATR 72-600 en Chine, pourtant peu différent du modèle précédent, l’ATR 72-500 déjà en exploitation dans le pays. Pékin renâcle à certifier l’ATR afin de faire pression sur la Commission européenne pour qu’elle certifie ses propres avions, a-t-il expliqué.
Le gouvernement libéral-démocrate de Rhénanie du Nord-Westphalie, où Thyssenkrupp a son siège, est désormais favorable à la fusion des activités européennes du géant de la sidérurgie avec celles de l’indien Tata Steel. Le précédent gouvernement, réunissant Sociaux-Démocrates et Verts, avait critiqué ce projet en mettant en avant le risque d’une perte d’influence sur les décisions de l’entreprise. Le conseil de surveillance de Thyssenkrupp se réunit le 24 septembre pour étudier le projet défendu par le président du directoire, Heinrich Hiesinger.
EasyJet va proposer des services de correspondance avec des vols long-courriers vers les Etats-Unis et d’autres destinations, étendant le réseau de villes où pourront se rendre les passagers internationaux avec un seul billet d’avion. La compagnie low-cost, qui s’est associée à WestJet Airlines et Norwegian Air, a déclaré être en discussion avec des compagnies d’Asie et du Moyen-Orient pour développer ce service. Ce service sera déployé dans un premier temps à Gatwick. EasyJet compte ensuite l'étendre aux aéroports de Milan-Malpensa, Genève, Barcelone, Amsterdam-Schiphol et Paris Charles de Gaulle.
South African Airways a annoncé hier le retrait de cinq avions de sa flotte et une réduction de 23% du nombre de ses vols d’ici la fin de l’année dans le cadre d’une restructuration destinée à redresser sa situation financière. La compagnie déficitaire a reçu en juillet de l’argent public pour rembourser des dettes, en sus de 20 milliards de rands (1,3 milliard d’euros) de garanties de l’Etat sud-africain pour préserver sa solvabilité. Le gouvernement a dit en août envisager de la renflouer à hauteur de 13 milliards de rands afin de l’aider à rester en activité.
Tobam, société de gestion quantitative avec 8,5 milliards de dollars sous gestion, vient de nommer Frédéric Jamet responsable du trading and co-directeur de la recherche. Ce dernier renforce l’expertise de Tobam dans la gestion factorielle et smart beta. Dans le cadre de ses fonctions, il prend en charge toutes les activités de trading actions, obligataires, forex et multi-asset de Tobam. «En tant que co-directeur de la recherche, il participe aux travaux de recherche fondamentale, destinés à approfondir les fondements théoriques de l’approche Maximum Diversification», ajoute le gérant. Il est basé à Paris, en charge d’équipes situées à Paris et Dublin.
JPMorgan a augmenté sa part au capital d’Ubisoft dont elle contrôle indirectement 11,33% via plusieurs instruments financiers, devenant virtuellement son troisième actionnaire derrière Vivendi et la famille fondatrice. Selon un avis de l’Autorité des marchés financiers publié hier, la banque américaine a franchi le 7 septembre le seuil des 10% du capital et contrôle à présent 10,33% des droits de vote, principalement via des contrats à terme à la vente et à l’achat. Selon Ubisoft, la montée de JPMorgan n’aura pas d’incidence sur l’assemblée générale du 22 septembre. L’an dernier, dans les mêmes conditions, JPMorgan n’avait pas participé au vote en AG.
Le directeur général du groupe brésilien JBS spécialisé dans la viande, Wesley Batista, a été interpellé hier par la police qui le soupçonne, avec son frère cadet, Joesley, de délit d’initiés. Joesley Batista est en détention provisoire depuis dimanche. Cette affaire de délit d’initiés autour de JBS et des Batista fait suite à une enquête de la commission de régulation des marchés, la CVM, sur des transactions effectuées par les deux frères avant un arrangement conclu entre eux et la justice moyennant leur témoignage.
S'estimant lésés par rapport aux autres créanciers, ces obligataires ont déposé un recours auprès du tribunal de commerce de Paris pour faire annuler le plan.
Zodiac Aerospace a annoncé hier une chute organique de 16,4% du chiffre d’affaires trimestriel de sa branche de sièges, dont les retards de livraisons ont provoqué des avertissements à répétition. Sur l’ensemble de l’exercice clos le 31 août, il enregistre un chiffre d’affaires global en repli organique de 2% à 5,13 milliards d’euros, légèrement inférieur au consensus. Le groupe a toutefois confirmé son objectif de résultat opérationnel annuel courant, abaissé fin avril à 200-220 millions.
Donald Trump a bloqué hier soir le rachat d’un fabricant américain de semi-conducteurs par un fonds de capital-investissement financé en partie par des capitaux chinois en raison de ses implications potentielles dans des applications militaires. Canyon Bridge Capital Partners prévoyait de reprendre Lattice Semiconductor pour 1,3 milliards de dollars (1,1 milliard d’euros). L’offre avait été dévoilée en novembre. Dans un décret présidentiel, Donald Trump ordonne à Lattice et Canyon Bridge de « prendre toutes les mesures nécessaires pour abandonner totalement et définitivement la transaction proposée ». La décision du président américain, conforme à l’avis de la Commission des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), intervient à un moment sensible de l’histoire des relations entre la Chine et les Etats-Unis, marquées par des tensions sur le commerce et des incompréhensions sur la crise nord-coréenne.
Afin de permettre la clôture de l’enquête pour un délit d’initiés visant le président du directoire Carsten Kengeter, l’opérateur boursier allemand a annoncé hier soir avoir accepté de payer une amende d’un montant total de 10,5 millions d’euros, avalisant ainsi la proposition qui lui avait été faite mi-juillet par le procureur général de Francfort. Le groupe exprime cependant son désaccord avec ces accusations portées à l’occasion de sa fusion depuis lors avortée avec le London Stock Exchange (LSE).
Faurecia a annoncé hier la signature d’un accord avec le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), pour développer ensemble une pile à combustible pour l’automobile. Cet accord de cinq ans porte sur un programme de recherche et développement, qui doit déboucher sur la production en série et la commercialisation d’une pile à combustible haute performance répondant aux attentes de l’industrie automobile.
Le client finlandais du fabricant de centrales nucléaires a saisi la justice européenne, craignant que les ressources d'Areva SA ne suffisent pas à tenir ses engagements.
Michelin n’exclut pas de réaliser d’autres acquisitions dans le fooding pour accélérer la croissance de son activité guides et cartes, rebaptisée expérience de mobilité. Le fabricant de pneumatiques veut tripler le chiffre d’affaires de cette branche entre 2016 et 2020. «Nous ne le ferons pas tout seul, nous avons besoin d’acquérir un certain nombre de compétences et de parts de marché», a déclaré hier à Reuters Claire Dorland-Clauzel, directrice générale du développement durable, des marques et du guide Michelin lors du salon de l’automobile de Francfort.
Tobam, société de gestion quantitative avec 8,5 milliards de dollars sous gestion, vient de nommer Frédéric Jamet responsable du trading and co-directeur de la recherche. Frédéric Jamet renforce l’expertise de Tobam dans la gestion factorielle et smart beta. Dans le cadre de ses fonctions, ilprend en charge toutes les activités de trading actions, obligataires, forex et multi-asset de Tobam. «En tant que co-directeur de la recherche, il participe aux travaux de recherche fondamentale, destinés à approfondir les fondements théoriques de l’approche Maximum Diversification», ajoute le gérant. Il est basé à Paris, en charge d’équipes situées à Paris et Dublin.