La France et d’autres pays veulent modifier le projet d’accord rédigé par les négociateurs européens et britanniques, qui a déclenché jeudi une crise politique au Royaume-Uni, pour davantage protéger leurs pêcheurs, ont dit des sources européennes. Outre la France, le Danemark, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal notamment veulent le modifier. Les eaux britanniques, très riches en poisson, sont actuellement accessibles aux autres membres de l’Union européenne grâce à des accords prévoyant des quotas. Le Royaume-Uni souhaite reprendre le contrôle total de ses eaux à la faveur du Brexit. Le projet d’accord ne tranche pour l’instant pas définitivement cette question.
Conseillée par SG Real Estate Advisory, AEW, l'étude Cheuvreux, les cabinets Allen & Overy, Fidal et Mazars, Société Générale Insurance a fait l’acquisition de la Tour Pacific auprès de Tishman Speyer et l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public («Investissements PSP»). Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Tishman Speyer et Investissements PSP ont quant à eux été conseillés par l'étude Allez & Associés et le cabinet De Pardieu Brocas Maffei. En 2013, Investissements PSP et Tishman Speyer avaient acquis cet immeuble de bureaux d’une superficie d’environ 53 000 m², situé à Paris La Défense. D’importants travaux de rénovation ont permis de transformer cette tour de bureaux de 20 ans en un immeuble moderne et fonctionnel. De nouveaux baux ont été signés pour environ 50.000 m² auprès d’une trentaine de locataires. La Tour Pacific présente notamment un espace lounge, un centre de conférence et un espace de fitness. Le bâtiment dispose également de très bons accès aux transports publics (métro, RER, trains, bus et tramway). L’immeuble est certifié HQE (Haute Qualité Environementale) Exploitation Excellent et Wired Platinum. AB.
Selon Douglas Charleston, gérant de portefeuille au sein de l'équipe asset backed securities (ABS) chez TwentyFour Asset Management, une filiale britannique de Vontobel, le Brexit impactera peu les titres adossés à des créances hypothécaires résidentiels au Royaume-Uni.
Saudi Aramco discute avec des banques afin de s’assurer du financement d’Amiral, un projet pétrochimique de 5 milliards de dollars (4,43 milliards d’euros) que la compagnie pétrolière publique saoudienne veut développer avec Total, selon Reuters qui cite cinq sources au fait de discussions. Le pétrolier saoudien veut accroître ses investissements dans le raffinage et la pétrochimie afin de réduire sa dépendance à l'égard du brut sur fond de ralentissement de la demande de pétrole.
L’excédent commercial de la zone euro a diminué en septembre par rapport au mois précédent, a annoncé aujourd’hui Eurostat. En données corrigées des variations saisonnières, il s'établit à 13,4 milliards d’euros contre 16,8 milliards en août, avec des exportations en baisse de 1,6% d’un mois sur l’autre, et des importations en progression de 0,2%. En données brutes, l’excédent commercial ressort à 13,1 milliards d’euros, en net recul sur les 25,3 milliards dégagés un an auparavant.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé de façon inattendue aux Etats-Unis dans la semaine au 10 novembre, à 216.000 contre 214.000 la semaine précédente, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Les inscriptions dans trois grands Etats ne reposent toutefois que sur des estimations en raison de la journée fériée lundi du Veteran’s Day, ce qui pourrait avoir influencé la statistique.
La livre sterling, les rendements des gilts et les valeurs bancaires les plus exposées au Royaume-Uni chutent jeudi, en réaction à des démissions en série au sein du gouvernement britannique liées au projet d’accord sur le Brexit annoncé hier soir par la Première ministre Theresa May.
La croissance des ventes au détail a ralenti en octobre à son rythme le plus faible depuis six mois, un temps doux ayant freiné les achats de vêtements d’hiver et le consommateur britannique ayant réduit ses dépenses après avoir beaucoup dépensé durant l'été. En rythme séquentiel, les ventes ont baissé de 0,5% en volume par rapport à septembre, alors que le consensus attendait une hausse de 0,2%. En glissement annuel, elles ont augmenté de 2,2% après +3,3% en septembre, le pourcentage le plus faible depuis avril. Les économistes anticipaient une hausse de 3,0% le mois dernier, identique à la première estimation donnée pour septembre.
La sportech Vogo vient de dévoiler les conditions de sa cotation sur Euronext Growth Paris. La société offre 11,3 millions d’euros d’actions, voire 15 millions avec la clause d’extension et l’option de surallocation. Déjà 6,2 millions d’euros sont sécurisés sous forme d’engagements de souscription dont 5,1 millions d’euros par compensation de créances obligataires, et 1,1 million en numéraire par de nouveaux actionnaires.
Camel-IDS, une société belge qui développe des médicaments innovants dans le domaine de la radio-immunothérapie pour le traitement du cancer, a annoncé, ce 15 novembre, la clôture d’un tour de table de série A au cours duquel elle a levé 37 millions d’euros. La société d’investissement belge Gimv, qui mène ce tour de table conjointement avec V-Bio Ventures, a investi 6 millions d’euros. Les deux sociétés ont été rejointes par HealthCap, Novo Seeds, Pontifax et BioMedPartners. « Ce financement permettra à Camel-IDS de réaliser un essai clinique de phase Ib/II sur son programme phare de traitement des métastases cérébrales suite à un cancer du sein, tout en continuant à pousser et à élargir son pipeline de produits en phase préclinique », indique Gimv dans un communiqué. Grâce à cette opération, Gimv réalise son quatrième investissement de l’année dans le domaine des sciences de la vie, de la technologie médicale et de la santé. Cette opération porte le nombre d’entreprises au sein de la plateforme Health & Care à 21.
Trois offres fermes pour le portefeuille de créances douteuses et la plate-forme de gestion de ces dernières de BancoBPM ont été présentées, rapporte Il Sole – 24 Ore. Elles viennent du groupement composé de Texas Pacific Group, Christofferson Robb & Company, Davidson Kempner et Prelios, l’ensemble formé par doBank, Fortress et Illimitydi Corrado Passera et, enfin, de Credito Fondiario et de son investisseur de contrôle Elliott.
Deux ans après sa première levée de fonds de 10 millions d’euros auprès de Xaviel Niel, iBanFirst boucle une seconde levée de fonds de 15 millions d’euros auprès de son investisseur historique, des fonds de capital risque Serena (lead sur cette opération) et Breega. Ces fonds serviront à la recherche et au développement, au lancement de nouveaux services ainsi qu’au renforcement de la présence internationale d’iBanFirst. Créée en 2013, iBanFirst est une société spécialisée dans les paiements internationaux pour les PME « Grâce à cette nouvelle levée de fonds, au contexte favorable avec la DSP2, à la profondeur de marché et aux données cumulées de 2.500 clients et 20.000 fournisseurs à travers le monde, notre potentiel de développement est énorme. Notre ambition est d’enrichir constamment notre plateforme avec de nouveaux services. Nous avons commencé en 2018 avec notre offre de couvertures en ligne garantissant un cours de change, les IBANs personnalisés, l’agrégation de comptes externes, le tracking des paiements avec Swift GPI, etc. En fait, nous ne nous fixons aucune limite pour ce qui est de révolutionner l’univers financier des entreprises. Dans un avenir proche, nous proposerons l’accès à de nouvelles devises, le financement de créances, des placements de trésorerie mais aussi des solutions de change à terme encore plus élaborées. », commente P ierre-Antoine Dusoulier, fondateur d’iBanFirst
Warren Buffett a pris une participation de 4 milliards de dollars dans JPMorgan Chase au troisième trimestre, ce qui lui permet d’avoir une présence importante dans trois des quatre principales banques américaines, rapporte le Wall Street Journal. JPMorgan est la quatrième banque du pays en termes d’actifs. Berkshire détient environ 9 % dans Bank of America Corp. et Wells Fargo & Co., les deuxième et troisième banques en termes d’actifs, et est le principal actionnaire de chacune d’elles. Le nouvel investissement dans JPMorgan donne à Berkshire une participation d’environ 1 % et ne place pas la société parmi les cinq principaux actionnaires, selon Factset.
Le nombre d’indices de marché dans le monde a augmenté de 12 % de juin 2017 à 3,73 millions en juin dernier, soit 483.000 nouveaux indices, selon la dernière enquête annuelle du secteur par l’Index Industry Association (IAA), une organisation professionnelle créée par les 14 plus gros acteurs du secteur, citée par le Financial Times. Des indices de toutes sortes, mesurant la performance des petites entreprises chinoises et des dérivés sur la dette en Afrique au secteur du streaming musical en passant par les sociétés qui respectent les valeurs catholiques, ont été lancés dans le sillage de la popularité de la gestion passive. Alors que le nombre d’indices actions a reculé de 3 % à un peu plus de 3 millions sur les 12 mois à juin, les indices obligataires continuent de croître, représentant désormais environ 16 % de l’univers. Le domaine qui connaît la plus forte croissance est toutefois celui des indices qui suivent et notent les entreprises selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le nombre d’indices ESG a bondi de 60 % sur l’année à juin 2018, selon l’IAA.
« Make Coal Great Again ». Au même titre que le retrait de l’accord de Paris en 2017, la réouverture de mines à charbon a constitué l’un des symboles forts de la politique de Donald Trump en faveur de l’emploi industriel. Mais la loi du marché fait parfois des caprices. Progrès technologiques aidant, la production d’électricité à base d’énergies renouvelables peut s’avérer moins coûteuse que les centrales à charbon en activité aux Etats-Unis (voir le graphique). La loi tout court vient également contrecarrer les plans du président américain : un juge du Montana a donné raison aux organisations écologistes et ordonné le gel du chantier de l’oléoduc Keystone XL, destiné à transporter du pétrole brut des gisements canadiens vers les Etats-Unis, au motif que le gouvernement n’avait pas effectué un examen complet des conséquences du chantier sur l’environnement. « Ce juge a pris une décision politique. Je pense que c’est une honte », a réagi Donald Trump le 9 novembre dernier.
Joindre le geste à la parole. Dans sa volonté de devenir un groupe paneuropéen, le groupe Primonial vient d’officialiser la création de sa plate-forme immobilière. Destiné à une clientèle non domestique, Primonial Luxembourg Real Estate, enregistré au Grand-Duché, proposera notamment les fonds d’AviaRent, premier gérant de murs d’Ehpad en Allemagne, racheté en 2017, ceux de son partenaire belge Codabel et bien d’autres. Ainsi, le gestionnaire vient d’annoncer le premier closing de son nouveau véhicule Primonial European Residential Fund (PERF). Avec un volume d’investissement cible de 500 millions d’euros et un TRI de l’ordre de 9 % sur 8 ans, PERF a réalisé son premier investissement dans le cadre d’un partenariat avec Aedifica. Un portefeuille d’actifs d’habitation situés dans le quartier prime de Bruxelles seront acquis en deux tranches.
Les PIB du Japon et de l'Allemagne se sont contractés au troisième trimestre, alors que la Chine a enregistré un coup de frein inquiétant de la demande intérieure en octobre.
L’initiative de l’UE visant à protéger les échanges commerciaux avec l’Iran des nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis risque de tourner court, indique Reuters. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne vont peser de tout leur poids sur le Luxembourg pour héberger un véhicule ad hoc (special purpose vehicle, SPV), sans l’Autriche. Ce SPV permettrait de régler des opérations de troc entre les exportations pétrolières et gazières iraniennes et les achats par l’Iran de biens et services de l’UE, pour contourner les sanctions américaines. L’objectif serait de mettre en place le SPV ce mois-ci, sachant qu’il ne serait pas opérationnel avant 2019.
MSCI a annoncé avant-hier qu’il rajouterait plusieurs actions de Chine continentale dans son indice des marchés émergents, à savoir S.F. Holding, 360 Security Technology et China Shipbuilding Industry. Les trois principales ajouts faits à l’indice mondial seront Verbund, Wellcare Health Plans et KKR, indice qui intégrera aussi, entre autres, Axa Equitable. Et MSCI élargira son secteur des télécoms, baptisé «Services de communication», à des valeurs telles que Netflix, Alphabet et Facebook. Les changements prendront effet à la fin novembre.
Le taux d’inflation est resté stable à 2,4% en octobre au Royaume-Uni, selon l’office national de la statistique (ONS). Les économistes prévoyaient une accélération à 2,5%. L’inflation de base, hors énergie, alimentation, alcools et tabac, est aussi restée à 1,9%. Les prix à la production ont quant à eux augmenté de 3,3% en rythme annuel en octobre, dépassant le consensus qui donnait une hausse de 3,1%. Les prix des matières premières, dont bon nombre sont importées, ont bondi de 10% par rapport à septembre 2017, contre +9,6% attendu.
La dette des pays émergents a augmenté de 1.000 milliards de dollars (886 milliards d’euros) au deuxième trimestre pour atteindre 71.000 milliards, la Chine a représenté à elle seule plus de 80% de cette augmentation, selon l’Institute of International Finance (IIF). Les économies émergentes devront en outre faire face à des échéances de dettes record, pour un montant global de plus de 4.000 milliards de dollars d’obligations et de prêts syndiqués d’ici fin 2020, dont un tiers environ libellés en devises étrangères, précise l'étude de l’IIF. Au Chili, en Colombie, en Egypte et au Nigeria, près de 75% des échéances à venir d’ici deux ans sont libellées en dollars.
Le département américain de la Justice (DoJ) et la Securities and Exchange Commission (SEC) exigent de Snap, la société mère de Snapchat, la populaire application mobile de partage de photos et de vidéos, qu’elle leur transmette des informations relatives à son IPO en mars 2017, selon Reuters. Cela suite à une action en justice intentée par des actionnaires, qui accusent Snap d’avoir induit en erreur le public en minimisant la concurrence directe d’Instagram (Facebook) qui a affecté sa croissance. Dans son prospectus d’IPO, Snap avait prévenu que la nouvelle fonctionnalité de publication éphémère d’Instagram, baptisée Stories, copiait l’un des éléments essentiels de Snapchat. L’action, introduite à 17 dollars en 2017, déjà avec difficulté, a fini hier en repli de 3,43% à 6,48 dollars. La société, initialement valorisée 30 milliards de dollars, est aujourd’hui à 8,9 milliards.
Samsung BioLogics, spécialiste des médicaments biotechnologiques, a délibérément enfreint les règles comptables en gonflant sa valeur avant son introduction en Bourse en 2016, a déclaré hier la principale autorité sud-coréenne de régulation financière. Le titre de la filiale de Samsung Group, le plus grand conglomérat de Corée du Sud, sera suspendu et la poursuite de sa cotation examinée, a précisé Kim Yong-beom, vice-président de la Commission des services financiers (FSC). Samsung BioLogics dément toute malversation.
L’Opep et ses alliés discutent d’une proposition de baisse de la production jusqu'à 1,4 million de barils par jour (bpj) pour 2019, afin d'éviter un excédent d’offre qui pèserait sur les cours, selon Reuters. Inquiet face à la rechute des cours du brut, le cartel doit se réunir le 6 décembre. Dans son rapport mensuel, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la croissance de la production a dépassé celle de la demande. En l’absence de décision de l’Opep, l’AIE s’attend à un dépassement à hauteur de 700.000 bpj au cours du dernier trimestre 2018 et de 2 millions de bpj au premier semestre 2019.
Humanis et Malakoff Médéric pourront donc créer un nouveau groupe commun dès le 1er janvier prochain, devenant un acteur majeur de la protection sociale pour la gestion de la retraite complémentaire et de l’assurance de personnes.