Le gestionnaire de fonds paneuropéen Europa Capital a annoncé, ce 30 octobre, l’acquisition d’Imagine, un immeuble de bureaux situé à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, auparavant détenu par Officiis Properties. Il s’agit de la deuxième acquisition d’Europa Capital dans le cadre de sa stratégie d’investissement Core, pour le compte de son principal actionnaire, Mitsubishi Estate.Récemment rénové, l’actif bénéficie d’une superficie locative de 7 980m² et est actuellement loué à 95% à 14 locataires. Ce bien fait partie du campus Ecosphère, un ensemble de trois immeubles situés sur l’Ile de la Jatte. L’immeuble sera géré depuis les bureaux d’Europa Capital France, récemment ouverts et dirigés par Andy Watson, « Partner » chez Europa Capital.Cette opération fait suite à l’acquisition d’un immeuble de bureaux à Munich, en Allemagne. « Ensemble, les investissements de Munich et Paris représentent un montant d’actifs sous gestion de plus de 140 millions d’euros pour le compte de la stratégie d’investissement Core, indique Europa Capital dans un communiqué. Avec d’autres acquisitions en cours de due diligence, ce véhicule a pour objectif d’investir 500 millions d’euros d’ici 2020. » La stratégie privilégiera l’immobilier de bureau, les secteurs de la logistique et du résidentiel et aura pour but d’attirer d’autres investisseurs institutionnels basés en Europe, en Asie et dans les Amériques.Par ailleurs, dans un communiqué séparé, Officiis Properties et sa filiale Officiis Properties Paris Ouest 1, ont annoncé la cession de l’immeuble Think à Neuilly, en plus de celui d’Imagine. Cet immeuble dépend aussi du campus Ecosphère. C’est Balzac REIM qui a fait l’acquisition de ce bien pour le compte d’un de ses investisseurs internationaux. Les prix de cession de ces 2 immeubles s'élèvent globalement à 141,7 millions d’euros.
Le fournisseur de recherche et d’analyse Markov Processes International (MPI), qui a lancé en mars dernier des indices de performance sur les hedge funds avec des données de BarclayHedge, propose désormais des indices de volatilité cible qui devraient permettre aux investisseurs institutionnels de mieux mesurer les risques associés à la performance d’un hedge fund. C’est ainsi que le MPI Eurekahedge 50 Tracker Index est désormais disponible avec des volatilités cibles de 6% et 8%. Le PMI Best 20 Tracker Index, qui réplique le MPI Barclay Elite Systematic Traders Index, propose de son côté des versions avec des volatilités cibles de 8% et 10%.
Des sociétés de capital-investissement font partie des candidats potentiels au rachat d’une vingtaine de chaînes sportives régionales mises en vente par Walt Disney dans le cadre du rachat de nombreux actifs de 21st Century Fox pour un montant de 71,3 milliards de dollars, ont indiqué à Dow Jones des personnes proches du dossier. Parmi les candidats potentiels figurent notamment les sociétés de capital-investissement Apollo Global Management, Blackstone Group, KKR et Providence Equity Partners.Les 22 chaînes, qui couvrent diverses régions des Etats-Unis, dont New York et Los Angeles, ont été valorisées à 25 milliards de dollars par Guggenheim Securities. Certains acquéreurs potentiels et experts du secteurs estiment toutefois qu’elles rapporteront plus probablement entre 16 et 20 milliards de dollars à Disney, en fonction de la répartition des actifs vendus. Les premières offres doivent être remises le 8 novembre. L’acquisition des actifs de Fox par Disney devrait être finalisée au premier semestre 2019, et le groupe a indiqué disposer ensuite de 90 jours pour céder les chaînes sportives.
Les encours des gestionnaires d’actifs basés à Singapour se sont accrus l’an dernier de 19% pour s'établir à 2.390 milliards de dollars de Singapour, soit 3.300 milliards de dollars américains à fin décembre 2017, contre 1.950 milliards de dollars de Singapour (ou 2.700 milliards de dollars US) l’année précédente, selon des statistiques communiquées par l’Autorité monétaire de Singapour (MAS). Une progression très largement supérieure au gain moyen annuel de 1% enregistré au cours des cinq années précédentes, relève la MAS. Tant les actifs traditionnels que les actifs alternatifs ont contribué à cette évolution. Les actifs sous gestion traditionnels ont progressé de 20% tandis que les actifs alternatifs affichent une hausse de 17%, tirée par le private equity et les hedge funds. La MAS relève que 78% des actifs sous gestion proviennent de l'étranger en 2017. Par ailleurs, 67% des encours totaux ont été investis dans la région Asie-Pacifique, les investissements dans les pays de l’Asean représentant 39% du total.A noter que le 1er octobre dernier, le parlement a adopté un projet de loi portant les sociétés à capital variable, les VCC. «Le dispositif des VCC devrait faciliter la domiciliation des fonds d’investissement à Singapour tant pour les véhicules traditionnels qu’alternatifs, à la fois pour les fonds ouverts et fermés», souligne le régulateur.
La société d’investissement MBK Partners vient de céder sa participation dans la société sud-coréenne Coway, spécialisée dans les produits de purification d’eau, rapporte le site spécialisé FinanceAsia. La société d’investissement, qui détenait depuis six ans une participation de 22,17%, a décidé de la céder aux fondateurs Woongjin Group et à la société de capital-investissement STIC Investment pour un montant de 1680 won, soit environ 1,5 milliard de dollars, soit la plus grosse opération depuis le début de l’année dans l’univers du private equity sud-coréen.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers M&G Real Estate, filiale de M&G Investments, vient d’acquérir un portefeuille d’immeubles résidentiels au Japon pour un montant de 83,7 millions de dollars américains, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Il s’agit de sa cinquième transaction au Japon depuis le lancement de sa stratégie immobilière en Asie en 2006. Le portefeuille comprend quatre immeubles résidentiels localisés à Chiba, Fukuoka et Osaka.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 30 octobre le lancement d’un nouvel indice obligataire mondial, le Solactive Broad Global Developed Governement Bond TR EUR Index, qui réplique la performance des marchés de la dette souveraine des pays développés en monnaie locale. Avec cette nouvelle offre, Solactive étend sa couverture à l’univers de la dette souveraine, et offre aux gestionnaires d’actifs une exposition à un marché de plus de 20.500 milliards de dollars.L’indice propose un univers initial qui peut ensuite donner lieu à de multiples solutions sur mesure ainsi qu'à des approches spécifiques sur différentes maturités, différentes pondérations et des biais ESG."L’indice peut être adapté aux besoins spécifiques de nos clients en fonction des exigences stratégiques et des focus pays. En outre, nous lançons sept sous-indices régionaux de l’indice global qui couvrent des régions spécifiques comme les pays nordiques et la zone euro», indique Tim Pfeiffer, responsable de la recherche chez Solactive, cité dans un communiqué.
Le marché des « leveraged loans » a doublé depuis 2007. Les valorisations sont très serrées avec des documentations majoritairement « cove-lite », tandis que la part des dossiers les plus risqués augmente.
Inflexion. Si les rendements LBO demeurent élevés, ils tendent toutefois à se normaliser. Les gérants de private equity ont en moyenne retourné 1,45 fois le capital investi à leurs investisseurs, selon des données trimestrielles eFront à fin juin 2018. Après avoir atteint leur plus haut niveau des dix dernières années, à 1,49 au troisième trimestre 2017, les multiples d’investissement poursuivent ainsi leur repli pour le troisième trimestre consécutif. « 2018 marque le retour à des niveaux de performance plus habituels », estime Tarek Chouman, CEO d’eFront. Le dirigeant souligne par ailleurs la difficulté croissante à faire travailler le capital. « Le temps imparti aux fonds pour rendre les capitaux a fortement chuté, reflétant les défis croissants des hauts niveaux de poudre sèche et la concurrence accrue », note-t-il. Selon eFront, cette durée, de 2,6 ans actuellement, pourrait prochainement atteindre le seuil de 2,5, jugé sous-optimal.
Rouge vif. Wall Street a été plus touchée par cette deuxième vague de baisse depuis début octobre, l’indice S&P 500 perdant 3,9 % entre le 22 et 26 octobre, et le Nasdaq 3,7 %. Le S&P 500 perd 9,6 % depuis son plus haut et est désormais dans le rouge depuis janvier. L’origine de la correction s’est déplacée des taux longs américains aux résultats des entreprises, aux Etats-Unis et en Europe, sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et de crainte sur la croissance mondiale. Pour la première fois depuis plusieurs trimestres, les résultats sont majoritairement inférieurs aux attentes. Surtout, ce sont les perspectives qui inquiètent. Les valeurs technologiques ont particulièrement souffert, étant au centre de la chaîne de valeur mondiale de l’électronique. La moindre déception a été durement sanctionnée des deux côtés de l’Atlantique (voir le graphique). Vu le niveau atteint par certaines valeurs, la chute semble logique mais surprend. L’ampleur des mouvements montre à quel point les investisseurs sont nerveux à l’approche de la fin de cycle.
La compensation n’a pas attendu le Brexit pour être un sujet complexe. Prenons l’exemple de l’équivalence accordée par l’Esma à des chambres de pays tiers. « On se demande qui sont les spécialistes de droit comparé à même de juger de l’équivalence du cadre de la compensation dans des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud ou la Corée. Il faut en maîtriser la langue, la culture, avoir une connaissance fine du pays… », lance, dubitatif, un juriste. Que dire du défaut, en septembre, d’un trader norvégien, adhérent majeur sur le compartiment Energie du Nasdaq Clearing ! Cet intervenant s’est engagé sans que rien ne l’y oblige, après avoir épuisé ses ressources en appels de marge, à réaliser ses biens personnels pour rembourser les adhérents à la chambre, qui ont, après lui, été mis à contribution ! Un sens de l’honneur qu’on imagine peu répandu parmi les acteurs de nos contrées…
Personne ne comprend les accords de Paris, il faut courir après les non-dits autant qu’après les excès d’émissions de CO2. Au départ, en 1988, il était question de limiter à 1,5° le réchauffement climatique d’ici à 2100 et implicitement, un niveau de 2 °C était accepté puisque les obligations légales étaient fondées sur ce niveau. Voilà que le dernier rapport du Giec fixe à 1,5° la limite pour pouvoir gérer à peu près les conséquences du réchauffement climatique. Pour ne pas dépasser l’objectif de 1,5 °C, les émissions de CO2 doivent diminuer de 45 % d’ici à 2030, pour devenir nulles aux alentours de 2050 (vingt à vingt-cinq ans plus tôt que dans le scénario 2 °C), selon les explications du cabinet Carbone 4. Nulle trace de cette nouvelle donne dans les projets de nos gouvernants, aucune réforme ne prépare aucun pays à changer son modèle de société. Les solutions préconisées consistent au mieux à traiter le problème du réchauffement par un nouveau problème, comme remplacer le pétrole par des énergies alternatives, produites par des infrastructures dont on ne sait pas recycler les composants…
Instantané. Le groupe de télécoms réalise une incursion sans précédent dans le monde des dépositaires centraux, réservé aux acteurs de la finance jusqu’ici. L’agrément vient d’être octroyé par l’AMF et la Banque de France à une filiale du groupe, ID2S, pour se consacrer à la digitalisation du marché des NeuCP (ex-billets de trésorerie et certificats de dépôts). Ce marché fonctionne surtout à la voix et les émetteurs et investisseurs ne s’y connaissent pas. En intégrant les opérations de passage d’ordres, de tenue de registre et de règlement-livraison, ID2S va proposer un déroulé « sans couture » des transactions et donc des outils de financement et placement instantanés. Sa plate-forme « NowCP » facilitera le marché secondaire également. L’outil s’appuie sur une technologie blockchain mise au point par SETL, lequel déploie par ailleurs en France une plate-forme en distribution de fonds. L’ouverture commerciale de NowCP est prévue mi-2019 et doit permettre de faire rayonner en Europe le marché des NeuCP.
Les actions EBay ont bondi de 6% après clôture, suite à la publication de ses résultats trimestriels hier. EBay avait perdu 27% depuis le début de l’année. Face à la compétition accrue sur le shopping en ligne, le site d’enchères a néanmoins su résister, avec un résultat net de 720 millions de dollars, soit 73 cents par action, au troisième trimestre. Le résultat ajusté est de 56 cents par action, contre 48 cents un an auparavant et contre un consensus FactSet de 54 cents. Le chiffre d’affaires progresse à 2,65 milliards de dollars, contre 2,41 milliards de dollars. Pour le quatrième trimestre, eBay table sur un résultat ajusté compris entre 67 cents et 69 cents et sur un chiffre d’affaires compris entre 2,85 et 2,89 milliards. Le consensus est de 67 cents par action et 2,89 milliards de dollars.
L’inflation a accéléré en Allemagne en octobre pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2012. Harmonisée aux normes européennes et mesurée par les prix de détail, elle est à 2,4% en octobre contre 2,2% en septembre. En données non harmonisées, le taux d’inflation ressort à 2,5% en octobre. Ceci valide la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de dénouer progressivement une politique monétaire ultra-accommodante qui fut instaurée en période de crise économique pour relancer croissance et inflation. La BCE vise une inflation d’un petit peu moins de 2% dans la zone euro. Elle a confirmé la semaine passée son intention de mettre un terme à la fin de l’année à son programme de rachat de 2.600 milliards d’euros d’actifs obligataires, et de relever les taux pour la première fois depuis 2011.
Donald Trump a estimé avant-hier soir sur Fox News qu’il était possible de conclure un «grand accord» avec la Chine sur le commerce, mais a prévenu que des milliards de dollars de droits de douane supplémentaires étaient prêts si nécessaire. L’administration Trump a déjà imposé des droits de douane sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises. «Et j’ai 267 milliards de dollars prêts à partir si nous ne pouvons pas conclure un accord», a poursuivi Trump. La totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis seraient alors soumis à des droits de douane. Washington se préparerait à appliquer ces derniers droits de douane d’ici début décembre.
Le promoteur immobilier Nexity a enregistré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre - et sur les neuf premiers mois de l’année, avec un chiffre d’affaires global de 2,49 milliards d’euros. Fin septembre 2018, le nombre de réservations nettes de logements neufs en France enregistrées par Nexity s'élevait à 13.009 lots, en hausse de 3% en volume et 7% en valeur par rapport aux neuf premiers mois de 2017. Et son carnet de commandes s'élevait à 4,63 milliards d’euros - dont 4,25 milliards dans le résidentiel -, en hausse de 16%. Pour l’exercice en cours, le groupe table sur une croissance de son chiffre d’affaires et de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) supérieure à 12%. Nexity a également confirmé son objectif d’une croissance annuelle moyenne de 10% de son chiffre d’affaires et de son Ebitda jusqu’en 2021.
Levier central du plan stratégique 2020 de la banque française, le pôle de trading poursuit sa lente décrue, pénalisé par le recul des activités de taux.
Après la démission surprise de son patron, le courtier britannique IG Group a annoncé hier la nomination de June Felix au poste de directrice générale. Elle était dernièrement présidente des activités européennes et russes de la société de paiements Verifone, après avoir notamment travaillé chez Citi et IBM. Elle a pour mission de redresser l’activité d’IG (IG Markets en France). Comme ses concurrents, le spécialiste des produits dérivés souffre des nouvelles règles européennes sur les options binaires et CFD (contrat pour la différence). Son cours de Bourse a chuté de 20% depuis le début de l’année.
La croissance de l'économie française a accéléré moins que prévu au troisième trimestre, malgré un rebond de la consommation des ménages et un investissement toujours dynamique des entreprises, selon l’Insee. Le produit intérieur brut (PIB) de la période a augmenté de 0,4%, soit deux fois plus que les 0,2% enregistrés aux premier et au second trimestres. Mais les économistes l’anticipaient en hausse de 0,5%. L’objectif de 1,7% du gouvernement nécessitera un PIB en hausse de 0,8% au 4e trimestre pour être atteint, selon les calculs de Reuters. La consommation des ménages français en biens a chuté de 1,7% en septembre, sous l’impact de la baisse des achats d’automobilee, selon les données CVS-CJO. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un recul limité à 0,4%. Sur l’ensemble du troisième trimestre, elle affiche une progression de 0,6%, la première depuis l'été 2017.
Le diffuseur d'événements sportifs en live prévoit de s’introduire sur Euronext Growth. Il vise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et l’équilibre en Ebitda en 2020.
L'économie italienne a marqué le pas au troisième trimestre faute d’impulsion de la demande intérieure et du commerce extérieur, montrent les données provisoires du produit intérieur brut (PIB) publiées hier par l’Istat, l’institut national de la statistique. Le PIB est ressorti inchangé sur la période juillet-septembre après une croissance de 0,2% au deuxième trimestre. Sur une base annuelle, la croissance ralentit à +0,8% contre +1,2%. Le consensus des économistes prévoyait en moyenne une croissance de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,9% sur un an.
Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé en octobre en Allemagne et l’emploi a atteint un niveau record, selon des statistiques qui confirment la bonne santé de la première économie européenne. Le nombre de chômeurs a baissé de 11.000 à 2,292 millions en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué l’Office fédéral du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne une diminution de 12.000. Le taux de chômage est resté stable à 5,1%, au plus bas depuis la réunification allemande de 1990.
Après avoir été directeur adjoint de la Cipav, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales, de janvier 2015 à mai 2018, François Clouet a rejoint depuis juin 2018 la direction de la Sécurité sociale rattachée au ministère des Solidarités et de la Santé, en tant que directeur adjoint du projet d’intégration du RSI au régime général aux côtés d’Agnès Basso. Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des travailleurs indépendants - auparavant gérée par le Régime Social des Indépendants (RSI) - a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. Une période transitoire de deux ans est prévue afin d’intégrer progressivement la gestion de la Sécurité sociale des travailleurs indépendants au sein du régime général. François Clouet a pris ses fonctions à la Cipav en 2015 afin d’aider au redressement de la Caisse dont la gestion pâtissait de « graves dysfonctionnements », selon le rapport de la Cour des comptes de 2014. Les deux ex directeurs du Groupe Berri ont comparu fin 2015 devant le juge du TGI de Paris. Un nouveau rapport de la Cour des comptes en 2017 note qu’à partir de janvier 2015 « a pu être constituée une nouvelle équipe de direction (avec Olivier Selmati comme nouveau directeur, ndlr) composée presque exclusivement de personnes disposant d’une expérience au sein d’organismes sociaux, conformément à la recommandation de la Cour de recruter des professionnels aguerris et de haut niveau ». Mais les sages de la rue Cambon concluent que « le processus de redressement, insuffisamment structuré, a tardé à s’engager et est demeuré partiel, dans un contexte d’éclatement du groupe Berri (qui rassemblait la Cipav, la Cavec et la Cavom, ndlr). Il n’a dès lors pas été encore en mesure de restaurer une qualité de service correcte aux usagers ». TV
La CARMF qui gère l’ensemble des régimes obligatoires de retraite et de prévoyance des médecins libéraux a tenu son assemblée générale samedi 27 octobre 2018 à Paris. La caisse qui pâtit d’une dégradation de son rapport cotisants/retraités dû au vieillissement de ses assurés (123.167 cotisants et 96.225 prestataires), a toutefois fait apparaître en 2017 un résultat net encore positif de 102 millions d’euros pour ses trois régimes (complémentaire, ASV et invalidité-décès) grâce à un résultat financier de 182 millions d’euros portant l’ensemble de ses ressources à 2,1 milliards d’euros contre 2 milliards d’euros de charges. Afin de faire face à ce choc démographique, la Caisse a alimenté des réserves à partir de 1996 grâce à un surcotisation. Mais la CARMF présente un déficit technique depuis trois ans. Elle est ainsi entrée dans une phase de désinvestissement de son portefeuille d’actifs, à hauteur de 200 millions d’euros pour 2018. Un montant appelé à croître dans les années à venir avec davantage de pensions à régler. « Nous avons profité de la forte hausse des marchés boursiers en janvier 2018 pour nous alléger sur les actions. Notre portefeuille comporte 45% d’actions, 35% d’obligations et 20% d’immobilier pour 6,5 milliards d’euros d’encours à fin 2017», indique Michel Manteau, responsable du service gestion de portefeuille, à Instit Invest. La caisse des médecins est également très concernée par le décret (décret n° 2017-887 du 9 mai 2017) sur les placements des caisses de retraite de certaines professions libérales présentant un déficit technique qui pourrait l’obliger à adosser ses réserves à des actifs garantis et sûrs. « Cette décision emporte l’avenir. C’est pourquoi nous attendons très prochainement la décision du Conseil d’État notamment au sujet de l’adossement et de la performance à attendre des réserves du régime complémentaire », précise Michel Manteau. En cas d’application de ce décret, la Caisse devrait ramener le poids des actions à 30% de ses encours pour augmenter la part des obligations. « L’insuffisance de rendement attendue pourrait nous coûter 1,8 milliard d’euros d’ici à 2035 et exiger une hausse des cotisations de 6% », déplore Michel Manteau qui verrait dans cette décision une incohérence avec la loi Pacte qui pousse les investisseurs à soutenir l’économie. Par ailleurs, la Caisse reste très attentive au futur projet de réforme des retraites. « Nous ne pouvons pas accepter l’idée d’un régime universel de base concernant les assurés gagnant jusqu’à 3 plafonds de la Sécurité sociale, car il couvrirait 95% de la population des médecins libéraux, un régime complémentaire ne serait donc quasiment plus alimenté en cotisations », affirme le responsable du portefeuille. La Caisse milite pour un régime universel de base couvrant jusqu’à un plafond de la Sécurité sociale. TV
Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé en octobre en Allemagne et l’emploi a atteint un niveau record, montrent aujourd’hui des statistiques qui confirment la bonne santé de la première économie européenne. Le nombre de chômeurs a baissé de 11.000 à 2,292 millions en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué l’Office fédéral du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne une diminution de 12.000. Le taux de chômage est resté stable à 5,1%, au plus bas depuis la réunification allemande de 1990.