L’association belge des asset managers Beama a rapporté que le secteur belge des fonds avait progressé de 0,6% au deuxième trimestre 2018, tiré par une collecte positive, notamment sur les fonds actions et équilibrés. Au 30 juin 2018, l’actif net des fonds commercialisés publiquement en Belgique atteignait ainsi 195,6 milliards d’euros, soit 1,2 milliards d’euros engrangés sur les six premiers mois de l’année.Toutes les classes d’actifs n’ont pas profité de cette embellie. L’actif net des fonds monétaires distribués en Belgique a subi une baisse de 1,8 milliard d’euros entre avril et juin 2018 (-23.7%), due à des remboursements nets, selon la Beama. «Aucours du premier trimestre – trimestre caractérisé par des marchés très négatifs et volatils - les gestionnaires de fonds de fonds ont recherché des sphères de sécurité en investissant, à titre temporaire, dans des fonds monétaires stables. Au cours du deuxième trimestre, ces fonds monétaires ont en partie été rééchangés, notamment pour des fonds d’actions,» précise l’association. Quelque 5,7 milliards d’euros d’actifs étaient gérés dans des fonds monétaires en Belgique à fin juin 2018.Les encours des fonds obligataires distribués publiquement en Belgique ont grimpé de 1,7 milliard d’euros durant le deuxième trimestre (+5,1%). Une évolution imputable à des hausses des cours des actifs sous-jacents d’après la Beama qui estimait à 35,1 milliards d’euros les encours des fonds obligataires au 30 juin 2018. Plus de 190 millions d’euros ont été engrangés sur les fonds actions entre avril et juin 2018 (+0,35%) notamment grâce à des souscriptions nettes. Cependant, une décollecte a été observée sur les fonds actions asiatiques (- 420 millions d’euros), européennes (- 170 millions d’euros) et belges (- 140 millions d’euros). En juin 2018, l’encours des fonds actions en Belgique s'établissait à 54 milliards d’euros. L’actif des fonds mixtes (94,5 milliards d’euros fin juin 2018) a progressé de 1,6 milliard d’euros (+1,8%) au cours du deuxième trimestre, tiré par des souscriptions nettes. «La catégorie des fonds mixtes a connu un succès croissant ces dernières années et, depuis 2015, ces fonds représentent la principale classe d’actifs. Du fait de leur politique d’allocation active, ils conviennent très bien à une politique de répartition des risques dans le cadre de MiFID II : ils se prêtent parfaitement à un ajustement du produit au profil de risque des clients,» indique la Beama.L’association ajoute que fin juin 2018, les fonds publics de droit belge représentaient un actif net géré total de 157,7 milliards d’euros. Livrant ses perspectives pour le deuxième semestre de 2018, la Beama s’attend à ce que le secteur des fonds subisse l’impact de fluctuations des taux et de conditions de marché volatiles. Cet environnement résulterait notamment des accords commerciaux américains, de la difficile constitution budgétaire dans certains pays de la zone euro, des élections allemandes et des incertitudes entourant le Brexit.