Les incertitudes liées au Brexit se sont amplifiées depuis un mois, et la baisse des cours pétroliers conduira sans doute l’inflation sous l’objectif de 2% prochainement, a déclaré jeudi la Banque d’Angleterre (BoE), qui a maintenu son taux directeur à 0,75%. La banque centrale a abaissé sa prévision de croissance pour le quatrième trimestre, à 0,2%, contre 0,3% précédemment. Elle estime que la tendance du premier trimestre 2019 sera sans doute similaire. La BoE estime que le recul de l’inflation, qu’elle anticipe à 1,75% en janvier, resterait sous l’objectif dans les mois qui viennent. Elle répète que le processus de resserrement monétaire, progressif et d’ampleur limitée, est adapté à la situation. L’institut d'émission a réaffirmé que les taux d’intérêt pourraient évoluer suivant la manière dont le Brexit se déroulera.
Le logisticien vient de déposer son document de base. Ses actionnaires, le russe RZD (75%) et PSA (25%) placeront plus de, respectivement, 25% et 15% du capital.
La Banque centrale du Mexique (Banxico) a relevé jeudi son taux directeur de 25 points de base, évoquant des incertitudes liées à la politique économique du nouveau gouvernement de gauche, et le maintien d’une inflation élevée. Le comité de politique monétaire de Banxico a décidé à l’unanimité de relever le taux interbancaire au jour le jour de 25 points de base à 8,25%, au plus haut depuis août 2008. Banxico avait déjà relevé son taux directeur d’un quart de point le 15 novembre en prévision du changement de politique économique. L’inflation mexicaine a reculé moins que prévu en novembre, s'établissant à 4,72% sur un an contre 4,90% en octobre.
Donald Trump ne signera pas la mesure d’urgence votée mercredi par le Sénat pour garantir le financement de l’administration fédérale jusqu’au 8 février prochain, a annoncé jeudi le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, après avoir été reçu à la Maison blanche. Le président américain menace de paralyser le fonctionnement d’une partie de l’administration fédérale («shutdown») s’il n’obtient pas du Congrès les crédits qu’il réclame pour la construction d’un mur à la frontière mexicaine, au coût évalué à 5 milliards de dollars. Si aucun accord n’est trouvé d’ici vendredi à minuit, le financement de plusieurs administrations ne sera plus assuré. Or, la Chambre des représentants passera sous majorité démocrate le 3 janvier, ce qui lui rendra la tâche impossible.
La Bourse de New York a fini en forte baisse jeudi, avec le S&P-500 à des plus bas de 15 mois, dans un marché qui a continué de réagir à la volonté de la Réserve fédérale de poursuivre ses hausses de taux, en dépit des inquiétudes sur la croissance et la volatilité des marchés financiers (lire par ailleurs). L’indice Dow Jones a perdu 464,06 points, soit 1,99%, et le S&P-500, plus large, a cédé 39,54 points ou 1,58%, ce qui porte leur recul à plus de 7% depuis le début de l’année. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 108,42 points (1,63%).
Le Brexit pourrait-il sonner ledéclin de la City ? Selon une enquête de State Street menée récemment auprès de 100 investisseurs institutionnels(*),tout ne sera peut-être pas aussi sombre que prévu. Les trois quarts (74%) des participants au sondage estiment que le poids de la place financière britannique en termes d’actifs (plus de 10.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion actuellement, soit 36% du total régional) va se réduire, 29% estimant même que les encours vont enregistrer une diminution significative. Il n’empêche :l’étude de State Street montre aussi qu’un quart des spécialistes interrogés (24%) font le pari que de nombreux gestionnaires de fonds basés sur le Vieux Continent envisageront d’ouvrir un bureau au Royaume-Uni pour pouvoir continuer à travailler dans le pays après le Brexit. Et 22% d’entre eux pensent que le Brexit va inciter des gestionnaires américains et asiatiques à venir s’installer au Royaume-Uni. À l’origine de ce jugement, la conviction de nombreux institutionnels (59%) que la place londonienne est un centre de compétence qui réunit des experts du monde entier. Un tiers d’entre eux estimentmême que Londres estun lieu privilégié pour travailler.Autre conviction partagée par un tiers (34%) des investisseurs, les transactions de fusion et acquisition vont probablement augmenter :des opérateurs européens cibleront des sociétés britanniques pour assurer leur présence au Royaume-Uni après le Brexit. Très concrètement, 9% des gestionnaires d’actifs envisagent dès à présent de lancer une gamme de fonds britanniques pour offrir une protection auxinvestisseurs britanniques par rapport aux gammes de fonds européennes non domiciliées au Royaume-Uni. Sur ces 9%, les deux tiers sont déjà en discussions avec les administrateurs existants pour engager le processus. Plus du quart (27%) des investisseursont déjà une gamme de fonds britannique. (*) Enquête réalisée entre le 26 octobre et le 5 novembre auprès d’un échantillon de 100 investisseurs institutionnels et alternatifs (hedge funds, private equity et immobilier) au Royaume-Uni, en Europe continentale et dans le reste du monde
Le groupe Keys Asset Management a procédé, pour le compte d’un de ses fonds Value Added, à l’acquisition auprès d’AEW, pour le compte d’un investisseur institutionnel, d’un immeuble de bureaux situé au 11 place des Vosges à Courbevoie. L’immeuble « Jean Monnet » développe 13 900 m² de surface de bureaux répartis sur 9 étages et comprenant 243 places de parking en sous-sol. Il est intégré au sein de l’ensemble le « Carré » incluant les immeubles Newton, Balzac, ainsi qu’un restaurant inter-entreprise. Dans cette opération apportée par JLL, l’acquéreur est accompagné par B&C France, conseillé par Maitre Nathalie Bailly de l’étude ALCAIX & Associés, et le financement a été réalisé avec la participation de la BECM (Banque Européenne du Crédit Mutuel). Le vendeur a été accompagné par AEW et conseillé par Jérome Cantoni de l’étude Wargny Katz.
Le cours de l’action Airbus a chuté de 4,44% à 83,33 euros aujourd’hui après que le quotidien Le Monde a rapporté que le groupe aéronautique faisait l’objet d’une enquête aux Etats-Unis en lien avec des investigations anticorruption déjà menées en France et au Royaume-Uni. Selon Le Monde, le département américain de la Justice (DoJ) a lancé à la fin 2017 sa propre enquête sur les soupçons de corruption pesant sur l’avionneur européen, après les enquêtes ouvertes en 2016 au Royaume-Uni et début 2017 en France.
L’excédent des comptes courants de la zone euro s’est accru à 23 milliards d’euros en octobre, contre 18 milliards le mois précédent, grâce à l’augmentation de l’excédent de la balance commerciale, a annoncé ce matin la Banque centrale européenne (BCE). Sur les 12 mois à fin octobre, l’excédent courant des 19 pays ayant adopté la monnaie unique représente 3,0% de leur produit intérieur brut (PIB) global, contre 3,1% sur les 12 mois précédents.
Le ministère chinois du Commerce a déclaré aujourd’hui que de nouvelles discussions commerciales avec les Etats-Unis étaient prévues en janvier, ajoutant que les deux parties avaient débattu des modalités des pourparlers lors de leur dernier entretien téléphonique entre ministres délégués. Les possibilités de coopération entre les deux pays dans le domaine du commerce international sont immenses et cette coopération peut être bénéfique aux deux parties, a déclaré Gao Feng, porte-parole du ministère, lors d’un point de presse.
À la suite d’une enquête menée par la DGCCRF et d’une saisine d’office, l’Autorité de la concurrence a sanctionné plusieurs ententes verticales – entre 2010 et 2013 – conclues entre des fabricants de fertilisants liquides et leurs revendeurs-grossistes. Le gendarme de la concurrence a prononcé une amende globale de 355.000 euros à l’encontre de quatre fabricants et de deux revendeurs grossistes.
La banque centrale suédoise a relevé aujourd’hui son principal taux directeur pour la première fois depuis juillet 2011, de -0,50% à -0,25%, en indiquant qu’avec une inflation et des anticipations en matière d’inflation autour de 2%, la nécessité d’une politique monétaire très accommodante avait légèrement diminué. La Riksbank a toutefois ajouté que l'économie mondiale entrait dans une phase de croissance plus modérée et qu’elle n'était pas pressée de ramener son taux directeur en territoire positif.
Le Parlement français a définitivement adopté jeudi le projet de loi de finances (PLF) 2019, un texte revu en toute fin de marathon budgétaire automnal pour intégrer une partie des concessions consenties par le gouvernement pour tenter d’enrayer la crise des «gilets jaunes». Ce texte, qui a reçu le soutien des députés de la majorité présidentielle (La République en marche et Modem), a été adopté par 182 voix contre 52.
Les préparatifs du secteur financier à la réforme des taux d’intérêts de référence prévue par la directive BMR ont franchi une nouvelle étape ce matin. Le groupe de travail formé l’année dernière pour chapeauter ces préparatifs avec le soutien logistique de la Banque centrale européenne (BCE) a publié ce matin deux rapports ouverts à consultation jusqu’au 1er février 2019, le premier portant sur la transition envisagée de l’Eonia vers l’Ester et l’autre sur la méthodologie envisagée pour développer un taux de repli pour l’Euribor réformé.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu aujourd’hui sa politique monétaire ultra-accommodante et son gouverneur a mis en garde contre la montée des risques, laissant entendre que la banque centrale pourrait augmenter son soutien à l'économie et non le réduire. «Il y a davantage de risques à la baisse pour l'économie japonaise, particulièrement du côté de l'évolution de la situation économique à l'étranger», a déclaré Haruhiko Kuroda.
Les encours du marché des fonds d’investissements portugais ont diminué d'1,3% sur le mois de novembre 2018 par rapport à octobre. Selon les données du régulateur CMVM, quelque 10,66 milliards d’euros étaient gérés dans des fonds Ucits commercialisés au Portugal, soit une baisse de 141,3 millions d’euros en un mois. Les fonds alternatifs ont eu aussi subi des pertes d’encours à hauteur de 2,1%, s'élevant à 783,9 millions d’euros fin novembre 2018. Les investissements en actions portugaises - hors investissements defonds Ucits - ont chuté de 2,1% sur un mois glissantet s'établissent à 171 millions d’euros. Les investissements dans la dette publique portugaise et les obligations crédit portugaises ont respectivement baissé de 0,2% (182,4 millions d’euros d’encours au 30 novembre 2018) et augmenté de 0,8% (146,9 millions d’euros d’encours fin novembre).
L’affaire Danske Bank oblige les autorités européennes à faire pour la première fois un examen critique de leur dispositif de lutte contre l’argent sale.
Solution. Même en cas de Brexit sans accord, les acteurs de marché qui compensent des opérations à Londres n’auront pas à les rapatrier. Du moins dans un délai de 12 mois, la durée de l’équivalence temporaire que s’apprête à accorder la Commission à LCH Ltd, à IceClear et à LME Clear. Cette équivalence est conditionnée par un reporting à l’Esma (Autorité européenne des marchés financiers) sur l’activité des chambres, leurs ressources propres, les « collatéraux »… Pour proposer une solution dans la durée à ses clients, Société Générale Corporate & Investment Banking (SG CIB) ouvre en cette fin d’année à Paris une capacité de compensation pour compte de tiers sur les produits dérivés listés et de gré à gré.
Japonisation. Contre vents et marées, le marché des prêts à effet de levier (leveraged loans) continue de faire le plein de souscriptions au travers des fonds de CLO (collateralized loan obligations). Ces derniers ont collecté 127 milliards de dollars d’argent frais aux Etats-Unis, un montant record depuis 2012, selon les estimations de JPMorgan. Un tiers serait le fait de banques japonaises qui ont acquis les tranches les mieux notées (AAA) ces dernières années, selon UBS. Elles offrent un rendement supérieur aux titres souverains de notation équivalente. C’est un facteur de soutien important pour ce marché de plus de 1.000 milliards de dollars qui commence à montrer des signes de surchauffe car ces établissements ont une stratégie buy and hold et les taux réels japonais devraient rester bas encore longtemps. L’indice S&P/LSTA a fortement reculé ces dernières semaines à un plus bas de plus de deux ans, signe que la volatilité ambiante se transmet à ce marché. En une seule semaine, mi-décembre, un montant record de 2,5 milliards de dollars a été retiré de ces fonds. Près de 80 % des prêts émis sur ce marché ont une notation basse. En cas de récession et de forte dégradation des marges des entreprises, il n’est pas assuré que les investisseurs japonais gardent patience.
« La forte consommation d’alcool chez les adolescents et les adultes demeure un problème de santé publique important », peut-on lire dans le rapport sur la santé de la Commission européenne et de l’OCDE. Il y a donc une certaine logique à voir le secteur des boissons alcoolisées entrer dans la catégorie des secteurs controversés selon les critères de l’investissement socialement responsable. Mais plutôt que d’exclure de leurs portefeuilles toutes les entreprises directement impliquées dans l’alcool, certains choisissent le dialogue (autour d’un verre sans doute) avec les sociétés disposant d’une politique de responsabilité : « La tendance à la réduction de la consommation nocive d’alcool étant irréversible, les entreprises qui y sont bien préparées sont en meilleure posture pour en tirer profit à long terme », explique ainsi Jod Hsu, analyste food & beverages chez NN Investment Partners.
Les marchés français, allemand et britannique restent éloignés de leurs pics de 2014 et 2015, mais d’autres marchés, comme la Pologne, ont continué à croître.
L’action SoftBank Corp a chuté pour ses débuts à Tokyo, les inquiétudes sur les relations de l’opérateur télécoms avec l'équipementier chinois Huawei et les récentes perturbations de son réseau ayant finalement coupé l’appétit des investisseurs pour la plus importante IPO effectuée au Japon. Le titre a clôturé à 1.282 yens, soit un repli de 14,5% par rapport au prix de son introduction en Bourse fixé à 1.500 yens. Il avait ouvert à 1.463 yens. Au Japon, sur les 82 entreprises introduites en Bourse cette année, la division du conglomérat SoftBank Group est seulement la septième à avoir connu une ouverture sous le prix de son IPO. L’opération a permis à l’entreprise de lever 2.650 milliards de yens (20,6 milliards d’euros).
Le projet de production de lithium d’Eramet en Argentine représente un investissement d’environ 500 millions d’euros, a annoncé hier le groupe minier. Il l’avait estimé à 400 millions dans un premier temps. La révision en hausse est due à celle de la production, attendue à 24.000 tonnes au lieu de 20.000 tonnes. La décision d’investissement est prévue au premier semestre 2019 pour un démarrage de la production à la fin 2021. Au-delà de son projet argentin, le groupe examine d’autres axes de développement dans le lithium au Chili et en Europe (lire la nomination du directeur de l’activité lithium Hervé Montégu en rubrique Etats-Majors).