Dans une note publiée ce matin, S&P Global Economics a relevé son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, alors qu’elle était estimée à 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «Même si les indicateurs économiques continuent de suggérer un rythme de croissance économique soutenu, la montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés et des dysfonctionnements en fin d’année dernière, qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», explique Beth Ann Bovino, chef économiste chez S&P Global. Mais il ajoute que «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours nettement plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer au cours des prochains mois».
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a publié jeudi un rapport sur l’application de la nouvelle ordonnance sur la domiciliation bancaire des revenus. Appliqué depuis le 1er janvier 2018, le texte permet désormais aux banques de conditionner une offre de prêt immobilier à la domiciliation des revenus - ce qu’elles faisaient de manière informelle auparavant -, mais en échange d’un avantage clairement identifié dans le contrat pour l’emprunteur, et pour une durée limitée.
Les épargnants ont placé 4,73 milliards d’euros sur leurs comptes d'épargne Livret A et Livret de développement durable et solidaire (LDDS) en France au mois de janvier, selon les données publiées jeudi par la Caisse des dépôts (CDC). Le montant se répartit entre 4 milliards pour le Livret A et 730 millions pour le LDDS. En janvier 2018, la collecte avait atteint 3,90 milliards au total, dont 3,58 milliards sur le Livret A.
Le gouvernement brésilien a dévoilé hier au Congrès sa proposition tant attendue par les marchés de réforme des retraites du pays, qui prévoit un montant d'économies budgétaires totales de quelque 1.165 milliards de réal (275 milliards d’euros) au cours des dix prochaines années, bien supérieur aux 800 milliards qui avaient été estimés au cours des dernières semaines, ainsi qu’au seuil de 1.000 milliards estimé par les économistes comme nécessaire pour infléchir la trajectoire budgétaire du Brésil.
L’action Vallourec a bondi de 36,8% en début de matinée (à 2,37 euros), soit la plus forte hausse du SBF 120, après avoir écarté hier soir le recours à une augmentation de capital à l’occasion de la publication de ses résultats 2018. L’action prenait encore 19,5% peu avant 13h00.
L’indice PMI composite de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est redressé à un niveau de 51,4 en février conforme aux prévisions de 51,3 réalisées par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires, son plus haut niveau depuis trois mois, après être tombé à 51 le mois précédent, selon les données préliminaires publiées jeudi par IHS Markit. Dans le détail, si l’indice du secteur des services a rebondi à 52,3, contre 51,2 en janvier, celui du secteur manufacturier s’est replié à 49,2, son plus bas niveau depuis 68 mois, contre 50,5 en janvier.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé ce 20 févrierun investissementdans Allied Universal (laCompagnie), le spécialistenord-américain desservices de sécurité, aux côtés de l’équipe de direction de l’entreprise, de Warburg Pincus et de Wendel, ses partenaires financiers actuels. La transaction évalue Allied Universalà plus de7 milliards de dollars US. Cet investissement de la Caisse soutient la stratégie de croissance à long terme du plus important fournisseur de services intégrés de personnel de sécurité en Amérique du Nord. Une partie de l’investissement de la Caisse consistera en un engagement de capital primaire d’environ 400millions de dollarsqui sera utilisé par la Compagnie pour poursuivre sa stratégie de croissance et réaliser desacquisitions d’entreprises attrayantes. La Compagniecompte plus de 210000employés répartis parmi plus de 38000sites clients, est le plus important fournisseur de solutions de sécurité en Amérique du Nord, et celui qui connaît la plus forte croissance.
Selon le Luxembourg Times, la société de gestion immobilière allemande Hannover Leasing a placé un panneau "à vendre» sur le building de l’Helios situé dans le quartier de la Cloche d’Or à Luxembourg. Il ne s’agit pas de n’importe quel bâtiment puisqu’il abrite des bureaux de la Commission européenne qui y loue 1 864 mètres carrés. Le Luxembourg Times ajoute que l’Helios a été mis sur le marché pour un montant non dévoilé viaCBRE mandaté par Hannover Leasing.
La part des entreprises notées « triple B » a doublé en dix ans aux Etats-Unis et en Europe, avec un risque d’indigestion pour le high yield en cas de vague de dégradations.
La part des entreprises notées « triple B » a doublé en dix ans aux Etats-Unis et en Europe, avec un risque d’indigestion pour le « high yield » en cas de vague de dégradations.
L’Espagne retournera aux urnes le 28 avril prochain. Des élections anticipées, qui ne surprennent guère. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, va dissoudre l’assemblée alors qu’il n’est pas parvenu à faire adopter son projet de budget pour 2019, faute de soutien de son partenaire catalan dans la coalition de gouvernement. Le parti socialiste du premier ministre caracole en tête des sondages avec 24% d’intentions de vote mais la constitution d’un gouvernement risque d’être difficile compte tenu de la fragmentation probable du parlement, avec notamment l’émergence d’un nouveau parti d’extrême droite, Vox. Ce sera la quatrième fois en quatre ans que les électeurs sont convoqués devant les urnes. Cette instabilité politique n’affecte guère les investisseurs. Le rendement à 10 ans espagnol est resté stable à 1,24%. Il s’est fortement contracté depuis le début de l’année car l’Espagne affiche une croissance économique soutenue. Elle devrait le rester encore cette année et dépasser celle de la zone euro à 2,2% (contre 1,3%) selon les économistes de Barclays mais si le pays risque d’être affecté par le ralentissement mondial. La production industrielle s’est fortement contractée en décembre.
Alors que la pertinence de l’accusation reste à démontrer, cette affaire sans précédent soulève des interrogations en matière de droit et de gouvernance.
Pas de quoi plomber le budget vacances, mais le symbole est fort. Edimbourg, deuxième ville la plus visitée du Royaume-Uni après Londres, pourrait être la première de Sa Gracieuse Majesté à imposer une taxe de séjour à ses visiteurs. La capitale écossaise envisage d’appliquer à tout logement touristique (des hôtels aux plateformes entre particuliers, mais hors campings) une taxe de deux livres par chambre et par jour (sept au maximum).
Le jean 501 et sa veste coordonnée seront de rigueur pour sonner la cloche du retour en Bourse d’une icône : Levi Strauss & Co a formellement engagé auprès de la SEC (Security and exchange commission) une procédure de cotation sur le NYSE, après une première expérience entre 1971 et 1984. Aidé d’un bataillon de banques, Goldman Sachs et JPMorgan en tête (BNP Paribas s’est glissée dans les rangs), le groupe viserait une valorisation de 5 milliards de dollars.
Imagination. Le 07 mars prochain, la Banque centrale européenne devrait annoncer comment elle assurera le refinancement des banques de la zone euro qui ont eu recours aux TLTRO 2, un montant d’environ 750 milliards d’euros. Quelque 400 milliards arrivent à échéance en juin 2020. Ces opérations de financement ciblées (T pour targeted dans la mesure où elles sont conditionnées à des objectifs de production de crédit pour se voir appliquer un taux de – 0,40 %, identique au taux de dépôt) ont débuté en 2016 pour une durée de quatre ans. Les TLTRO2 peuvent être intégrées par les banques à leurs ratios structurels de liquidité NSFR (net stable funding ratio) à un an et plus. D’où la nécessité d’assurer le refinancement des montants en jeu avant juin 2019 pour éviter une éventuelle crise de liquidité. Parmi les économistes et les stratégistes, un consensus se dégage. La BCE devrait renouveler des opérations de financement longues, mais plus courtes que les TLTRO : deux ans, peut-être trois. Pour les uns, les opérations ne seraient plus « ciblées » et reprendraient la forme de LTRO ; pour d’autres, elles continueraient d’être associées à la production de crédit. Les échanges entre les économistes portent sur la nature des adjudications, probablement sans plafond (full allotment) ; le taux d’intérêt appliqué, plutôt variable que fixe (taux refi ou taux de dépôt). Une forte minorité d’économistes penche pour la reconduction des TLTRO2 dans leur forme actuelle, les changements des modalités des opérations interviendraient plus tard. Une solution simple passerait, pour quelques analystes, par le report des remboursements des TLTRO, le temps de préparer les banques et de tenir compte du l’évolution du contexte macroéconomique. La seule certitude est que la BCE va devoir éclairer les lumières des banquiers.
Malgré des taux chinois à 3 mois revenus presque au niveau du Libor dollar, le yuan a non seulement cessé de reculer mais a même regagné 3% contre dollar.
Le Crédit Immobilier de France (CIF) a indiqué mercredi qu’il a cédé à EOS France en décembre 2018 un portefeuille de créances hypothécaires douteuses et contentieuses. Cette opération a porté sur des créances d’une valeur faciale totale de 125 millions d’euros, avec en garantie les actifs immobiliers sous-jacents, précise un communiqué du groupe. EOS est la filiale du groupe allemand Otto, spécialisée dans l’acquisition et la gestion de créances. Sauvé de la faillite par une garantie de l’Etat fin 2012, le CIF est désormais géré en extinction.
Au moins 40 milliards de couronnes suédoises (près de 3,8 milliards d’euros) auraient été transférés entre des comptes chez Swedbank et Danske Bank dans les pays baltes entre 2007 et 2015, selon une enquête de la télévision suédoise SVT. Les transactions effectuées par une cinquantaine de clients auraient dû alerter Swedbank car il s’agissait d’entreprises sans activités visibles ni propriétaires véritablement connus, ou qui étaient représentées par des prête-noms. «L’enquête porte sur plus de 1.000 clients de Swedbank dans des pays à haut risque, qui sont connus dans le cadre du scandale de blanchiment de Danske Bank», selon SVT. L’action Swedbank perdait 5,6% après cette annonce.
L’indice de confiance du consommateur dans la zone euro calculé par Eurostat est remonté à -7,4 en première estimation pour le mois de février, soit un demi-point au-dessus de son niveau de janvier. Le consensus Reuters prévoyait en moyenne un chiffre de -7,8. Pour l’ensemble de l’Union européenne, cet indice a progressé de 0,6 point à -7,2, précise Eurostat. L’un et l’autre sont nettement supérieurs à leur moyenne de long terme (-11,3 pour la zone euro, -10,5 pour l’ensemble de l’Union).
La foncière veut renforcer ses fonds propres en proposant un dividende en actions (ou en numéraire), et vise un ratio d’endettement inférieur à 40% en fin d’année.
La société américaine de capital-investissement Bain Capital a confié à Nomura Holdings et à Mitsubishi UFJ Morgan Stanley la gestion de l’introduction en Bourse de Toshiba Memory. Elle pourrait avoir lieu dès septembre selon Reuters. La cotation du deuxième fabricant mondial de puces de mémoire flash NAND, racheté l’an dernier par un consortium mené par Bain, pourrait être la plus importante IPO au Japon cette année. Pour préparer l’opération, Toshiba Memory devrait racheter pour 400 milliards de yens (3,2 milliards d’euros) d’actions préférentielles actuellement détenues par Apple, Dell, Seagate et Kingston. Il cherche également à refinancer 600 milliards de yens de dette.