Les ministres des Finances du G7 sont tombés d’accord jeudi sur la nécessité de traiter les défis soulevés par la taxation de l'économie digitale et d’avancer sur la voie d’une imposition minimale des bénéfices des Gafa. Présenté comme une avancée majeure par le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, ce compromis témoigne en fait de la volonté des Etats-Unis ou du Japon de régler cette question dans le cadre de l’OCDE et non du G7. «Les ministres sont convenus qu’un niveau minimal d’imposition effective, comme c’est par exemple le cas du régime américain Gilti, contribuera à assurer que les entreprises paient leur juste part d’impôt», indique l’accord, qui évoque également «de nouveaux droits d’imposition» sur des activités exercées sans présence physique. Les ministres visent «un accord global sur les grandes lignes de l’architecture de ces règles d’ici à janvier 2020.» S’agissant de la taxe Gafa française, source de tensions avec les Etats-Unis, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a d’ailleurs indiqué que Washington n’abandonnait pas ses menaces de représailles.
Les exportations japonaises ont connu en juin un déclin pour le septième mois consécutif, de -6,7% en rythme annuel après -7,8% en mai, sous l’effet des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, ses deux principaux marchés à l’exportation, d’après les statistiques du ministère des Finances. «Le tableau devrait rester sombre dans les mois à venir», note Nomura, alors que Tokyo s’est engagé dans un contentieux diplomatique et commercial avec Séoul en décidant de restreindre les exportations de composants électroniques vers la Corée du Sud.
Savills Investment Management a annoncé jeudi 18 juilletl’acquisition auprès d’Alides REIM NV d’un immeuble de bureaux de sept étagesà Bruxelles. L’opération a été réaliséepour le compte de son fonds IM European Commercial (ECF). Livré fin 2016, l’immeuble dispose d’une surface locative de 5.872 m², de 15 places de stationnement et est certifié BREEAM « Excellent ». «Il s’agit de notre deuxième investissement dans la région après l’acquisition d’un immeuble de bureaux à Luxembourg dans le quartier du Kirchberg. Nous continuons à rechercher des opportunités similaires, à Bruxelles ou à Luxembourg, pour nos différents clients», indique Laurent Vouin, responsableFrance et Benelux de Savills IM, cité dans un communiqué. Dans cette opération, Savills IM a été conseillé par CBRE, Loyens & Loeff, PWC et Drees & Sommer. Le fonds ECF est un fonds Core diversifié pan-européen, qui détient désormais 19 actifs qui représentant une valeur totale d’environ 800 millions d’euros.
La néobanque allemande N26 a annoncé ce 18 juillet une extension de 170 millions de dollars de sa levée de fonds de série D, pour atteindre 470 millions de dollars. L’opération la valoriserait 3,5 milliards de dollars, contre 2,7 milliards de dollars précédemment. «Tous les investisseurs de janvier ont prolongé leur investissement dans N26, soulignant leur confiance vis-à-vis des perspectives de croissance», a déclaré la fintech dans un communiqué. Depuis sa création, N26 a levé plus de 670 millions de dollars. Les investisseurs qui ont participé à l’extension sont notamment Insight Venture Partners, GIC (fonds souverain de Singapour), Tencent, Allianz X, Peter Thiel de Valar Ventures, Earlybird Venture Capital, et Greyhound Capital. La société avait annoncé son lancement aux États-Unis la semaine dernière.
Le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a présenté jeudi ses propositions pour mettre en place un régime universel unifiant les 42 régimes existants, censé apporter plus de lisibilité et d'équité au système. Tour d’horizon des orientations de la réforme
L'âge pivot permettant aux actifs de partir à la retraite avec un équivalent du taux plein sera fixé à 64 ans en 2025 lors de la mise en place du nouveau régime universel qui doit unifier les 42 régimes existants, a fait savoir jeudi le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, à l’occasion de la présentation de son rapport sur la réforme du système. Celui-ci a été présenté jeudi matin aux partenaires sociaux avant d'être remis au Premier ministre.
DYNAMISME Elliott Management confirme son engagement activiste, selon des données compilées par Lazard. Le fonds créé par Paul Singer, qui s’est immiscé la semaine passée dans le rapprochement Altran - Capgemini, est celui qui a mobilisé le plus de capitaux depuis le début de l’année, soit 3,4 milliards de dollars à travers six nouvelles campagnes (Bayer, SAP,…) et 17,4 milliards de dollars dans des campagnes en cours. Il est suivi par le fonds de Carl Icahn (2,8 milliards de dollars en 2019) et ThirdPoint (1,5 milliard de dollars). Starboard Value s’est révélé le plus actif avec dix nouvelles campagnes lancées. Sur le premier semestre 2019, les capitaux déployés ont atteint 22 milliards de dollars dans ces stratégies activistes. Ces dernières ont permis aux acteurs financiers de remporter 81 sièges au sein des conseils d’administration des sociétés ciblées.
BOULE DE CRISTAL Une année pour l’investissement en immobilier d’entreprise européen toute en promesse. Selon les estimations de Savills, 2019 serait certes en baisse de 13 % par rapport à l’année précédente, un millésime exceptionnel, néanmoins, les volumes d’investissement devraient atteindre 219 milliards d’euros. Et parmi les trois grands marchés de destination (Grande Bretagne, France et Allemagne), l’Hexagone est en bonne voie pour rééditer son exploit de 2018, année durant laquelle il avait atteint un niveau inédit (32,8 milliards d’euros). Le conseil note que les flux investis ont accéléré au 2e trimestre, permettant au marché de frôler la barre des 14 milliards d’euros de transactions. Un dynamisme qui doit beaucoup aux investisseurs internationaux. Leur part est passée en un an de 48 % à 51 % des flux d’investissement. Le premier semestre de l’année a notamment été marqué par la percée des investisseurs coréens, à l’origine de 19 % des volumes investis en région parisienne.
C’est le montant atteint par les émissions d’obligations vertes (green bonds) sur le premier semestre 2019, marquant une progression de 26,2 % sur un an selon des données Refinitiv. Le nombre de ces opérations a crû de 14,9 %. Le record réalisé l’année précédente, de 132,2 milliards de dollars, devrait dès lors être dépassé cette année.
…de dollars. C’est le montant record détenu par les investisseurs étrangers en obligations chinoises. Depuis l’inclusion début avril des titres souverains libellés en renminbi dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate, les flux d’achats ont fortement progressé, notamment via le Bond Connect. Le mouvement devrait s’accélérer avec l’inclusion des obligations crédit dans d’autres indices. L’IIF rappelle pourtant que les non-résidents restent prudents, en raison de la faible liquidité. Ils détiennent à peine plus de 2 % du marché.
Des taux d’intérêt toujours plus bas plus longtemps, un rêve pour tout emprunteur. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Non, si l’on en juge la pente ascendante de la dette mondiale. Elle a progressé à 246.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. C’est 320 % du PIB mondial. Le gonflement de l’endettement va se poursuivre selon l’Institute of International Finance (IIF), vu la tonalité globalement accommodante des banques centrales. Mais ont-elles vraiment le choix ?
On peut toujours compter sur ses concurrents dans les moments difficiles. Le 12 juillet, le brasseur belge AB InBev a renoncé à coter ses activités asiatiques, signant ainsi l'échec le plus retentissant de l’année sur le primaire actions. Une bien mauvaise publicité pour les banques chargées du placement, Morgan Stanley et JPMorgan, qui ont semble-t-il fait mousser auprès de l'émetteur le prix que les investisseurs étaient prêts à payer. Un banquier de Goldman Sachs, rapporte Reuters, s’est empressé d'écrire à ses collègues pour que ceux-ci rassurent leurs clients: les marchés restent ouverts aux opérations financières, encore faut-il être bien conseillé. «MS est la seule banque à avoir joué un rôle de lead sur les deux plus grosses IPO reportées à Hong Kong lors de la dernière décennie», selon son message confraternel.
Les ministres des Finances du G7 se sont mis d’accord mercredi sur le principe d’une taxation minimale des sociétés, mais sans fixer de taux plancher, a indiqué la présidence française. «Nous devons fixer un taux à un moment donné, mais il est trop tôt pour décider», a indiqué une source française, citée par Reuters, au terme de la première journée de réunion à Chantilly (Oise) des ministres des Finances du G7, en allusion au projet porté par la France et l’Allemagne, soutenu par les Etats-Unis, de fixer un impôt minimal pour les sociétés. La présidence française du G7 s’est donné pour objectif de «mettre fin à l'évasion fiscale» qui «permet à des multinationales de réaliser des profits à un endroit et de les déplacer à un autre où les niveaux de taxation sont inférieurs».
Les agences de régulation américaines (Fed, FDIC, OCC) ont annoncé hier qu’elles ne prendraient pas de mesure liée à la règle Volcker à l’égard de certains fonds étrangers pour une période supplémentaire de deux ans. Elles prévoient d’alléger cette règle interdisant aux banques de spéculer pour compte propre et de détenir des intérêts dans les hedge funds et fonds de private equity, mais ne souhaitent plus intégrer à la réforme certains fonds étrangers, alors qu’elles avaient annoncé précédemment un traitement similaire.
L'économie des Etats-Unis a continué de croître à un rythme «modeste» ces dernières semaines et ses perspectives sont «généralement positives» malgré les incertitudes liées aux tensions commerciales, selon le Livre beige sur l'état de la conjoncture récente, publié mercredi par la Réserve fédérale. Le rythme de l’inflation a été «de stable à légèrement en baisse» par rapport à la période précédente et le marché du travail reste tendu malgré un léger ralentissement de la croissance de l’emploi, selon le document. Le Livre dresse un tableau d’une économie américaine globalement en bonne santé avant la réunion monétaire des 30 et 31 juillet, au terme de laquelle la banque centrale devrait pourtant annoncer, selon les attentes du marché, qu’elle baisse ses taux d’intérêt.
La Commission européenne a lancé une enquête approfondie sur le fonctionnement de sa place de marché, malgré l’accord conclu avec l’Allemagne et l’Autriche.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a annoncé mercredi plusieurs changements à sa direction. Christophe Frankel, le directeur financier, va prendre en charge les risques en tant que chief risk officer. Il sera remplacé par Kalin Anev Janse, actuel secrétaire général, également en charge du programme de financement du fonds de secours européen. Sofie De Beule-Roloff, aujourd’hui DRH, entrera au comité de direction du MES comme directrice des opérations (COO). Nicola Giammaroli, responsable de la stratégie et des relations institutionnelles, assumera le secrétariat général.
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont progressé de 2% sur un an en juin, comme durant le mois précédent, mais les coûts de fabrication ont reculé pour la première fois depuis trois ans, montrent des données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). Dans le secteur manufacturier, les coûts des matières premières, en grande partie importées, ont reculé de 0,3% en juin sur un an, leur première baisse depuis trois ans. Les prix producteurs ont ainsi diminué de 0,1% d’un mois sur l’autre et progressé de 1,6% sur un an, soit le taux le plus bas depuis septembre 2016.
L’Allemagne a compté plus de 83 millions d’habitants l’an dernier, un record dû en grande partie à l’immigration en provenance d’Europe de l’Est, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Le solde migratoire de l’Allemagne est tombé à 400.000 personnes en 2018, contre 416.000 en 2017. Les autres Etats membres de l’Union européenne étaient la principale source d’origine des nouveaux arrivants (202.000 personnes), avec en tête la Roumanie (68.000), devant la Croatie (29.000), la Bulgarie (27.000) et la Pologne (20.000). Vieillissement de la population et faible taux de natalité réduiraient encore la force de travail ces prochaines décennies outre-Rhin.