Louis Dreyfus Company (LDC) veut tailler dans ses coûts. Dans un mémo interne vu par Reuters, le producteur et courtier en matières premières agricoles demande à ses cinq principaux directeurs de trouver des « économies et des gains de productivité ». Les économies porteront notamment sur les frais de voyage, les recrutements et les salaires. L’envoi du mail annonçant la mise en place du plan a été confirmé à Reuters par un porte-parole de LDC qui a rappelé que le groupe fait face à un marché compliqué.
L’agence de notation Moody’s a confirmé jeudi la note de crédit du groupe de luxe LVMH à A1 ainsi que la perspective stable assortie à cette note, après l’annonce du projet d’acquisition du joaillier américain Tiffany pour une valeur d’entreprise de 16,9 milliards de dollars.
L’inflation a progressé en Allemagne en novembre mais très légèrement. Les prix à la consommation calculés aux normes européennes IPCH ont augmenté de 1,2% sur un an, selon l’institut statistique Destatis, le chiffre le plus élevé enregistré depuis juin. Mais l’inflation reste, pour le sixième mois consécutif, nettement inférieure à l’objectif que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE), légèrement inférieur à 2%.
D’après les statistiques officielles publiées ce matin, les ventes au détail au Japon ont diminué de 7,1% en octobre en rythme annuel, sous l’effet notamment de la faible demande pour les biens coûteux - voitures, appareils électroménagers. Il s’agit de leur plus importante chute depuis mars 2015. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un déclin de 4,4%. Le gouvernement nippon a relevé le 1er octobre la TVA de 8% à 10%, une mesure que Tokyo juge essentielle pour réduire la massive dette publique du pays.
Les flux migratoires vers la Grande-Bretagne ont continué de reculer cette année à un plus bas depuis septembre 2013. Au total, le nombre de personnes y ayant migré sur un an à fin juin dépasse de 212.000 celles qui ont quitté le territoire britannique, selon l’institut de statistiques ONS.
Les statistiques publiées ce matin par la Banque centrale européenne (BCE) montrent une accélération de la croissance du crédit aux entreprises dans la zone euro, revenue à +3,8% sur un an après +3,6% en septembre. Elle reste toutefois sous ses plus hauts de l’année. Le crédit aux ménages a augmenté de 3,5% en rythme annuel, un plus haut niveau depuis 2009, contre +3,4% en septembre. Le taux de croissance annuelle de la masse monétaire M3, considérée comme un indicateur avancé de l’activité, est resté stable à 5,6% alors que les économistes prévoyaient en moyenne un chiffre de 5,5%.
L’Iran a rejeté aujourd’hui les interrogations jugées «irresponsables» de la France sur un possible déclenchement du mécanisme de résolution des conflits prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique, et susceptible de déboucher sur un rétablissement des sanctions internationales. Invoquer cette clause est impossible, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, cité par la télévision iranienne.« L’allègement par l’Iran de ses engagements nucléaires est l’application de ses droits légaux à réagir au retrait illégal et unilatéral de l’accord de l’Amérique et à l’incapacité des parties européennes à remplir leurs obligations », a-t-il dit.
Dans une lettre ouverte publiée le 28 novembre dans cinq journaux européens (Les Echos en France), 61 organisations (ONG, syndicats, think tanks, associations) et 102 experts exhortent la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, à prendre des actions concrètes et ambitieuses pour lutter contre le changement climatique. «Nous croyons que la plus puissante institution financière d’Europe ne peut rester passive face à la crise environnementale qui s’annonce», notent les signataires, rappelant que le changement climatique met en péril les écosystèmes mais aussi la stabilité financière, l’économie et les emplois. Sans effort d’atténuation, les risques physiques liés au climat pourraient amener à des pertes allant jusqu’à 24.000 milliards de dollars (21.800 milliards d’euros) sur les actifs financiers, indique le document.
Christine Lagarde insiste pour que le changement climatique soit inclus dans l’examen stratégique des objectifs de la Banque centrale européenne, se plaçant à la tête d’un mouvement mondial qui souhaite que l’environnement devienne un élément essentiel de la politique monétaire, rapporte le Financial Times. Le calendrier de la revue de stratégie de la BCE doit encore être finalisé, mais deux personnes impliquées dans les discussions ont indiqué que l’environnement devrait y figurer. Dans une lettre qui doit être publiée jeudi, une cent-cinquantaine d’universitaires, d’économistes, de syndicats et activistes environnementaux vont presser Christine Lagarde de faire davantage pour protéger le climat.
Les fournisseurs d’indices font la pluie et le beau temps sur les marchés. En quinze jours, la société chinoise ArtGo est passée du statut de la valeur la plus performante de l’année à Hong Kong (un cours multiplié par 37) à celui de catastrophe boursière, par la grâce du MSCI. Ce dernier avait décidé début novembre d’intégrer l’entreprise, spécialisée dans les carrières de marbre, dans son indice China Index. Avant de se raviser deux semaines plus tard, provoquant une chute de 98 % du cours d’ArtGo. Le MSCI, alerté par les acteurs du marché, a eu des doutes sur le flottant et la liquidité du titre. Des doutes bien tardifs, car dès septembre, un activiste, David Webb, avait alerté les autorités sur une possible manipulation de l’action ArtGo.
Les derniers signaux de stabilisation de la première économie de la zone euro et ses réticences à l’égard de tout expansionnisme budgétaire plaident pour un statu quo.
SUCCÈS Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de ce label en début d’année, les titrisations STS (simple, transparent et standardisé) ont représenté la majorité des émissions en Europe au mois de septembre, pour atteindre un volume supérieur à 5 milliards d’euros, d’après une étude de S&P Global Ratings. Et le mois d’octobre a affiché la même dynamique. Selon l’agence, l’introduction du label STS pourrait avoir eu un effet légèrement positif sur le profil de crédit des portefeuilles, du fait des modifications correspondantes dans les structures de capital des transactions. Par ailleurs, les titrisations non STS rencontrent toujours du succès, signe que les deux types d’émission pourront coexister à l’avenir.
C’est le nombre d’émissions obligataires réalisées par la Chine depuis son retour sur le marché international en 2017. Le pays a réalisé cette année une opération en euros (la première depuis 15 ans), bouclée début novembre, et un placement en dollars en quatre tranches (à 3, 5, 10 et 15 ans), lancé en début de semaine. Elle avait précédemment effectué deux placements en 2017 et 2018. La Chine cherche ainsi à constituer progressivement une courbe en dollars, qui va déjà de 2022 à 2048, mais aussi en euros.
SEUIL CRITIQUE Le marché des CLO (collateralised loan obligations), qui a doublé depuis 2013 pour atteindre plus de 800 milliards de dollars, intéresse de plus en plus les analystes. Alors que le dernier rapport trimestriel de la Banque des règlements internationaux avait dressé une comparaison entre son essor rapide et celui des CDO (collateralised debt obligations) avant la crise, les experts de Capital Economics estiment que le marché des CLO est « une source de vulnérabilité » pour le secteur financier.
Le Parlement a adopté dans la nuit de mardi à mercredi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi de finance rectificative (PLFR) pour 2019, critiqué par l’opposition. Il avait fait l’objet d’un accord en commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, conduisant notamment à dégeler 21 millions d’euros de crédits en faveur du patrimoine, comme le réclamait l’animateur Stéphane Bern. Dans ce PLFR, le déficit public s'établit à 3,1% du PIB, contre 3,2% initialement prévus, dont 0,9% lié à la conversion du CICE en baisse de charges pour les entreprises.
L’administration Trump a annoncé mercredi que ses mesures de rétorsion en réponse à l’instauration en France d’une «taxe Gafa», sur les groupes de numérique, seront publiées lundi 2 décembre, selon un communiqué du représentant américain au Commerce (USTR). La taxe Gafa crée une imposition sur les géants du secteur, en attendant une décision au niveau de l’OCDE. Elle impose ces entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France, notamment sur la publicité ciblée en ligne et la vente de données à des fins publicitaires. Les ministres des Finances du G20, réunis à Washington le 18 octobre, avaient ouvert la voie à des négociations à ce sujet au sein de l’OCDE.
Le groupe minier anglo-australien investira 749 millions de dollars (680,5 millions d’euros) dans ses activités de Greater Tom Price, dans la région du Pilbara en Australie, afin d’en pérenniser les capacités de production de minerai de fer. Le parc de camions de la mine sera équipé d’une technologie permettant un transport autonome à partir de 2021, ce qui, selon Rio Tinto, a déjà permis d’améliorer la sécurité et la productivité tout en réduisant les coûts. Les travaux de construction débuteront au premier trimestre, sous réserve de l’autorisation du gouvernement australien.
La proposition de l’Union européenne (UE) visant à établir une taxe carbone à ses frontières va nuire aux tentatives de constitution d’un front mondial contre le changement climatique, a estimé mercredi la Chine. Elle souligne en outre qu’une telle taxe irait à l’encontre d’un des principes de l’Accord de Paris de 2015. Le futur commissaire européen au Climat, Frans Timmermans, a présenté début octobre un «Green Deal» européen sur lequel la nouvelle Commission travaillera dès le 1er décembre, avec notamment la possible mise en place d’une taxe carbone aux frontières, afin de protéger les entreprises européennes de la concurrence jugée déloyale en provenance de pays ne respectant pas les mêmes exigences en matière de lutte contre le changement climatique.
Les services de renseignements français s’apprêtent à renouveler leur contrat avec la société américaine Palantir, qui lui fournit des technologies l’aidant à traiter d'énormes masses de données dans la lutte contre le terrorisme, en attendant de mettre au point un système français à 100% et entièrement indépendant, selon Reuters et L’Express. Ce partenariat a commencé dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015. En l’absence d’autre solution à court terme, la France va prolonger son contrat, signé à l’origine pour trois ans, avec la firme américaine qui met également sa technologie au service de la CIA ou de banques d’envergure mondiale.