Le Livret A a enregistré une collecte nette positive de 1,85 milliard d’euros au mois de juillet, selon les chiffres publiés par la Caisse des dépôts. Le livret d'épargne préféré des Français poursuit donc sur sa lancée positive mais avec un certain ralentissement depuis son record d’avril (5,46 milliards collectés contre 3,98 en mai et 2,96 milliards d’euros en juin. Ce niveau « n’en demeure pas moins supérieur à la moyenne des mois de juillet de ces dix dernières années (0,4 milliard d’euros en moyenne) », note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne. Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte cumulée atteint 22,25 milliards d’euros, ce qui constitue le meilleur résultat jamais enregistré par le Livret A. Il affiche un encours historique de 320,8 milliards d’euros. Le Livret de Développement Durable et Solidaire a, de son côté, également enregistré une collecte positive de 640 millions d’euros pour atteindre 118,7 milliards d’euros.
Facebook envisage de suspendre la diffusion de publicités politiques après les élections américaines du 3 novembre afin de lutter contre la désinformation post-électorale, indiquaient le New York Times et Reuters vendredi. Selon une source de Reuters, la direction du réseau social a des discussions avec des spécialistes sur plusieurs scénarios en vue du scrutin du 3 novembre et de ses suites, dont l’un pourrait conduire à empêcher Donald Trump d’utiliser Facebook pour contester les résultats. Le New York Times a rapporté que le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et plusieurs dirigeants du groupe participaient à des réunions quotidiennes sur ce sujet, et qu’ils avaient envisagé de bannir toutes les publicités politiques après le scrutin.
L’accalmie aura été de courte durée. Les fonds actions ont vu sortir 3,5 milliards de dollars au cours de la semaine se terminant le 19 août, alors qu’ils avaient brièvement renoué avec la collecte la semaine précédente. Les investisseurs se sont surtout délestés de leurs actions américaines. Ainsi, les fonds actions US ont accusé des rachats nets de 7,8 milliards de dollars, soit leur plus forte décollecte en 15 semaines, selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Les flux sortants sur cette classe d’actifs ont même atteint 32 milliards de dollars ces deux derniers mois, dont 11 milliards de dollars de rachats sur les fonds de croissance US. Dans ce contexte peu porteur, les fonds d’actions européennes ont réussi à maintenir une faible collecte, de 200 millions de dollars. Et les fonds d’actions émergentes ont enregistré leurs premières entrées nettes en six semaines, avec 1,3 milliard de dollars. Les fonds actions japonaises ont en revanche subi leur première décollecte en 26 semaines, avec -1,3 milliard de dollars. Coté fonds obligataires, les flux entrants se maintiennent à un bon rythme. Ils ont engrangé 14,5 milliards de dollars sur la semaine, ce qui représente leur dix-neuvième semaine de forte collecte. Les fonds «investment grade» ont été particulièrement appréciés des investisseurs, qui y ont placé 10 milliards de dollars. Les fonds métaux précieux restent également très prisés, avec une collecte de 1,2 milliard de dollars. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 29,7 milliards de dollars sur la semaine. Cela porte à 105 milliards de dollars les rachats sur cette classe d’actifs sur les trois derniers mois, après une collecte record de 1.200 milliards de dollars.
Les femmes qui rejoignent le métier de la gestion d’actifs ont presque doublé ces quatre dernières années, montrent des données du CFA Institute compilées pour Money Marketing. En 2015, 4.348 femmes ont intégré le programme Chartered Financial Analyst, une formation professionnelle de troisième cycle pour les professionnels de l’investissement et de la finance gérée par le CFA Institute. Quatre ans plus tard, elles étaient 8.059 à le faire. Dans le même temps, les candidats masculins sont passés de seulement 9.235 à 10.491 personnes.
Le gérant de hedge funds au centre de la faillite de Neiman Marcus a reconnu avoir commis l’une des pires erreurs de sa vie, alors qu’un rapport du Département américain de la Justice l’accusait d’avoir commis une faute grave et a jeté le plan de sauvetage du distributeur dans la tourmente, rapporte le Financial Times. Daniel Kamensky a fait cet aveu à l’organisme américain de surveillance des faillites qui enquêtait sur un litige entre son hedge fund Marble Ridge Capital et les banquiers d’affaires de Jefferies & Co. Les deux sociétés se battaient pour racheter 160 millions de dollars de titres illiquides émis par le grand magasin en faillite, selon un rapport déposé au tribunal mercredi. Daniel Kamensky a notamment affirmé qu’il utiliserait sa position de coprésident du comité des créanciers non garantis de Neiman pour empêcher Jefferies d’acquérir les actions, selon le rapport, même si cela signifiait que les autres créanciers recevraient moins d’argent. «NE FAITES PAS D’OFFRE», a écrit le gérant à un cadre de Jefferies via la plateforme de messagerie instantanée Bloomberg, selon le rapport. Marble Ridge «a violé son devoir fiduciaire de loyauté envers les créanciers qu’il représentait en contraignant un investisseur extérieur à s’abstenir de faire une offre», a écrit Henry Hobbs du Bureau du syndic américain, une unité du DoJ qui supervise le processus de faillite. Daniel Kamensky a admis que tenter d’influencer Jefferies était une «grave erreur», selon le rapport.
Goldman Sachs a annoncé jeudi qu’il proposerait prochainement des services de compensation (clearing) pour des dérivés de changes, un produit jusqu’à présent traité essentiellement de gré à gré. La banque américaine utilisera pour cela la plate-forme londonienne de LCH, ForexClear.
Le département d’Etat américain a informé Hong Kong de la suspension ou de l’annulation de trois accords bilatéraux, en réponse à l’instauration début juillet, à l’initiative de la Chine, d’une nouvelle loi de sécurité nationale. Dans un communiqué, le département d’Etat américain a fait savoir que les accords concernés couvraient «la remise de délinquants fugitifs, le transfert de personnes condamnées et des exonérations fiscales réciproques sur des revenus provenant de l’exploitation internationale de navires». Pékin n’a pas tardé à répliquer, le ministère chinois des Affaires étrangères ayant déclaré quelques heures plus tard que l’ancienne colonie britannique suspendrait certaines coopérations judiciaires avec les Etats-Unis.
La Réserve fédérale américaine va réduire le nombre de ses opérations hebdomadaires d’apport de liquidité en dollars à 7 jours avec les principales banques centrales (BCE, BoE, BoJ et BNS), a annoncé la BCE dans un communiqué. Elles passeront de trois à une par semaine à partir du 1er septembre, alors que les conditions de financement en dollars se sont améliorées et que la demande lors des dernières opérations a été faible. La Fed maintiendra cependant son calendrier d’appels d’offres à 84 jours avec ces banques centrales à raison d’un par semaine. La Fed a déjà réduit la fréquence de ces opérations d’apport de liquidités en dollars.
Les dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) ont débattu lors de leur réunion de juillet de la flexibilité de ses achats d’obligations sur les marchés dans le cadre du programme d’urgence PEPP (pandemic emergency purchase programme), selon les minutes de la réunion du 16 juillet. Le compte rendu suggère que certains responsables de l’institution ne sont pas disposés à accepter un relèvement supplémentaire de son enveloppe, déjà portée à 1.350 milliards d’euros. «L’argument a aussi été soulevé selon lequel la flexibilité du PEPP suggère que l’enveloppe d’achats nets devrait être considérée comme un plafond plutôt que comme un objectif», dit le document. Ces minutes révèlent aussi que les données récentes ont surpris à la hausse et certains des risques à la baisse entourant les perspectives ont diminué, renforçant la possibilité que l’enveloppe puisse ne pas être déployée intégralement. La formulation du compte rendu laisse toutefois entendre que cette opinion était minoritaire. «Dans le scénario de base, l’hypothèse actuelle était que l’enveloppe du PEPP devrait être utilisée en intégralité», ajoute le document. La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE est prévue le 10 septembre.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont reparties à la hausse lors de la semaine au 15 août, à 1,106 million contre 971.000 (chiffre révisé en légère hausse) la semaine précédente, selon le département du Travail. C’est près de 200.000 inscriptions de plus qu’attendu. La moyenne mobile sur quatre semaines diminue cependant à 1,175 million contre un peu plus de 1,254 million la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a lui aussi baissé, à 14,844 millions lors de la semaine au 8 août contre 15,480 millions la semaine précédente. En outre, l’indice Philly Fed a fortement reculé (17,2 contre 24,1) en août, selon l’enquête mensuelle de la Fed locale, montrant que les conditions d’activité dans la région de Philadelphie se sont dégradées plus nettement qu’attendu. La composante emploi recule fortement.
La Chine prendra «toutes les mesures nécessaires» pour protéger les intérêts légitimes de ses entreprises, a averti jeudi le ministère du Commerce à Pékin, en réponse à l’alourdissement des mesures américaines à l’encontre de Huawei Technologies. «La partie américaine doit renoncer immédiatement à ses comportements erronés», dit-il sur son site Internet, sans préciser la nature des mesures qu’il envisage. L’administration Trump a étendu lundi les restrictions annoncées en mai pour empêcher le géant chinois des télécommunications d’obtenir des semi-conducteurs sans autorisation spéciale et a ajouté 38 de ses filiales à sa liste noire.
Les taux longs ont fortement rebondi depuis mai avec la reprise économique et une politique monétaire moins accommodante. Les investisseurs étrangers se sont rués sur ce marché.
Olaf Scholz, le ministre des Finances et candidat du SPD à la chancellerie, estime que l’Allemagne ne pourra pas respecter la règle d’or budgétaire en 2021.
Le montant des prêts garantis par l'État (PGE) accordés aux entreprises pour faire face à la crise du coronavirus s'élève désormais à 115,5 milliards d’euros, a indiqué jeudi Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), sur BFMTV. Elle a précisé que ce montant s’approchait de celui initialement estimé par la FBF, «entre 120 et 130 milliards d’euros». Une somme dont ont bénéficié au total 560.196 entreprises. Lancé fin mars, ce prêt remboursable à la fin de la première année (et qui peut être prolongé de cinq ans) a été plébiscité par les TPE, qui représentent 89% des demandes. Par ailleurs, «les banques ont accordé des moratoires sur les crédits standards qu’elles avaient réalisés auparavant», a précisé Maya Atig.
La Banque de Nouvelle-Écosse (Scotia Bank) a accepté de payer plus de 127 millions de dollars pour mettre fin à des accusations en lien avec son rôle dans ce que les autorités décrivent comme un vaste programme de manipulation des prix. L’amende est le résultat de multiples accords trouvés mercredi avec le ministère américain de la Justice et l’organisme de tutelle des marchés à terme, selon le Wall Street Journal. Les accusations portaient sur des milliers d’ordres de manipulation pour des contrats futurs sur des métaux précieux placés sur les bourses américaines sur une période de plus de huit ans, par quatre traders de la banque.
Steve Bannon, conseiller clé de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016, a été mis en examen pour détournement de fonds dans le cadre d’une campagne de financement participatif de la construction d’un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, a annoncé jeudi la justice américaine. Il avait été limogé de son poste à la Maison Blanche en 2017 après avoir exprimé publiquement son désaccord avec la politique de l’administration Trump sur la Corée du Nord. Il encourt une peine maximale de 40 ans de détention. Le projet de construction d’un mur le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, promesse phare de la campagne de 2016, censé freiner l’immigration illégale, s’est heurtée depuis à des contestations judiciaires.
Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie en charge des PME, Alain Griset, a indiqué mercredi sur BFMTV qu’il y aura des contrôles sur le port du masque en entreprise, qui devient obligatoire à partir du 1er septembre. Son application relève de la responsabilité de l’employeur, qui devra fournir les masques. En cas de refus du port du masque, «considéré comme une faute», un salarié «pourra recevoir un avertissement», a souligné le ministre. Il a affirmé «qu’il y aura des contrôles» réalisés par l’inspection du travail pour s’assurer de la bonne application des règles par l’entreprise.
L’inflation a continué à accélérer dans la zone euro au mois de juillet, selon les données d’Eurostat, confirmant sa première estimation. Les prix à la consommation ont progressé le mois dernier de 0,4%, selon les normes harmonisées européennes (IPCH), après 0,3% en juin. En excluant les produits alimentaires frais et l'énergie (dont les prix sont plus volatils), l’inflation dans la zone euro a augmenté de 1,3%, après 1,1% en juin.
La désignation officielle de Joe Biden pour les démocrates lance l’élection présidentielle américaine sur fond de tensions avec la Chine, de coronavirus et de discussions sur un nouveau plan de relance.
Jordan Belfort, le trader américain qui avait inspiré au cinéaste Martin Scorsese le personnage principal de son film, Le loup de Wall Street, en 2013, a signé un contrat en tant que coach avec la plate-forme de formation pour traders RagingBull, selon le Financial Times. Il avait fait ses débuts dans les années 1990 avec une société de courtage basée à Stratton Oakmont, qui était décrite comme «escroquerie caractéristique de type ‘boiler room’» par la Securities and Exchanges Commission (SEC), le gendarme financier américain. Il avait été envoyé en prison et interdit de toute collaboration avec tout courtier, société d’investissement ou conseil en investissement.
Les exportations japonaises ont décliné en juillet de plus de 10% pour un cinquième mois consécutif, alors que la pandémie a affecté les livraisons vers les Etats-Unis. Les exportations ont décliné de 19,2% en rythme annuel, selon les données gouvernementales. Les livraisons vers les Etats-Unis ont chuté de 19,5%, mais les exportations vers la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont progressé de 8,2%. Les commandes d'équipements industriels, considérées comme un indicateur avancé de l’investissement des entreprises à un horizon de 6 à 9 mois, ont aussi baissé de 7,6%.
La banque centrale d’Indonésie a, comme prévu, laissé ses taux inchangés, estimant que leur niveau actuel était compatible avec ses efforts pour soutenir l’économie. Le taux reverse repo à 7 jours, son principal taux directeur, est resté à 4%, son plus bas niveau depuis 2016. Ce taux ainsi que ses deux autres taux (overnight deposit à 3,25% et lending rate à 4,75%) ont été abaissés à quatre reprises depuis janvier en réponse à la crise du coronavirus. C’est aussi l’une des banques centrales parmi les marchés émergents à avoir lancé un quantitative easing.
Delivery Hero restait le favori pour prendre la place de Wirecard dans l’indice phare de la Bourse de Francfort, le DAX 30, à l’issue d’un remaniement qui devait être effectué mercredi soir par l’opérateur boursier Deutsche Börse, selon les calculs de Dow Jones Newswires. LPKF Laser devrait intégrer le TecDAX, tandis qu’Aixtron devrait entrer dans le MDAX et Hornbach Baumarkt dans le SDAX. Deutsche Börse devait communiquer sur Wirecard mercredi soir, après la fermeture de Wall Street. Les changements au sein de l’indice entreront en vigueur la semaine prochaine.
La hausse des prix à la consommation a accéléré en juillet en Grande-Bretagne à son plus haut depuis mars. L’indice des prix a progressé de 1% après 0,6% en juin, selon les données de l’Office national des statistiques (ONS). Le fait que les magasins d’habillement n’aient pas fait d’offre pendant les soldes comme à l’accoutumée, alors qu’ils venaient juste de rouvrir leurs portes après les mesures de restriction mises en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, a fait grimper les prix. Mais les économistes s’attendent à une baisse au cours des prochains mois, et dès août notamment, en raison du programme Eat Out to Help Out. L’inflation core, qui exclut les prix les plus volatils (alimentation, énergie, alcool et tabac), a bondi à un plus-haut d’un an à 1,8% après 1,4% en juin. Le consensus attendait une légère baisse. La Banque d’Angleterre a indiqué début août qu’elle s’attendait à ce que l’inflation devienne négative à court terme (-0,3% en août).
La dette à long terme allemande a du succès malgré des taux négatifs. L’émission d’un emprunt souverain à 30 ans a recueilli hier sa plus forte demande depuis 1997, selon les données compilées par Bloomberg. La demande a représenté 2,9 fois l’offre. L’Allemagne a émis 1,249 milliard d’euros (sur 1,5 milliard proposés) auprès des investisseurs avec un rendement de -0,05% sur cette souche, qui pèse désormais 15,5 milliards, selon l’agence de gestion de la dette. La faiblesse du dollar, qui a atteint un plus-bas de deux ans face à l’euro, incite les investisseurs à se tourner, notamment, vers les actifs libellés dans la monnaie unique.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé mercredi une baisse historique de son indicateur du commerce des marchandises au deuxième trimestre, en raison de la pandémie. Au deuxième trimestre, celui-ci s’est établi à 84,5, en baisse de 18,6 points par rapport à l’année précédente. «Les données enregistrées en juin laissent entendre que le volume du commerce mondial des marchandises avait baissé de 14% entre le premier et le deuxième trimestres», indique l’organisation. «Cette estimation ainsi que le baromètre du commerce des marchandises signalent qu’en 2020 le commerce mondial évolue conformément au scénario moins pessimiste que ceux présentés par l’OMC en avril», ajoute-t-elle.