L’assouplissement de certaines mesures de confinement stimule la consommation en Allemagne. Les ventes au détail ont enregistré en mars leur plus forte hausse en glissement annuel depuis le début de la pandémie. L’Office fédéral de la statistique (Destatis) a fait état lundi d’un bond de 11% en termes réels, contre une baisse de 6,6% (chiffre révisé) en février. C’est largement supérieur aux attentes. Les économistes interrogés par Reuters par exemple tablaient en moyenne sur une baisse de 0,3% en mars. Sur un mois, les ventes au détail - un indicateur volatil et souvent sujet à révision - ont augmenté de 7,7%.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait commencer «à penser à sortir progressivement du mode d’urgence du côté de la politique monétaire si, en accélérant la campagne de vaccination, nous parvenons à avoir vacciné 70% de la population adulte européenne d’ici à l’été et si l’économie commence à prendre de la vitesse», a déclaré le vice-président de l’institution Luis de Guindos, dans un entretien à La Repubblica publié lundi.
Le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, est visé par une plainte déposée en France par l’association Sherpa pour des soupçons de biens mal acquis, a déclaré lundi à Reuters une responsable de l’organisation non gouvernementale (ONG).
Le gouvernement français va adapter le fonds de solidarité aux mesures envisagées de déconfinement. Il sera intégralement maintenu jusque fin mai et son accès sera assoupli à partir du mois de juin, avec «clause de rendez-vous» fin août, pour les entreprises qui ne pourront pas reprendre dans l’immédiat une activité normale en France malgré la levée progressive des restrictions, a déclaré lundi Bruno Le Maire sur RTL.
Les actions de sociétés qui se sont introduites en Bourse par le biais d’accords de «chèque en blanc» ont chuté des deux cinquièmes en moyenne par rapport à leur niveau le plus haut, selon des calculs du Financial Times. Sur les 41 Spac qui ont bouclé des transactions depuis le début de 2020, seulement trois se négocient dans une fourchette de 5 % du pic de leurs actions. 18 ont perdu plus du double de leur valeur et plusieurs sont en baisse de plus de 80 %. Le déclin moyen est de 39 %. Ces chiffres sont issus d’une analyse par le FT de données de Refinitiv qui suivent les Spac ayant acquis des sociétés de plus de 1 milliard de dollars.
Warren Buffett a vivement critiqué l’emballement de Wall Street pour les Special Purpose Acquisition Companies (Spac), ces coquilles vides cotées, samedi, lors de l’assemblée générale de son conglomérat Berkshire Hathaway, qui s’est tenue en format virtuel. Le groupe de Warren Buffett a vu ses réserves de cash rebondir pour atteindre 145,4 milliards de dollars. Berkshire Hathaway a bien 70 à 80 milliards de dollars qu’il aimerait «mettre au travail». «L’envie de spéculer est très forte dans le monde entier et, de temps en temps, elle reçoit une énorme poussée et on en arrive à ce moment où il y a plus de gens qui entrent dans le casino que de gens qui en sortent chaque jour», a-t-il averti.
Eni a annoncé vendredi prévoir une cession ou une cotation en Bourse d’une part minoritaire de sa nouvelle division d'énergie renouvelable après avoir fait état d’un bond de son bénéfice au premier trimestre. Cette division, qui comprend la production et la vente d'énergie renouvelable aux particuliers, pourrait être valorisée environ 10 milliards d’euros dans le cadre d’une introduction en Bourse, selon Reuters. D’autres groupes énergétiques en Europe, dont l’espagnol Repsol, envisagent une scission de leurs activités de renouvelables afin de lever des fonds pour réduire leur dette et financer leur retrait progressif du pétrole et du charbon.
La séquence des décisions de politique monétaire se poursuivra cette semaine avec la réunion prévue de la Banque d’Angleterre. Les investisseurs suivront également de près le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis. Après les récentes réunions de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque d’Angleterre (BOE) annoncera jeudi sa décision sur les taux en vigueur outre-Manche. Ils seront aussi attentifs à une nouvelle salve de résultats trimestriels en Europe et aux Etats-Unis. Vingt-cinq entreprises du SBF 120 publieront leur chiffre d’affaires ou leurs résultats, dont la Société Générale, le Crédit Agricole, Axa, Stellantis, Veolia, ArcelorMittal, Legrand et Casino. Volkswagen, BMW, Siemens et IAG en Europe publieront également leurs comptes trimestriels.
S&P Global Ratings a indiqué vendredi prévoir un rebond de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année, alors que l'économie de l’union monétaire s’est contractée au début de l’année. Le PIB de la zone euro a reculé de 0,6% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Alors qu’elle s'était déjà contractée de 0,7% au quatrième trimestre de 2020, l'économie des 19 est entrée dans sa deuxième récession technique en un an.
Après la France, l’Allemagne, le Portugal, la Grèce et la Slovaquie, l’Espagne, l’un des principaux bénéficiaires du fonds de relance européen derrière l’Italie avec 140 milliards d’euros au total, a soumis vendredi son plan de rétablissement à la Commission européenne. Présenté en conseil des ministres le 13 avril, ce plan définit la feuille de route du pays, lequel inclut 110 projets d’investissements et 102 réformes. Au total, les investissements mobiliseront environ 70 milliards d’euros sur la période 2021-2023. Les initiatives en matière de transition écologique et de numérique capteront respectivement 39% et 29% des investissements tandis que l'éducation et la formation obtiendront 10,5% des ressources et la R&D 7%.
Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est creusé à 47,5 milliards d’euros au 28 février, contre 35,2 milliards à la même date en 2020, a annoncé vendredi le cabinet d’Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics. Les dépenses hors prélèvement sur recettes sont passées de 54,1 à 63,3 milliards d’euros entre février 2020 et février 2021, en raison des mesures prises par le gouvernement pour endiguer la crise sanitaire et soutenir l’économie. Le financement du fonds de solidarité pour les entreprises a coûté 4,9 milliards d’euros, tandis que le dispositif exceptionnel du chômage partiel a coûté 1,4 milliard en février.
L’opérateur télécom néerlandais KPN a annoncé dimanche avoir rejeté récemment deux offres de rachat «non sollicitées» d’un consortium incluant les groupes de capital-investissement EQT et Stonepeak Infrastructure Partners et du groupe financier américain KKR. «Les conseils de KPN ont conclu que les deux approches n’apportaient pas une valeur ajoutée concrète et importante à la stratégie de croissance récemment actualisée de KPN», déclare-t-il dans un communiqué. La proposition d’EQT et Stonepeak n’incluait pas un prix spécifique, ajoute le groupe néerlandais. En avril, le Wall Street Journal avait écrit que les deux groupes étaient disposés à débourser trois euros par action KPN. Le consortium envisage d’améliorer son offre, selon un article du Financial Times, qui s’est fait l'écho du rejet par KPN dimanche. EQT et Stonepeak s’intéressent à KPN depuis l’an dernier. Un éventuel accord pourrait se heurter à l’opposition du gouvernement néerlandais.
Le fonds de capital-risque américain Andreessen Horowitz (a16z) veut créer un troisième fonds d’investissement spécialisé en cryptoactifs, pour lequel Andressen Horowitz souhaite lever entre 800 millions et un milliard de dollars (665 à 830 milliards d’euros) auprès des investisseurs, rapport le Financial Times. Fondé en 2009 par Ben Horowitz et Marc Andreessen, le fonds californien fut l’un des premiers investisseurs importants dans le monde des crypto-actifs avec Ripple et Coinbase. Il avait créé en 2018 son premier fonds, a16z crypto, ayant levé 300 millions de dollars, puis en 2020 de son deuxième fonds, ayant lui levé pour 450 millions de dollars. Objectif de ce troisième fonds: investir dans des projets et start-up en lien avec les cryptosactifs.
L’intégration des actions islandaises aux indices des marchés frontières de MSCI devrait leur ramener plus de visibilité et de flux provenant d’investisseurs étrangers.
Eni a annoncé vendredi prévoir une cession ou une cotation en Bourse d’une part minoritaire de sa nouvelle division d'énergie renouvelable après avoir fait état d’un bond de son bénéfice au premier trimestre.
La séquence des décisions de politique monétaire se poursuivra la semaine prochaine avec la réunion prévue de la Banque d’Angleterre. Les investisseurs suivront également de près le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis, tout en étant attentifs à une nouvelle salve de résultats trimestriels en Europe et aux Etats-Unis.
S&P Global Ratings a indiqué vendredi prévoir un rebond de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année, alors que l'économie de l’union monétaire s’est contractée au début de l’année.
L’économie de la zone euro s’est contractée de -0,6% au premier trimestre après -0,7% au quatrième trimestre 2020 selon les premières estimations publiées vendredi par Eurostat, entrant ainsi dans sa deuxième récession technique en un an. Le PIB des 19 pays accuse un repli de -1,8% par rapport au premier trimestre 2020.
L’inflation dans la zone euro s’est accélérée en avril avec la nette augmentation des prix de l’énergie, montre vendredi la première estimation d’Eurostat. Les prix à la consommation harmonisés dans les 19 pays (IPCH) ont augmenté de 1,6% sur un an, comme c’était prévu au regard des effets de base. L’énergie a été de loin le principal contributeur de cette augmentation générale, avec une hausse estimée à 10,3% en rythme annuel après 4,3% en mars, alors que les prix des services ont progressé de 0,9% sur un an, ceux de l’alimentation, de l’alcool et du tabac de 0,7%, et ceux des biens industriels hors énergie de 0,5%.
La Bourse paneuropéenne a conclu jeudi le rachat de l’opérateur italien, synonyme de diversification et de relocalisation d'activités de Londres vers le continent.
Total estime que l’arrêt pour cas de force majeure de son projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique provoquera un retard d’au moins une année dans le développement du site, a indiqué Jean-Pierre Sbraire, le directeur financier du groupe d'énergies, jeudi lors d’une conférence avec les analystes financiers. Total a dû fermer son site en raison des problèmes de sécurité auxquels le Mozambique est confronté dans le nord du pays. Total a déboursé 3,9 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) en septembre 2019 pour acheter auprès d’Occidental Petroleum sa part de 26,5% dans le projet Mozambique LNG. Le financement du projet, de 14,9 milliards de dollars, avait été sécurisé en 2020.
L’Allemagne doit mettre à jour sa législation pour le climat d’ici à la fin de l’année afin de définir comment atteindre son objectif de ramener à près de zéro émission de carbone d’ici à 2050, a annoncé jeudi la Cour constitutionnelle. Elle a conclu que la loi adoptée en 2019 n’inclut pas de dispositions suffisantes pour mener à bien ses nouveaux objectifs de réduction des émissions de carbone par rapport aux niveaux de 1990 : de 55% d’ici à 2030 et de 100% d’ici à 2050. «Les dispositions contestées portent atteinte aux libertés des plaignants, dont certains sont encore très jeunes, estime la Cour de Karlsruhe. Elles repoussent irréversiblement à après 2030 des charges considérables en matière de réduction d’émissions.» Parmi les plaignants, soutenus par Greenpeace et Fridays for Future, se trouvaient par exemple des jeunes agriculteurs vivant dans des zones où l’élévation du niveau de la mer les laissera sans héritage. Cette décision pourrait avoir des répercussions politiques fortes sur les législatives de septembre, qui doivent désigner un successeur à Angela Merkel.
Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 6,4% en termes annualisés au premier trimestre, a annoncé jeudi le département du Commerce. Il s’agit de la première estimation de la croissance américaine au premier trimestre de l’année. Le consensus Dow Jones Newswires s’attendait à une progression de 6,5% du PIB sur la période. Le PIB des Etats-Unis avait progressé de 4,3% en termes annualisés au quatrième trimestre 2020. La Réserve fédérale américaine, dont le soutien monétaire contribue également à soutenir la croissance, a pris acte mercredi des progrès de la reprise économique tout en jugeant qu’il était trop tôt pour démanteler l’arsenal déployé depuis plus d’un an face à la crise du coronavirus.