La réouverture des terrasses est l’événement de la semaine… suivi, pour les Parisiens férus d’art et de patrimoine, par celle de la Bourse de Commerce. Revisité par l’architecte japonais Tadao Ando, l’édifice circulaire situé dans le quartier des Halles accueillera enfin, le 22 mai, le grand public après des années de travaux. L’aboutissement d’un projet cher au cœur de François Pinault, qui y expose une partie de sa riche collection d’œuvres. Paris, propriétaire des murs de cette ancienne halle au blé, aura ainsi son premier musée intégralement dédié à l’art contemporain, au terme de travaux dont le coût, estimé à 160 millions d’euros, a été assumé par le milliardaire et d’autres fonds privés.
Pendant près de quinze ans, les monétaristes ont crié au loup de l’inflation, pour être à chaque fois démentis par les faits. Pour la première fois, à la faveur de hausses de prix supérieures aux attentes, les voilà revigorés. Inflation transitoire ou en transit vers un nouveau régime fermant le chapitre désinflationniste des quarante dernières années, c’est la question qui obsède aujourd’hui économistes et investisseurs.
Long de 9.000 kilomètres, le premier réseau d’oléoducs des Etats-Unis a été bloqué près d’une semaine par une cyberattaque : un virus informatique est en passe de ravir la vedette au coronavirus ! Les pirates auraient obtenu de Pipeline Colonial une rançon de 5 millions de dollars au bout de quelques jours, après avoir déclenché une hausse record des prix du carburant dans tout le pays de la voiture reine, semé la panique sur la côte est où la population a essayé de faire des réserves pendant que les spéculateurs s’en donnaient à cœur joie.
Moyen terme. L’inflation liée aux délais d’approvisionnement n’est-elle que temporaire ? L’Institute of International Finance estime que non. Plus des deux tiers des économies connaissent des tensions d’approvisionnement depuis mars, et la hausse du prix des matières premières semble s’accompagner d’une remontée équivalente du prix des produits finis. Ainsi, si seules les entreprises américaines avaient rehaussé le prix de leurs produits finis en mars, la plupart des pays de la zone euro et émergents ont vu, en avril, un mouvement similaire de renchérissement des biens transformés, lié à l’augmentation des délais de livraison. La situation est d’autant plus nouvelle qu’à la différence de précédentes hausses de délais, les entreprises semblent anticiper une augmentation durable des matières premières, les poussant à rehausser leurs prix en prévision. Ce rebond vient en tout cas complexifier le travail des banques centrales, déjà bien occupées à séparer effets statistiques et facteurs temporaires de l’inflation sous-jacente. A mesure que la vaccination progresse et que les économies rouvriront, les délais pourraient pourtant aller en s’aggravant : face à une demande en croissance, l’offre deviendrait insuffisante et pèserait durablement sur l’inflation.
Equilibrisme. Les pays de la zone euro ont vu la part des hedge funds dans les investissements en dette syndiquée s’envoler l’an dernier. Ainsi, pour la dernière opération obligataire syndiquée de l’Agence France Trésor (photo), sur un livre d’ordres de 75 milliards d’euros, environ 80 % de ceux-ci provenaient de fonds alternatifs. Certes, ces derniers jouent un rôle clé en apportant de la liquidité : la Banque centrale européenne ne peut acheter de titres sur le marché primaire, ce que les hedge funds exploitent en revendant à la banque centrale les obligations achetées lors de l’émission. Mais ces acteurs anticipent qu’ils ne seront pas totalement servis, et placent des ordres parfois très importants, les retirant brutalement si les conditions ne les satisfont plus. Ainsi, l’Espagne a vu le livre d’ordres pour son émission syndiquée à 10 ans, émise en janvier, fondre de 130 à 55 milliards d’euros suite à un resserrement de la prime d’émission. Autant de raisons qui poussent les institutionnels à limiter la part de ces fonds dans les livres d’ordres, avec modération : les hedge funds absorbent une offre parfois trop abondante pour les investisseurs traditionnels, notamment en période de crise.
L’inflation britannique a plus que doublé en avril pour s'établir à 1,5% sur un an, contre 0,7% en mars, selon l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes tablaient sur une inflation de 1,4%. Des hausses de prix dans l'électricité, le gaz et l’habillement ont contribué à faire grimper les prix à la consommation. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l'énergie et d’autres éléments volatils, a augmenté de 1,3% au cours de la période de 12 mois se terminant en avril, selon l’ONS. La Banque d’Angleterre (BoE) estime que le Royaume-Uni s’apprête à dépasser son objectif d’inflation de 2% et devrait atteindre 2,5% fin 2021.
La Banque du Japon (BoJ) prolongera si nécessaire son programme de soutien lié à la pandémie au-delà de la date-butoir de septembre, a indiqué mercredi Haruhiko Kuroda. Le gouverneur de la BoJ a précisé que la troisième économie mondiale reste sur la voie de la reprise, la solidité des exportations et des profits des entreprises permettant de compenser la faiblesse de la consommation mais il a averti qu’il existe une incertitude élevée sur le rythme du déploiement de la campagne de vaccination, ce qui pourrait induire un effet négatif plus long que prévu sur l'économie. Le pays lutte actuellement contre un regain de contaminations qui a contraint les autorités à prolonger l’état d’urgence et pèse sur l'économie.
Le groupe d’hydrocarbures italien Eni et son homologue britannique BP ont signé mercredi un protocole d’accord non contraignant afin d'étudier un possible rapprochement de leurs portefeuilles amont en Angola au sein d’une nouvelle coentreprise. Eni a ajouté que cette société regrouperait tous les intérêts des deux groupes dans le domaine du pétrole, du gaz et du gaz naturel liquéfié en Angola. Eni et BP ont informé le gouvernement angolais de leur intention et ont mandaté des conseillers pour les aider à trouver des financements pour ce projet. Toute transaction sera soumise à l’approbation des autorités compétentes.
L’action Advanced Micro Devices (AMD) est monté mercredi dans un marché en fort repli après que le conseil d’administration du fabricant de puces a annoncé qu’il avait autorisé un nouveau programme de rachats d’actions de 4 milliards de dollars (3,30 milliards d’euros). «Nos solides résultats financiers et la génération croissante de liquidités nous permettent d’investir dans l’entreprise et de commencer à redistribuer des fonds à nos actionnaires», a déclaré Lisa Su, directrice générale d’AMD, citée dans un communiqué. La société a précisé que le programme n'était pas limité dans le temps. Le titre avançait mercredi de 1,57%, à 75,6 dollars. L’action AMD a clôturé à un sommet historique de 97,25 dollars le 11 janvier, et s’inscrit en baisse de 17% depuis le début de l’année.
Une levée des sanctions américaines contre l’entreprise chargée du projet de gazoduc Nord Stream 2 faciliterait une normalisation des relations entre la Russie et les Etats-Unis, a déclaré mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par Interfax. Le site d’informations américain Axios a rapporté que Washington se préparait à lever les sanctions contre Nord Stream 2 AG, l’entreprise chargée de ce projet de gazoduc entre la Russie et l’Allemagne. Le groupe gazier russe Gazprom, qui finance le projet, et ses partenaires occidentaux ont quasiment terminé la construction de ce gazoduc.
Le groupe d’hydrocarbures italien Eni et son homologue britannique BP ont signé mercredi un protocole d’accord non contraignant afin d'étudier un possible rapprochement de leurs portefeuilles amont en Angola au sein d’une nouvelle coentreprise. Eni a ajouté que cette société regrouperait tous les intérêts des deux groupes dans le domaine du pétrole, du gaz et du gaz naturel liquéfié en Angola. Un rapprochement permettrait notamment «de générer des synergies importantes, d’améliorer l’efficacité des opérations et d’augmenter les investissements et la croissance dans le bassin», a souligné le groupe italien.
Une levée des sanctions américaines contre l’entreprise chargée du projet de gazoduc Nord Stream 2 faciliterait une normalisation des relations entre la Russie et les Etats-Unis, a déclaré mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par Interfax. Le site d’informations américain Axios a rapporté que Washington se préparait à lever les sanctions contre Nord Stream 2 AG, l’entreprise chargée de ce projet de gazoduc entre la Russie et l’Allemagne. Les sanctions seraient aussi levées à l’encontre de Matthias Warnig, le directeur général de cette entreprise et un proche du président russe Vladimir Poutine.
L’inflation britannique a plus que doublé en avril pour s'établir à 1,5% sur un an, contre 0,7% en mars, selon les chiffres publiés mercredi par l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes tablaient en moyenne sur une inflation de 1,4%. Des hausses de prix dans l'électricité, le gaz et l’habillement ont contribué à faire grimper les prix à la consommation. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l'énergie et d’autres éléments volatiles, a augmenté de 1,3% au cours de la période de 12 mois se terminant en avril, selon l’ONS.
La Banque du Japon (BoJ) prolongerait si nécessaire son programme de soutien lié à la pandémie au-delà de la date-butoir de septembre, a indiqué mercredi Haruhiko Kuroda lors d’un séminaire.
Molotov fait entendre sa voix contre le projet de fusion entre TF1 et M6 dévoilé lundi soir par les deux groupes d’audiovisuel. «Présentée sous l’alibi favorable d’une riposte aux pratiques monopolistiques des Gafan, cette fusion comporte en réalité des risques vitaux pour tous les acteurs français de l’audiovisuel», indique dans un communiqué la plateforme de streaming de chaînes de télévision.
La Fédération mondiale des Bourses (WFE), qui regroupe également les chambres de compensation (CCP), a publié mercredi son rapport annuel sur les produits dérivés en 2020, et indique une augmentation de 40,4% des volumes de négociation de produits dérivés en 2020, plus de 3 fois supérieure à celle de 2019 (+11,4%), et supérieure à la poussée constatée lors de la crise financière de 2008. Cette progression est «attribuée à la nécessité de gérer les risques en raison des niveaux accrus d’incertitude et de volatilité produits par la pandémie de Covid-19».
L'économie japonaise s’est contractée plus qu’anticipé sur la période janvier-mars (dernier trimestre de l’année fiscale 2020-2021). Son produit intérieur brut (PIB) a décliné de 5,1% en rythme annualisé, contre -4,6% attendus par les économistes, d’après les données gouvernementales publiées mardi. Il avait progressé au cours des deux trimestres précédents (dont une hausse de 11,6% entre octobre et décembre 2020) après avoir connu, sur la période avril-juin l’an dernier, sa pire contraction depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce déclin provient en grande partie du recul de la consommation privée (-1,4%), ainsi que de la chute de 1,4% des dépenses d’investissement des entreprises.
L'économie japonaise s’est contractée plus qu’attendu sur la période janvier-mars (dernier trimestre de l’année fiscale 2020-2021) alors que le lent déploiement des vaccins contre le Covid et la résurgence de l'épidémie ont pesé sur la consommation.