La Commission européenne (CE) a présenté jeudi un projet de directive visant à imposer un chargeur universel et interopérable aux smartphones, tablettes, caméras, enceintes, casques audios, et aux consoles de jeux vidéo vendus dans l’Union européenne. Le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a annoncé que ces appareils devraient être dotés d’un port USB-C. «Un fabricant pourra toutefois décider de conserver le port de charge qui lui est propre, mais il sera alors contraint de fournir un deuxième port permettant de brancher un câble USB-C», a-t-il précisé en conférence de presse.
Opération cotation réussie pour Antin Infrastructure Partners. Le fonds français d’infrastructures a annoncé jeudi qu’il entrerait en Bourse au prix de 24 euros par action, soit au point haut de la fourchette de prix de 20 à 24 euros qui était proposée aux investisseurs. Fondée en 2007 par Alain Rauscher, qui détient encore 31,7% du capital, la société décroche ainsi une valorisation de 4,1 milliards d’euros.
La Commission européenne a lancé mercredi 23 septembre une nouvelle plateforme en ligne visant à aider les entreprises européennes, en particulier les PME, à identifier les marchés publics ouverts aux sociétés européennes à l’international. Les entreprises peuvent savoir si elles sont éligibles aux appel d’offres public listés, après avoir répondu à une série de questions sur le portail. Baptisé ‘Access2procurement’, l’outil permet en outre d’accéder à des informations en fonction du type de marché recherché, des entités adjudicatrices et d’avoir accès à la valeur estimée du marché public. Seules les informations portant sur le Canada sont pour l’instant disponibles, mais la Commission indique que davantage de pays seront ajoutés au fur et à mesure, le prochain devant être le Japon.
La Banque d’Angleterre (BOE) a laissé, jeudi, son taux directeur (vote à 9 voix contre 0) et le montant de son programme d’achats d’actifs inchangés (vote à 7 voix contre 2) à l’issue de sa réunion de politique monétaire, comme attendu par les investisseurs dans un contexte économique incertain au Royaume-Uni.
La Banque nationale suisse (BNS), qui a laissé jeudi inchangé sa politique monétaire, a dressé un diagnostic plus prudent de la reprise de l'économie helvétique et n’a donné, à la différence de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine, aucun indice augurant d’un resserrement prochain de sa politique monétaire.
Les régulateurs chinois ont demandé à China Evergrande d'éviter un défaut de paiement à court terme sur ses obligations en dollars le jour où le promoteur immobilier en difficulté doit effectuer un paiement d’intérêts très attendu sur sa dette offshore, rapporte jeudi Bloomberg citant une personne proche du dossier.
La banque centrale turque a abaissé ce jeudi à la surprise générale son principal taux directeur de 100 points de base, à 18%. Dans la foulée de cette décision la livre turque est tombée à un niveau bas record de 8,75 pour un dollar.
L’action Exclusive Networks baisse de 2,44%, à 19,51 euros, ce jeudi matin à la Bourse de Paris, pour son premier jour de cotation. Le prix de l’introduction sur Euronext Paris du distributeur de solutions de cybersécurité avait été fixé à 20 euros par action, soit tout en bas de la fourchette indicative.
La banque centrale de Norvège a relevé jeudi d’un quart de point, à 0,25%, son principal taux directeur, comme elle l’avait annoncé. Elle est la première banque centrale des pays du G10 à remonter ses taux depuis les mesures d’urgence d’assouplissement prises en 2020 pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.
L’activité du secteur privé en zone euro a progressé à son rythme le plus faible en cinq mois en septembre, des restrictions pour limiter la propagation du variant Delta ayant encore freiné la demande, en plus des contraintes dans la chaîne d’approvisionnement.
Encadré. « Nous avons un crédit plus sûr, mais pas un crédit plus rare. » François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, justifiait en ces termes, le 15 septembre, la nouvelle norme en matière d’octroi des prêts immobiliers, au lendemain de la décision du Haut conseil de stabilité financière (HCSF). L’instance a décidé de rendre juridiquement contraignantes dès janvier 2022 les recommandations qu’il avait faites en décembre 2019 et révisées un an plus tard. Celles-ci prévoient un taux d’effort des emprunteurs limité à 35 %, une durée des crédits de 25 ans maximum, extensibles deux ans, avec une flexibilité de ces critères pour 20 % de la production.
Ce n’est pas parce que les températures y sont négatives la moitié de l’année que la Mongolie échappe à la surchauffe. L’indice action MSE 20, qui concentre les plus grosses entreprises du pays, affiche un rendement de 130 % depuis janvier – il faut aussi reconnaître qu’avec une capitalisation ne dépassant pas quelques milliards, un intérêt plus marqué de la part des investisseurs a un effet disproportionné. Oulan-Bator deviendra-t-il le nouveau GameStop ? Les arguments en faveur de l’économie mongole (minage et production d’alcool pour l’essentiel) ne convainquent pas tous les investisseurs, dont certains rappellent que l’index avait grimpé de 400 % en 2007 et 138 % en 2010. Entre deux périodes de glaciation.
Brouillage. Un député européen a appelé la Banque centrale européenne (BCE) à cesser les réunions à huis clos avec des économistes et analystes du secteur privé. Le Financial Times avait en effet révélé la semaine dernière que Philip Lane (photo), l’économiste en chef de l’institution, a expliqué lors d’une de ces réunions que la BCE s’attendait à voir l’inflation dans la zone euro atteindre 2 % d’ici à 2025, une information qui n’avait jamais été rendue publique et qui pourrait influencer les anticipations d’évolution des taux d’intérêt. La pratique avait déjà été attaquée : les réunions en tête-à-tête avec les investisseurs, juste après les réunions de politique monétaire, ont été suspendues il y a quelques mois. La présidente Christine Lagarde avait alors fait valoir que ces rencontres contribuaient à la transmission de la politique de la BCE, mais elles semblent plutôt brouiller le message. Après la publication des informations, les rendements obligataires euros sont partis à la hausse, semblant anticiper une hausse des taux avant trois ans. Le démenti de la BCE n’a pas suffi à inverser la tendance.
Gros coup de mou pour le Hang Seng. L’indice phare de la Bourse de Hong Kong a dévissé le 20 septembre alors que les places de Chine continentale étaient fermées. Le spectre d’un défaut de paiement du promoteur Evergrande, lesté de 300 milliards de dollars de dette, a fait plonger l’ensemble des actifs à risque (lire aussi page 5). Pékin semble vouloir tester le seuil de douleur du secteur immobilier, tandis que les investisseurs s’interrogent sur les effets de contagion susceptibles d’emporter le prochain domino : banques, promoteurs, trust companies... Un bon test pour les marchés actions internationaux, qui ont en 2021 encaissé tous les autres chocs.
Le grand moment est arrivé. Evergrande amorce la purge des excès du secteur immobilier en Chine, que les cassandres prédisaient depuis plus d’une décennie sans jamais la voir. La débâcle du promoteur aux 300 milliards de dollars de dette et aux activités tentaculaires, qui n’avait d’abord suscité que l’indifférence, fait désormais passer un frisson d’angoisse sur les marchés boursiers mondiaux à mesure que Pékin laisse le groupe s’enfoncer dans la crise.
C’est, sur un an, l’augmentation des prix de l’alimentaire. Selon l’indice construit par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les prix sont à un plus haut depuis 1974, dépassant les niveaux de 2008. Et, entre événements climatiques extrêmes, contraintes logistiques et pénuries de main-d’œuvre, les pressions inflationnistes ne devraient pas cesser de sitôt.
Toujours plus. Plus de 75 % des Français sont désormais actifs sur les services bancaires en ligne – « des chiffres comparables à ceux des Etats-Unis mais en dessous de ceux des pays d’Europe du Nord (80 % à 90 %) », constate Sébastien Lacroix, directeur associé senior de McKinsey. Au-delà des opérations simples, il existe une demande pour des produits de crédit et d’épargne à souscrire sur internet ou un smartphone. « Il y a en fait un écart de 30 % entre l’intention de s’équiper et la démarche effective, mais une offre adaptée pourrait améliorer le taux de transformation », explique Sébastien Lacroix, co-auteur du rapport L’accélération des ventes digitales : une opportunité de croissance pour les banques de détail françaises. Selon lui, « les banques peuvent augmenter de 10 % à 15 % leurs ventes sur ces catégories de produits (assurance ou crédit à la consommation) grâce à des offres 100 % digitales ». Bien sûr, il faut adapter les systèmes d’information, mettre en place un usage avancé de la donnée et organiser la cohabitation entre des équipes centrales de marketing ciblé et le réseau ou les centres d’appels. « Cela peut prendre 18 à 24 mois », précise-t-il.
Après avoir négocié sur sa dette en yuan, le promoteur immobilier fait face à une échéance sur ses obligations en dollar ce jeudi. Son échéancier est chargé d’ici décembre.
Le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O espère voir une start-up ou une autre pépite technologique française entrer au CAC 40 d’ici 2025. « L’objectif n’est plus d’avoir 25 licornes [entreprises valorisées plus d’un milliard d’euros] d’ici 2025 (on en a déjà 18-19), mais d’en avoir une qui entre au CAC40 d’ici 2025 », alors que les grosses levées de fonds s’accélèrent en France, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat lors du France Digitale Day, un rassemblement de 2.000 entrepreneurs et investisseurs organisé à Paris par l’association de start-up France Digitale. «En 48 heures, on a fait autant» en levées de fonds «que dans toute l’année 2015», a-t-il précisé. Une série de quatre levées de fonds records ou très importantes ont été annoncées depuis mardi.
Malgré une croissance revue à la baisse, la banque centrale américaine pourrait annoncer un allègement de ses mesures de soutien lors de sa prochaine réunion en novembre.
Le Tribunal de l’Union européenne a rejeté le recours d’Altice Europe contre la décision de la Commission européenne par laquelle lui ont été imposées deux amendes d’un montant total de 124,5 millions d’euros dans le cadre de l’acquisition de PT Portugal. Le Tribunal réduit toutefois de 6,22 millions d’euros le montant de l’amende portant sur le manquement à l’obligation de notifier la concentration à la Commission. En avril 2015, la Commission avait donné sous conditions son feu vert au rachat de PT Portugal par Altice.
M&G Investments acquiert un portefeuille de prêts à la consommation octroyés par Younited en Italie pour 180 millions d’euros et s’engage à acheter un portefeuille additionnel de 120 millions d’euros de prêts. La fintech Younited propose des solutions digitales de paiement et de prêt à la consommation en Europe Continentale. Présente en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne, la Fintech réalise plus de 40% de ses revenus (produit net bancaire) en dehors de France, son pays d’origine. L’Italie est son deuxième marché le plus important. En Italie, Younited compte aujourd’hui plus de 70 collaborateurs pour couvrir ses activités B2C et B2B, et a lancé plus tôt cette année sa solution de paiement personnalisée et régulée. Depuis son lancement en avril 2016 sur le marché italien, la Fintech a octroyé plus de 500 millions d’euros de prêts, affichant une croissance annuelle de 100% au cours des sept premiers mois de 2021. « Ce partenariat représente une formidable opportunité d’accéder à un portefeuille de prêts à la consommation italiens, de grande qualité, octroyés par une plateforme européenne de prêt premier plan », commente Jerome Henrion, head of specialty finance chez M&G Investments.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a estimé mercredi que les conditions seraient bientôt réunies pour amorcer le retrait de ses mesures de soutien à l'économie, sans toutefois s’engager sur un calendrier précis.