Le déficit commercial de la France se maintient à un niveau bien supérieur à celui observé en 2019, avant la crise sanitaire. Il s’est établi à 5,82 milliards d’euros en juin (en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés), après 6,59 milliards d’euros en mai, selon les données publiées vendredi par les Douanes. Sur le premier semestre, le déficit commercial cumulé s'établit à 34,8 milliards d’euros. Il continue de se détériorer, pâtissant de l’alourdissement de la facture énergétique, des difficultés persistantes du secteur aéronautique et du retard de l’automobile. Sur le mois de juin, les importations ont continué de progresser plus rapidement que les exportations, et sont quasiment revenues à la normale par rapport à leur niveau de 2019, tant en valeur (99%) qu’en volume (97%). Les exportations se sont maintenues à environ à 95% de leur niveau moyen d’avant-crise.
Un nombre record d’entreprises ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre et affichent des perspectives favorables pour la fin de l’année.
Credit Suisse a annoncé vendredi avoir remboursé 400 millions de dollars supplémentaires aux investisseurs des fonds liés à Greensill, la société de financement qui a fait faillite au printemps. Il s’agit de la quatrième distribution de la banque suisse aux investisseurs de ces fonds. Cela porte le montant total rendu à environ 5,9 milliards de dollars. Credit Suisse a ajouté qu’elle remboursa les investisseurs de quatre fonds distincts de sa société de gestion qui étaient également investis chez Greensill. La banque a expliqué qu’elle continuait à liquider les actifs au fur et à mesure que les créances arrivent à échéance.
Les Etats-Unis ont créé plus d'emplois qu'attendu en juillet. De quoi affermir le scénario d'un prochain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale.
L’emploi salarié dans le secteur privé a poursuivi sa progression en France, hors Mayotte, au cours du deuxième trimestre. Il a augmenté de 1,2 %, soit 239.500 créations nettes d’emplois, après 0,5% au premier trimestre (91.400 emplois créés), selon l’Insee. Sur un an, il affiche une hausse de 3,3% à fin juin (628.700 créations). L’emploi intérimaire, pénalisé par les répercussions de la pandémie, a poursuivi son redressement avec un cinquième trimestre consécutif de hausse (+2,4%, soit +17.900 emplois). Mais il demeure inférieur de 2,4% à son niveau d’avant la crise. Hors intérim, la hausse de l’emploi salarié privé est de 1,2% (soit +221.600 emplois).
La production industrielle en Allemagne a reculé de façon inattendue en juin, la première économie de la zone euro continuant d’être confrontée à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. La production industrielle a diminué de 1,3% après une baisse de 0,8% (chiffre révisé en baisse) en mai, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,5%. La production de biens d’équipement et l’automobile sont particulièrement affectés, de même que la construction. Vendredi, les industriels allemands interrogés par l’institut Ifo ont revu en baisse leurs perspectives de production cette année. Les économistes restent néanmoins prudemment optimistes, estimant qu’une fois les perturbations dans la chaine d’approvisionnement résorbées, la production industrielle va bondir. Ailleurs en Europe, elle a diminué (-1%) en juin en Espagne tandis qu’elle a augmenté en juin et au deuxième trimestre en Italie (+1%).
Le nombre d’attestations d’équité réalisées lors d’une offre publique à Paris a doublé au premier semestre 2021, constate l’Observatoire de Sorgem Evaluation.
Les Etats-Unis ont créé davantage d’emplois que prévu en juillet, en dépit de l’augmentation des cas de Covid-19 due à la propagation du variant Delta, des difficultés d’approvisionnement dans certains secteurs, comme l’automobile, et d’un manque de main-d’oeuvre disponible.
Afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050, Climate Action 100+ met en lumière les étapes que doit suivre l’industrie et donc les demandes nécessaires en engagement actionnarial.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté plus que prévu en juin sous l’effet d’une forte demande intérieure. Elles ont progressé de 4,1% sur un mois en données ajustées des variations saisonnières, selon les données de Destatis, l’Office fédéral de la statistique. C’est la plus forte croissance en dix mois. Les économistes attendaient une croissance deux fois moindre, après une baisse (révisée à la hausse) de 3,2% en mai. Les commandes domestiques ont bondi de 10%. Cette progression est surtout portée par les commandes de gros équipements tandis que la demande à l’exportation est faible, notent les économistes de HSBC. A l’instar d’autres indicateurs comme les indices PMI ou Ifo, les commandes à l’industrie reflètent aussi les difficultés rencontrées par les industriels dans l’approvisionnement.
La Banque d’Angleterre (BoE) a, comme attendu, laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, malgré la hausse de l’inflation, et donné des indications sur le retrait progressif de son soutien à l'économie. Elle a indiqué qu’elle commencera à réduire le montant d’actifs achetés lorsque le taux directeur aura atteint 0,5%, «si cela est approprié compte tenu des circonstances économiques», en cessant de réinvestir les obligations d'État britanniques arrivant à échéance. Le maintien du taux directeur à 0,1% a été adopté à l’unanimité mais un membre du comité (Michael Saunders) sur huit a voté pour la réduction du programme d’achats de titres d’Etat. La BoE a par ailleurs revu en hausse ses prévisions d’inflation à 4% fin 2021 ou début 2022 (2,5% jusqu’à présent) tout en continuant de juger cette flambée des prix temporaire. Elle a confirmé sa prévision de croissance économique de 7,25% pour cette année et relevé celle pour 2022 à 6% contre une précédente estimation de 5,75%.
Moody’s va acheter RMS, une société de données d’assurance appartenant à l'éditeur du Daily Mail. Le montant de l’opération s’élève à 1,425 milliard de livres (1,7 milliard d’euros). Daily Mail and General Trust avait développé RMS au cours des dernières années en investissant dans ses logiciels et ses analyses de données. « Nous avons décidé que le moment était venu de monétiser notre investissement dans RMS à un prix élevé », a déclaré Paul Zwillenberg, le directeur général de Daily Mail and General Trust.
La livre turque s’est dépréciée jusqu’à plus de 1% jeudi, l’une pires performances parmi les devises émergentes, à 8,56 face au dollar. La monnaie turque est sous pression après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau réclamé une baisse des taux malgré la forte hausse de l’inflation. Cette dernière a surpris en juillet à 18,95%. La banque centrale turque doit se réunir jeudi 12 août. Les opérateurs anticipent un maintien du principal taux directeur à 19%, son gouverneur s‘étant engagé à maintenir les taux au-dessus de l’inflation. Mais les déclarations du président turc brouillent cette perspective. Des taux réels négatifs seraient défavorables à la livre turque au moment où la Fed pourrait s’engager dans une normalisation de sa politique monétaire.
L’Indonésie a enregistré au deuxième trimestre cette année sa plus forte croissance en 17 ans, de 7,1% par rapport au deuxième trimestre 2020, ce qui lui permet de sortir de cinq mois de récession. Cette croissance est en outre plus forte qu’attendu. L’activité a été stimulée par les exportations, notamment de matières premières, par la consommation, l’investissement et les dépenses publiques. L’effet de base a également contribué à cette forte croissance. La plupart des économistes s’inquiètent de l’impact des restrictions prises en juillet face à la propagation du variant Delta et ont revu en baisse leurs prévisions de croissance cette année. La banque centrale a également revu les siennes dans une fourchette de 3,5% à 4,3%, ce qui est plus pessimiste que les projections du gouvernement (+3,7%/+4,5%). La première économie d’Asie du Sud-Est s’est contractée de 2,1% en 2020 pour la première fois depuis 1998.
Les stratégistes actions de Goldman Sachs ont relevé jeudi leurs objectifs pour l’indice S&P 500, en raison de résultats d’entreprises supérieurs aux attentes et de taux d’intérêt plus bas que prévu. Ces derniers anticipent désormais un S&P 500 à 4.700 points à la fin de l’année (4.300 points dans leur précédente prévision), soit une hausse de près de 7% par rapport au niveau actuel. Pour 2022, la banque table sur un indice à 4.900 points, contre 4.600 points attendus précédemment. Toute évolution inattendue de l’activité ou de la réglementation des GAFAM, qui représentent 23% de la capitalisation boursière de l’indice, pourrait limiter le potentiel de hausse, préviennent toutefois ces stratégistes qui estiment également que la trajectoire du virus et son impact économique sont difficiles à prévoir.
Le producteur minier et négociant suisse de matières premières a profité de l’envolée des cours des métaux pour revenir dans le vert. Il a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) au premier semestre, contre une perte de 2,7 milliards subie un an plus tôt. Glencore prévoit de distribuer en septembre prochain 500 millions de dollars à ses actionnaires sous la forme d’un dividende exceptionnel équivalent à 0,04 dollar par action. S’y ajouteront 650 millions de dollars de rachats d’actions qui interviendront d’ici la publication de ses résultats annuels, ce qui portera à 2,8 milliards de dollars le montant total versé à ses actionnaires en 2021.
Les prix de l’or noir ont nettement reculé cette semaine avec les inquiétudes sur la demande mondiale avant de se reprendre sur fond de tension géopolitique.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 330.000 emplois en juillet, un chiffre bien inférieur aux attentes (695.000, selon le consensus Reuters), probablement en raison du manque de main d’oeuvre et de matières premières, ont montré mercredi les résultats de l’enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP. Le chiffre de juin a en outre été révisé en baisse à 680.000 (692.000 initialement annoncé). Cette enquête est publiée deux jours avant le rapport mensuel du département du Travail, très attendu, qui pourrait, selon les prévisions des économistes, enregistrer une augmentation des créations d’emplois non-agricoles, à 880.000.
L’activité dans le secteur privé de la zone euro s’est accélérée en juillet, atteignant son niveau le plus élevé en 15 ans, la levée des restrictions sanitaires et le déploiement de la vaccination ayant favorisé une reprise dans les services. Le seul indice PMI des services mesuré par IHS Markit a atteint 59,8 en juillet contre 58,3 le mois précédent, au plus haut depuis juin 2006. L’indice d’activité PMI composite a progressé à 60,2 en juillet contre 59,5 en juin, un record depuis juin 2006 également. L’activité du secteur des services en Allemagne a progressé à un niveau record en juillet, de même qu’en Italie, avec la levée des restrictions mais elle a reculé en France de façon plus marquée qu’annoncé, ainsi qu’en Espagne, freinée par les difficultés dans la chaîne d’approvisionnement. Ces perturbations et les pénuries de main d’oeuvre ont provoqué une vive hausse des prix des intrants en zone euro et la crainte de nouvelles mesures sanitaires pour freiner la propagation du variant Delta pèse sur l’optimisme ambiant.
Les ventes au détail dans la zone euro ont continué d’augmenter en juin, même si de façon moins marquée qu’en mai, lorsque les consommateurs ont afflué dans les commerces après l’assouplissement des mesures sanitaires. En mai, les ventes au détail de la zone euro avaient crû de 4,1% (chiffre révisé en baisse) d’un mois sur l’autre. Elles ont progressé de 1,5% en juin sur un mois et de 5% sur un an, selon des données publiées mercredi par Eurostat. Les ventes au détail ont particulièrement augmenté en Irlande, en Allemagne et en Lettonie, concernés en juin par une levée des restrictions. Les ventes de produits non alimentaires hors carburant ont augmenté en juin de 3,4% sur un mois dans l’ensemble de la zone euro, tandis que les ventes d’alimentation, de boissons et de tabac ont reculé sur un mois en juin, de même que les ventes par correspondance et sur internet.
La croissance du secteur des services en Chine s’est accélérée en juillet. L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a atteint 54,9, son plus haut niveau depuis mai, contre 50,3 le mois précédent. La confiance des entreprises s’est redressée, bien qu’elle soit encore légèrement inférieure à sa moyenne à long terme. Le secteur des services en Chine a été plus lent à se remettre de la pandémie que le secteur manufacturier, mais il a été aidé par une amélioration progressive de la consommation au cours des derniers mois. Une augmentation des infections domestiques au coronavirus menace toutefois de compromettre la reprise de l'économie. L’indice PMI composite de Caixin pour juillet, qui comprend à la fois l’activité manufacturière et l’activité des services, est passé de 50,6 en juin à 53,1 en juillet.
Les bons résultats trimestriels, les opérations de rapprochement et l’abondance des liquidités alimentent la hausse malgré les incertitudes liées au variant Delta.
Les marchés de taux ont connu une nouvelle séance agitée mercredi. Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à 10 ans a chuté jusqu’à 1,127% après l’annonce de chiffres de l’emploi décevants dans le secteur privé américain (enquête ADP). Il a ensuite rebondi jusqu’à 1,21% en réaction aux déclarations du gouverneur adjoint de la Fed Richard Clarida (lire ci-après) pour qui l’économie américaine est proche du niveau fixé par la banque centrale pour réduire son soutien monétaire. Ces mouvements n’ont pas été sans conséquence en Europe où le rendement du Bund à 10 ans est passé, pour la première fois depuis janvier, sous le taux de dépôt de la Banque centrale européenne (-0,5%), à -0,517%. Il est ensuite revenu à -0,48%.
La banque centrale australienne (RBA) a surpris les marchés mardi en confirmant sa décision prise en juillet de réduire son programme d’achat d’obligations à partir de septembre de 5 milliards de dollars australiens par semaine à 4 milliards. Les opérateurs s’attendaient à un montant d’achats plus élevé voire stable alors que l’économie australienne est affectée par le variant Delta. Mais la RBA s’attend à ce que le coup porté à l'économie soit temporaire, son gouverneur ayant souligné la reprise forte de l’économie depuis 2020. La RBA a par ailleurs maintenu son taux directeur à 0,1% pour sa huitième réunion consécutive, une décision largement attendue. Elle a réitéré que les taux d’intérêt ne seront pas relevés tant que l’inflation ne se situera pas durablement dans sa fourchette cible de 2 à 3 %, un objectif qui ne sera probablement pas atteint avant 2024. Le dollar australien s’est apprécié de 0,4% face au dollar américain après cette annonce.
Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la nouvelle allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS). Cette nouvelle allocation, d’un montant historique de 650 milliards de dollars, doit permettre aux pays les plus pauvres de renforcer leurs réserves de changes et de financer leurs dépenses d’urgence pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Désormais il va falloir définir les moyens pour les pays les plus riches, n’ayant pas besoin de ces nouveaux DTS, de pouvoir les redistribuer aux plus vulnérables. De mécanismes existent déjà, d’autres sont à créer. Des décisions pourraient être prises dès les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale en octobre.