Le gouvernement américain a fortement revu en hausse sa prévision annuelle d’inflation vendredi pour prendre en compte l’effet des difficultés d’approvisionnement liées à la crise sanitaire. L’Office of Management and Budget de la Maison Blanche a indiqué tabler sur des prix en hausse de 4,8% au quatrième trimestre par rapport à la fin 2020, contre une hausse de seulement 2% anticipée en mai dernier. Les pressions sur les prix devraient toutefois s’atténuer l’année prochaine, conformément aux anticipations de la Réserve fédérale (Fed), l’administration Biden tablant sur une inflation de 2,5% en 2022 et de 2,3% en 2023. La Maison Blanche a également relevé vendredi sa prévision de croissance pour cette année, tablant sur une hausse de 7,2% du PIB au lieu de 5% en mai. Le déficit public est attendu à 13,9% du PIB, contre une précédente prévision de 16,7%.
BlackRock va lancer son premier fonds en Chine ce 30 août, deux mois seulement après avoir obtenu le feu vert des autorités réglementaires locales pour devenir la première société de fonds à capitaux entièrement étrangers du pays, rapporte Bloomberg. Le géant américain de la gestion va ainsi pouvoir tester l’appétit des investisseurs chinois pour ses produits, plus de 15 ans après son entrée en Chine. En outre, sa coentreprise de gestion avec la China Construction Bank Corp et Temasek va lancer un premier produit de gestion quantitative le 1er septembre.
Les prix à l’importation ont bondi de +15% en juillet en Allemagne selon l’Office fédéral des statistiques, soit la plus forte augmentation annuelle depuis septembre 1981, bien au-dessus des attentes du marché d’une hausse de +13,6%.
Quarante-neuf grands cabinets d’avocats américains, dont les plus grands noms comme Kirkland & Ellis, Kramer Levin Naftalis & Frankel ou Latham & Watkins, défendent les Spac (Special purpose acquisition company) dans une lettre commune publiée ce vendredi. Ils réagissent à la plainte déposée par un investisseur contre le Spac de Pershing Square, Tontine Holdings, l’accusant de se comporter comme une société d’investissement traditionnelle sans avoir demandé l’agrément nécessaire auprès de l’autorité américaine des marchés financiers (SEC). Le placement des fonds levés par ce Spac dans des bons du Trésor américain ou des fonds monétaires permettrait de le qualifier comme une société d’investissement, estime cet actionnaire.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine, Jerome Powell, a annoncé vendredi lors du symposium de Jackson Hole que la banque centrale entendait commencer à revenir sur ses mesures d’assouplissement monétaire dans le courant de l’année, sans toutefois donner de calendrier précis.
La confiance des ménages français s’est légèrement détériorée en août, selon l’enquête de conjoncture publiée vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est établi à 99 pour le mois d’août, en recul de 1 point par rapport à juillet. A ce niveau, il ressort au-dessous de sa moyenne de longue période, qui se situe à 100.
La Banque centrale de Chine (PBoC) a indiqué, jeudi soir, qu’elle pourrait réduire le taux des réserves obligatoires (RRR) des banques pour stimuler la finance rurale, une mesure ciblée qui aiderait à amortir le ralentissement actuel de l’économie. Elle pourrait aussi utiliser d’autres outils de politique monétaire, ce qui a alimenté la spéculation sur une réduction prochaine et ciblée du RRR, après la baisse surprise de juillet. Le taux actuel se situe à 5,5% pour les petites banques rurales, 10% pour les autres petites banques commerciales, 12% pour les grandes banques commerciales. Nomura voit plus de 70% de chances d’une réduction du RRR au cours des deux prochains mois.
La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro a continué à ralentir, passant de +1,8% en juin à +1,7% en juillet selon les données publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Cette tendance pourrait finir par devenir préoccupante pour les responsables monétaires. La croissance des prêts aux entreprises a pratiquement été divisée par deux depuis le début de la pandémie de Covid-19. Celle des prêts aux ménages ont en revanche continué d’accélérer, passant de +4,0% à +4,2%, son niveau le plus élevé depuis treize ans. Le taux de croissance annuel de la masse monétaire M3, qui reflète principalement les achats d’obligations de la BCE, a ralenti à +7,6% sur un an contre +8,3% un mois plus tôt, un chiffre proche des attentes du marché.
La société auvergnate vise plus de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2027, contre 4 millions en 2020, et la rentabilité opérationnelle en 2025.
Les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière prévoyaient en juillet une hausse de 10% de leurs investissements en 2021 par rapport à 2020, selon l’enquête trimestrielle publiée jeudi par l’Insee. «L’investissement en 2021 serait très dynamique dans la fabrication de biens d’équipement mais reculerait de nouveau dans le secteur automobile», a précisé l’institut de conjoncture. Les industriels ont par ailleurs estimé la chute de leurs investissements pour l’année 2020 à 9%, contre une précédente estimation pour cette même année de 12% dans l’enquête d’avril de l’Insee.
Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont longuement débattu de leurs nouvelles indications sur la trajectoire future des taux d’intérêt (forward guidance) et ont modifié à plusieurs reprises leur projet afin d’apaiser les objections de plusieurs membres, montre jeudi le compte-rendu de leur réunion de politique monétaire du 22 juillet. La BCE a annoncé le mois dernier une nouvelle forward guidance, promettant le maintien d’une orientation durablement accommodante de la politique monétaire. En particulier, les taux ne seront pas relevés tant que la BCE ne verra pas l’inflation atteindre 2% «bien avant la fin de son horizon de projection et durablement sur le reste de son horizon de projection». Mais cet accord n’est intervenu qu'à l’issue d’une réunion particulièrement tendue, rapporte Reuters, au cours de laquelle les responsables politiques ont remanié à deux reprises la formulation afin de trouver un compromis après un nombre inhabituel d’objections. «Quelques membres ont maintenu leurs réserves car la formulation modifiée ne répondait pas suffisamment à leurs préoccupations», indiquent les minutes, en préservant l’anonymat des opposants. Il s’agit des gouverneurs des banques centrales allemande et belge, indique Reuters.
La Banque de France pourrait relever sa prévision de croissance économique pour 2021, actuellement à 5,75%, lors de la révision de ses estimations le mois prochain, a déclaré jeudi le gouverneur de l’institution, François Villeroy de Galhau. L’impact de la diffusion du variant Delta du coronavirus sera limité en Europe et se fera ressentir indirectement via le ralentissement de l’activité économique en Asie et aux Etats-Unis, a indiqué le banquier central lors d’une intervention à la Rencontre des entrepreneurs de France, organisée par le Medef. Les difficultés dans les chaînes d’approvisionnement porteront toutefois l’inflation à un niveau plus élevé que prévu à court terme bien que la Banque centrale européenne estime toujours que la hausse des prix sera temporaire. Les problèmes de recrutement seront un défi plus durable, que François Villeroy de Galhau a décrit comme le principal facteur freinant la croissance économique française.
Les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière prévoyaient en juillet une hausse de 10% de leurs investissements en 2021 par rapport à 2020, selon l’enquête trimestrielle publiée jeudi par l’Insee.
La Banque de France pourrait relever sa prévision de croissance économique pour 2021, actuellement à 5,75%, lors de la révision de ses estimations le mois prochain, a déclaré jeudi le gouverneur de l’institution, François Villeroy de Galhau. L’impact de la diffusion du variant Delta du coronavirus sera limité en Europe et se fera ressentir indirectement via le ralentissement de l’activité économique en Asie et aux Etats-Unis, a indiqué le banquier central lors d’une intervention à la Rencontre des entrepreneurs de France organisée par le Medef.
Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont longuement débattu de leurs nouvelles indications sur la trajectoire future des taux d’intérêt (forward guidance) et ont modifié à plusieurs reprises leur projet afin d’apaiser les objections de plusieurs membres, montre jeudi le compte rendu de leur réunion de politique monétaire du 22 juillet.
Afyren, greentech qui produit des biomolécules issues de la revalorisation de biomasse non alimentaire, s’apprête à se coter sur Euronext Growth. La société vient de faire enregistrer son document de base auprès de l’AMF.
La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro a continué de ralentir, passant de +1,8% en juin à +1,7% en juillet selon les données publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Cette tendance pourrait finir par devenir préoccupante pour les responsables monétaires. La croissance des prêts aux entreprises a pratiquement été divisée par deux depuis le début de la pandémie de covid-19.
La banque centrale sud-coréenne a annoncé jeudi une hausse de ses taux d’intérêt, devenant l’une des premières grandes puissances économiques à augmenter les coûts d’emprunt depuis le début de la pandémie de coronavirus.
L’été 2021 a encore été le théâtre de phénomènes climatiques extrêmes, comme des feux de forêts, des canicules et des fortes pluies. Des épisodes qui peuvent causer des dommages importants, qui sont autant de risques physiques avec lesquels les gérants d’actifs doivent composer. Or, seulement un gérant d’actifs sur dix intègre de manière systématique le risque physique climatique dans la gestion de ses portefeuilles, selon un sondage d’Ipsos réalisé auprès de 36 gestionnaires pour Axa Climate. 56 % des gestionnaires d’actifs affirment néanmoins prendre le plus souvent le risque climatique physique en compte dans l’acquisition, la gestion et la valorisation des actifs. Et 34% d’entre eux (soit 1/3 des sondés) ne le prennent rarement ou jamais en compte. Parmi les risques climatiques jugés les plus importants, les gérants citent d’abord les canicules (81 %), puis les pluies extrêmes (64 %), les vagues de froid (58 %), les feux de forêts (50 %) et le retrait-gonflement des argiles (33 %). Parmi les autres risques spontanément évoqués figurent la montée des eaux, les tempêtes, la sécheresse, la réduction de la biodiversité, le nucléaire et la pollution au sens large. La prise en compte des risques se fait plutôt en amont de l’acquisition. Les gestionnaires qui adaptent leurs actifs face au risque physique climatique procèdent avant tout par la sélection des actifs moins exposés et / ou l’exclusion des secteurs polluants. Ils se fient à la notation, se renseignent directement auprès des dirigeants ou achètent les bases des données, affirment les auteurs du sondage. Neuf gestionnaires sur dix souhaitent améliorer cette prise en compte. L’accès à des données fiables et harmonisées constituent de leur point de vue le nerf de la guerre. Les gérants réclament aussi des formations, des outils et un accompagnement externe, souligne l’enquête.
Souplesse. Applicables début août, le nouveau cadre fixé par l’Autorité des marchés britanniques (FCA) fait suite aux critiques soulevées par les contraintes imposées aux special purpose acquisition companies (Spac) outre-Manche. Ces structures d’acquisition voient leur cotation suspendue au moment de l’acquisition de leur cible, sauf à fournir un prospectus complet sur le projet de fusion dès qu’il se dessine. Une contrainte forte si bien que le Royaume-Uni n’a accueilli que 4 Spac en 2020 et 2 au premier semestre de cette année. A la suite d’une consultation du marché, la FCA a prévu de dispenser de suspension de cotation les Spac qui donnent d’autres gages de protection des investisseurs, comme la possibilité de racheter leurs parts si le projet ne leur convient pas, le vote des actionnaires sur les acquisitions, une limite temporelle fixée au Spac pour trouver une cible.
L’existence de la structure qui permet de passer outre la législation de Pékin via une société écran pour se coter à l’étranger est remise en question depuis cet été.
Les bons résultats de l’économie américaine ont décidé la banque centrale à communiquer sur la fin du programme de rachat d’actifs, mais la persistance de la crise pourrait pousser les gouverneurs à décaler son officialisation.
Chaos. Les goulets d’étranglement ne se desserrent pas : alors que la flambée épidémique en Asie du Sud-Est compromet les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs, Toyota vient d’annoncer diminuer de 40 % sa production en septembre pour composer avec la pénurie. Le temps d’attente entre le passage d’une commande de semi-conducteurs et sa livraison atteint en effet des records, à plus de 20 semaines, une fois et demie les niveaux habituels. En parallèle, le port de Ningbo, le troisième au monde, a été partiellement fermé suite à un cas de Covid, pesant sur des chaînes d’approvisionnement déjà éprouvées cette année par le blocage du Canal de Suez et la fermeture des ports chinois. Le manque de place dans les ports force les navires à patienter en mer : près de 350 porte-containers sont bloqués à l’entrée des ports, deux fois le niveau habituel. Et le secteur, qui avait sous-investi dans la construction de nouveaux navires avant la crise du coronavirus, pourrait manquer de capacité dans les prochaines années. La surchauffe sur les chaînes d’approvisionnement n’est pas près de se résorber.
Incendies ravageurs en Grèce et aux Etats-Unis, inondations monstres en Allemagne, températures sahariennes en Sicile et en Andalousie : chacun a pu apprécier ces dernières semaines les effets toujours plus spectaculaires du changement climatique. Pour les estivants espagnols, cette triste actualité se mesurait chaque jour à l’aide d’un autre thermomètre, celui du prix de gros de l’électricité. Les records successifs du coût du mégawattheure, reflets du mix énergétique du pays et des cours des quotas d’émissions carbone, ont fait les gros titres des médias locaux durant tout le mois d’août. Gêné aux entournures, le gouvernement de Madrid a engagé une polémique stérile avec la Commission européenne, réclamant une réforme du marché de gros de l’électricité pour protéger in fine le porte-monnaie du petit consommateur. Un dispositif pourtant approuvé par l’Espagne, et qui assume le renchérissement programmé du prix du CO2 suivant un principe simple : plus l’énergie carbonée coûtera cher, plus vite les comportements changeront.
Xi Jinping, l’actuel président chinois, a déclaré cet été vouloir une Chine plus redistributrice, évoquant la démesure de certaines fortunes. Ce n’est pas le joaillier Caviar qui le contredira. A l’occasion des 100 ans du Parti communiste chinois, la boutique de luxe propose deux smartphones (Huawei, bien sûr) tout en sobriété et en or 18 carats. Le design se veut « à l’image de la politique du Parti : dure, efficace, morale ». Le prix, 25.370 dollars pour la version Mao Zedong ou Deng Xiaoping, n’est peut-être pas très populaire ; les masses pourront se rabattre sur un troisième modèle à 5.500 dollars, dont la coque rouge est estampillée d’un « 100 ». Où va se nicher l’allégeance au Parti…