Les revenus du carbone dans le monde ont bondi en 2020 à près de 57 milliards de dollars, montre une étude publiée jeudi par l’Institute for Climate Economics (I4CE). Sur l’année, les revenus du carbone se sont élevés à 56,8 milliards de dollars, dont 29,5 milliards issus d’une taxe carbone, et 27,3 milliards des marchés de quotas. Ceci représente une hausse de 18,5% par rapport à l’année 2019, et plus de trois fois plus qu’en 2016.
Le climat des affaires en France s’est amélioré en octobre pour le deuxième mois consécutif, en raison notamment de perspectives plus favorables pour le secteur des services, a indiqué jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
La banque centrale turque (CBRT) a de nouveau abaissé son principal taux directeur de 200 points de base (pb) à 16% au lieu de 18% jeudi, malgré une inflation très élevée, à 19,6% sur un an en septembre, bien supérieure à son objectif à moyen terme de 5%.
C’est la hausse, sur les prix TTC à la pompe, transmise par une augmentation de 1 % des prix du pétrole raffiné. Certes, le composant est exclu des calculs de l’inflation cœur, et ne représente que 4 % des dépenses des ménages en France. Mais, rappelle la Banque de France, ces prix sont « particulièrement suivis par les ménages, ce qui affecte leur perception de l’inflation ou du pouvoir d’achat ». Les débats sur l’inflation devraient durer encore un peu.
Bulle. La dernière publication de l’indice immobilier d’UBS est l’occasion pour la banque de s’interroger sur la pérennité des prix actuels. « Des coûts de financement à un niveau historiquement bas et des attentes de plus-values à long terme bien ancrées ont rendu l’accession à la propriété si attrayante que le niveau de prix ne semble pas avoir d’importance », résume UBS. Pour le moment. Car les ingrédients d’une crise immobilière sont là : le manque de logements abordables pousse les prix à la hausse, ce qui entraîne un endettement accru, facilité par des taux favorables et un relâchement des conditions d’octroi de prêt. Cette dynamique convainc les marchés de s’accrocher à une « rhétorique dangereuse » : les valorisations futures, forcément plus élevées, justifient les prix actuels. Or la pandémie et le développement du télétravail ont renforcé l’attractivité des zones rurales : pour la première fois depuis les années 1990, la hausse de la valeur des biens en zones rurales a été plus rapide que dans les zones urbaines. Les loyers ont aussi eu tendance à décroître, affichant parfois, comme aux Etats-Unis, des baisses de plus de 15 % d’une année sur l’autre. La déconnexion entre la valeur des biens et les revenus atteint par ailleurs des sommets, ce qui pourrait peser, à terme, sur la demande – et donc provoquer une correction. De quoi conclure, comme UBS, que « la spirale des prix actuelle finira par se révéler une impasse ».
Le Nobel d’économie 2021 signe la victoire de la science empirique sur l’idéologie. Co-lauréat du prix de la Banque de Suède, David Card avait démontré au début des années 90 avec Alan Krueger, décédé il y a deux ans, qu’un salaire minimum n’entraînait pas de destructions d’emplois, en particulier chez les salariés les moins qualifiés. Leur enquête de terrain, menée auprès de fast-foods, valut d’abord aux deux auteurs les sarcasmes de leurs pairs tant elle remettait en cause la doxa des économistes classiques. Avant que le sérieux de leur travail ne finisse par retourner le monde académique en leur faveur.
Candidat au rachat d’Equans, Bain Capital Specialty Finance entend faire entrer Fimalac au capital de l’entité de services multi-techniques d’Engie, annonce le directeur associé du fonds américain dans un entretien aux Echos, publié mercredi sur le site internet du quotidien. Depuis le retrait de Spie, plus tôt ce mois-ci, du processus d’enchères mis en place par Engie pour la vente d’Equans, trois candidats restent en lice: Bain Capital et les groupes français Bouygues et Eiffage. Engie, dont l’Etat français est le premier actionnaire avec près de 24% du capital, attend des offres fermes vers fin octobre. «Bain compte conserver entre 50% et 60% du capital d’Equans. Comme Engie en a ouvert la possibilité, nous lui avons proposé de rester actionnaire, à hauteur de 20%», déclare Matthias Boyer-Chammard aux Echos. «Fimalac s’inscrira en actionnaire de long terme en entrant au capital d’Equans à hauteur de 20% (...) Fimalac resterait l’actionnaire de référence une fois Equans coté, ce serait une garantie d’indépendance», ajoute-t-il. Au niveau social, Bain Capital ne projette aucune fermeture d’agence ou transfert de site, assure son directeur associé.
Jerome Powell n'a toujours pas été reconduit. Les parieurs le donnent encore à 71% favori pour sa propre succession à la tête de la banque centrale américaine.
L’opération avait valeur de test. La Chine a émis mercredi 4 milliards de dollars d’obligations sur le marché dollar, une opération qui a attiré 23,2 milliards de dollars. La Chine a relancé son émission annuelle d’obligations en dollar en 2017. Le taux de souscription (près de 6 fois) dépasse celui de 2020 (4 fois). Cette émission était surveillée par les marchés alors que la Chine fait face à un fort ralentissement économique et que son secteur immobilier est dans la tourmente. La Chine a émis 1 milliard à 3 ans, 1,5 milliard à 5 ans, 1 milliard à 10 ans et 500 millions à 30 ans. «L’émission a non seulement obtenu un carnet d’ordres important mais aussi des meilleurs prix», note Crédit Agricole-CIB qui a fait partie du syndicat de cette opération. Ces quatre tranches ont été placées sur la base de spread au-dessus des Treasuries de 6 points de base (pb), 12 pb, 23 pb et 53 pb respectivement et en net resserrement par rapport aux indications initiales de prix.
L’Italie a recueilli plus de 55 milliards de demande pour la réouverture de son obligation verte à échéance 2045. L’intérêt des investisseurs ne se dément pas pour cette dette offrant un rendement de 1,65%. L’opération porte sur 5 milliards d’euros de nouvelles obligations émises sur la base d’un spread de 10 points de base (pb) au-dessus du taux de référence (spread initial de 12 pb). L’Allemagne émettait elle aussi un Bund green en adjudication. Mais cette opération a attiré moins de demande que l’offre de titre proposée. Le taux de couverture est de 0,59 compte tenu d’une demande de 1,7 milliard pour 3 milliards de titres offerts. Le rendement à l’émission est de -0,16%. Le signe d’une certaine indigestion ou un effet de la hausse des taux.
L’inflation britannique a ralenti de manière inattendue au Royaume-Uni en septembre, l’indice des prix à la consommation ayant progressé de +3,1% sur un an, après +3,2% en août, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS). Le consensus Reuters tablait sur une inflation de +3,2% en septembre, même si 11 des 34 analystes sondés avaient prédit un ralentissement. Celui-ci a été observé sur les prix dans les restaurants et les hôtels (+5,1% contre +8,6% en août). En revanche, les principales pressions à la hausse sont encore venues des prix des transports (+8,4% contre +7,8%), loisirs et culture (+2,7 % vs +2,4%), logements et services aux ménages (+1,9 % vs +1,8%), et aliments et boissons (+0,8 % contre +0,3%). Sur une base mensuelle, l’inflation est tombée à +0,3% après +0,7% en août,.
Pour la première fois de son histoire, le Groupe Monnoyeur, spécialisé dans la distribution de matériels et services destinés à la construction et à l’industrie, a réalisé un placement privé obligataire, via un EuroPP. Ce financement de 150 millions d’euros, comprend trois tranches à échéances 7 ans, 8 ans et 10 ans remboursables in fine, souscrites auprès de plusieurs investisseurs institutionnels de premier plan sur le marché de la dette privée.
L’Italie a recueilli 45 milliards de demande pour la réouverture de son obligation verte à échéance 2045. L’intérêt des investisseurs ne se dément pas pour ces dettes offrant un rendement de 1,65%. L’opération porte sur 5 milliards d’euros de nouvelles obligations émises sur la base d’un spread de 10 points de base (pb) au-dessus du taux de référence (spread initial de 12 pb).
L’inflation britannique a ralenti de façon inattendue au Royaume-Uni en septembre, l’indice des prix à la consommation ayant progressé de +3,1% sur un an, après +3,2% en août, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une inflation de +3,2% en septembre, même si 11 des 34 analystes sondés avaient prédit un ralentissement.
C’est un départ surprise. Jens Weidmann, 53 ans, a demandé mercredi à quitter la présidence de la Bundesbank le 31 décembre prochain, a annoncé la banque centrale allemande. Le président de la Bundesbank, en poste depuis mai 2011, a adressé cette demande au président allemand Frank-Walter Steinmeier, invoquant des raisons personnelles, précise-t-elle. Le mandat de Jens Weidmann avait été renouvelé début 2019, pour huit ans.
Les marchés anticipent désormais des hausses de taux plus agressives de la Banque de réserve d’Australie (RBA): leurs paris sur les futures indiquent que la banque centrale commencera à les remonter à partir de mi-2022, même si celle-ci a réaffirmé mardi que les conditions d’une hausse des taux «ne seront pas remplies avant 2024». Le nouveau positionnement des banques centrales dans le sillage de la Banque d’Angleterre (BOE), une analyse de l’inflation plus complexe et des éléments de hausse de prix potentiellement moins transitoires que prévu dans les grandes économies et l’augmentation du risque à la hausse pour l’activité économique dans les Etats de l’est de l’Australie. L’Australie publiera ses données sur les prix à la consommation mercredi prochain, et risque d’enregistrer elle aussi une accélération inattendue.
La Banque populaire de Chine (PBoC) aura la possibilité de réduire à nouveau le taux des réserves obligatoires des banques afin d’augmenter les liquidités et de soutenir la croissance économique, a déclaré mardi un conseiller du gouvernement. Le ratio des réserves obligatoires (RRR) «peut être abaissé de 1 point de pourcentage au quatrième trimestre», a précisé Yao Jingyuan, chercheur spécial au Bureau du conseiller du Conseil des Affaires d’Etat, sachant qu’une réduction d’un point de pourcentage libérerait 1.000 milliards de yuans (156 milliards de dollars) de liquidités supplémentaires, notamment à destination des entreprises. Le rendement de l’obligation souveraine à 10 ans a baissé de 2,5 points de base, à 3,01%, après avoir augmenté de 4,5 points de base lundi.
Le fabricant de puces GlobalFoundries vise une valorisation d’environ 25 milliards de dollars pour son introduction à la Bourse de New York. Le fondeur de semiconducteurs a fixé une fourchette de prix entre 42 et 47 dollars par action. Dans la partie haute de la fourchette, il pourrait lever environ 2,6 milliards de dollars. Cette opération, l’une des plus attendues et dans un secteur particulièrement recherché ces derniers mois, devrait clôturer une année record pour les introductions en Bourse, après que plusieurs autres grands noms tels que Robinhood, Coinbase ou Roblox ont profité un peu plus tôt dans l’année de la très bonne santé des marchés actions.
Sofinnova Partners, spéicaliste du capital-risque européen spécialisé dans les sciences de la vie, a annoncé mardi le closing de son fonds early-stage dédié à la santé, Sofinnova Capital 10, sursouscrit à 472 millions d’euros. Sofinnova Partners a ainsi levé plus de 1 milliard d’euros au cours des 12 derniers mois, avec un montant d’actifs sous gestion dépassant désormais 2,5 milliards d’euros, précise-t-il dans un communiqué. Sofinnova Capital 10 investira dans des start-ups de biopharmacie et d’instrumentation médicale. Sofinnova Capital 10 a été levé auprès d’investisseurs institutionnels, notamment des fonds de pension, des compagnies d’assurance, des fondations, des corporates et des family offices venus d’Europe, d’Asie, et des Etats Unis. Il a été souscrit par des investisseurs historiques mais aussi de nouveaux investisseurs.
Après une forte activité primaire, des signes d’indigestion apparaissent. Mais le placement d'Iliad, contraint de revoir certains termes de son émission, reste un cas particulier.