Rio Tinto a annoncé vendredi que ses livraisons de minerai de fer produit en Australie seraient plus faibles que prévu cette année, alors que certains projets ont été retardés par des pénuries de main-d'œuvre. Les livraisons de ses mines situées dans la région du Pilbara sont désormais attendues entre 320 millions et 325 millions de tonnes, contre une précédente fourchette de 325 millions à 340 millions de tonnes. Le deuxième groupe minier mondial en termes de capitalisation boursière produira aussi moins de cuivre et de bauxite qu’il le prévoyait cette année. «Nous subissons également des retards dus aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement au niveau mondial, et à des problèmes plus récents de disponibilité des pièces détachées», a souligné le groupe anglo-australien.
OVHcloud débute sa vie boursière. L’action du groupe français d’informatique dématérialisée (cloud computing) a ouvert en hausse d’un peu plus de 2%, à 18,89 euros. Le prix de son entrée en Bourse avait été fixé jeudi soir à 18,5 euros, en bas de la fourchette indicative proposée aux investisseurs. Le cours est ensuite passé sous son prix de mise en Bourse, avant de repartir à la hausse.
Sans surprise, les prix à la production en Chine ont progressé plus rapidement que prévu en septembre, sous l’effet de la flambée du prix des matières premières : l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de +10,7% en rythme annuel, un record depuis que les données ont commencé à être enregistrées en octobre 1996, a annoncé jeudi le Bureau national de la statistique (BNS). Les prix à la production avaient augmenté de +9,5% en août. Le BNS a souligné que l’augmentation des prix à la production s’expliquait par l’envolée des prix du charbon et des produits dans les industries à forte consommation d’énergie.
Le groupe de travail sur les informations financières liées au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) veut faciliter le travail de reporting climatique des entreprises et des gérants d’actifs. Il a annoncé jeudi plusieurs aménagements de ses recommandations. Les entreprises ne sont désormais plus encouragées à réaliser un audit externe de matérialité des données publiées de scope 1 et scope 2 sur les émissions de gaz à effet de serre, soit les informations relatives aux émissions directes et indirectes issues de leur production. Cette mesure s’applique aussi aux gérants d’actifs et aux investisseurs institutionnels, qui peuvent désormais inclure les informations sur l’empreinte carbone dans les rapports destinés aux clients et aux bénéficiaires sans cette évaluation de la matérialité.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête depuis mars 2020 sur les rachats d’actions Casino effectués par le groupe de supermarchés juste avant la mise sous sauvegarde de la maison-mère Rallye en mai 2019, indique Challenges sur son site internet. Selon l’hebdomadaire, la direction des enquêtes «a rendu, cet été, son rapport au Collège de l’AMF» qui décidera ensuite de transmettre le dossier à la Commission des sanctions ou de le classer. Casino ne fait pas de commentaire. Les faits étudiés par l’AMF remontent au printemps 2019. Casino avait utilisé une partie de ses ressources financières pour racheter ses propres actions, avant et juste après la mise en sauvegarde de Rallye. A l’époque, plusieurs analystes financiers s’étaient étonnés de ces rachats, notamment les 42 millions d’euros dépensés durant les deux semaines suivant la sauvegarde de Rallye, soit 1,1% du capital de Rallye.
Rothschild & Co a bouclé la levée de Five Arrows Debt Partners 3, son troisième fonds de dette privée européen, annonce-t-il dans un communiqué jeudi. Avec une collecte de 1,4 milliard d’euros, FADP 3 surpasse son objectif initial ainsi que la taille du précédent fonds (655 millions d’euros). Ce montant a été levé «auprès d’une large palette d’investisseurs internationaux : compagnies d’assurance, fonds de pension, asset managers, family offices et investisseurs privés», précise-t-il. FADP 3 propose des solutions de financement destinées aux PME européennes. Il s’adresse aux fonds de capital investissement ainsi qu'à des entreprises familiales ou à des entrepreneurs dans des situations d’acquisition, de levée de capital, de refinancement ou de restructuration d’actionnariat.
La plupart des banques centrales ont relevé leurs taux directeurs face à l'inflation, mais aussi pour parer un resserrement des conditions financières en dollar.
Les ETF et ETP dans le monde ont drainé 89,97 milliards de dollars en septembre, selon ETFGI. Il s’agit du 28ème mois consécutif de collecte nette. Cela porte la collecte depuis le début de l’année à un niveau record de 924,18 milliards de dollars. C’est un montant bien supérieur aux 486,67 milliards réunis sur les neuf premiers mois de 2020. Les ETF et ETP actions ont affiché des entrées nettes de 51,59 milliards de dollars au cours du mois de septembre, portant les entrées nettes pour 2021 à 632,81 milliards de dollars. Les ETF/ETP obligataires ont quant à eux engrangé 21,12 milliards de dollars en septembre, ce qui porte les entrées nettes pour 2021 à 174,46 milliards de dollars. Les encours investis dans les ETF et ETP ont progressé de 2,3 % à 9.500 milliards de dollars.
Le groupe de travail sur les informations financières liées au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) veut faciliter le travail de reporting climatique des entreprises et des gérants d’actifs. Il a annoncé ce 14 octobre plusieurs aménagements de ses recommandations. Premiers d’entre eux : les entreprises ne sont désormais plus encouragées à réaliser un audit externe de matérialité des données publiées de scope 1 et scope 2 sur les émissions de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les informations relatives aux émissions directes et indirectes issues de leur production.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête depuis mars 2020 sur les rachats d’actions Casino effectués par le groupe de supermarchés juste avant la mise sous sauvegarde de la maison-mère Rallye en mai 2019, indique Challenges sur son site internet. Selon l’hebdomadaire, la direction des enquêtes « a rendu, cet été, son rapport au Collège de l’AMF » qui décidera ensuite de transmettre le dossier à la Commission des sanctions ou de le classer.
Spécialisé dans la production de biométhane à partir de gaz de décharge, Waga Energy a lancé jeudi son introduction en Bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. Réalisée par augmentation de capital, l’opération lui permettra de lever jusqu’à 115 millions d’euros en cas d’exercice intégral de la clause d’extension et de l’option de surallocation, dont environ 11,9 millions d’euros par compensation de créances. Ce montant est calculé sur la base du point médian d’une fourchette indicative de prix comprise entre 19,26 euros et 23,54 euros par action. La période de souscription se terminera le 25 octobre dans le cadre de l’offre au public à prix ouvert et le jour suivant pour le placement global destiné aux investisseurs institutionnels.
Sans surprise, les prix à la production en Chine ont progressé plus rapidement que prévu en septembre, sous l’effet de la flambée du prix des matières premières : l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de +10,7% en rythme annuel, son rythme le plus rapide depuis que les données ont commencé à être enregistrées en octobre 1996, a annoncé jeudi le Bureau national de la statistique (BNS). Les prix à la production avaient augmenté de +9,5% en août.
Après des mois de forte collecte, les fonds actions commercialisés en Suède ont vu sortir 17,5 milliards de couronnes suédoises, soit 1,7 milliard d’euros, en septembre. Un coup d’arrêt qui n’empêche pas la classe d’actifs d’engranger plus de 66 milliards de couronnes depuis le début de l’année. La décollecte mensuelle a surtout concerné les fonds en actions suédoises, qui ont subi plus de 9 milliards de couronnes de rachats. En revanche, les fonds indiens, japonais et nord-américains affichent un solde positif. Cela s’explique par une évolution négative de la Bourse de Stockholm en septembre (-6 %). Les investisseurs se sont portés sur les fonds monétaires, qui ont engrangé 12,6 milliards de couronnes, à contre-courant également des mois précédents. Les fonds obligataires ont attiré 4,1 milliards de couronnes et les fonds diversifiés 3,2 milliards. Au total, l’ensemble des fonds cumule une collecte positive de 2,4 milliards de couronnes, la plus faible depuis le début de l’année. Le secteur attire plus de 113 milliards de couronnes depuis janvier. L’encours total des fonds a légèrement diminué en septembre à 6.357 milliards de couronnes.
Les projets de nouvelles ressources propres pour le budget de l’UE destinées à rembourser l’emprunt commun subissent de nombreuses secousses politiques.
Le sens du timing en finance, c’est important. Permira a réalisé un superbe coup en septembre 2019 avec la mise en Bourse (photo) de TeamViewer, l’éditeur allemand de logiciels de travail à distance dont l’usage a explosé avec la pandémie. Entre la cotation et février 2021, le fonds de private equity a pu s’alléger de 5,5 milliards d’euros d’actions supplémentaires de la société, qu’il avait valorisée à 870 millions d’euros dette comprise lors de son achat en 2014. Les dirigeants de l’entreprise, qui ont promis en début d’année une croissance exceptionnelle, ont fêté cela en signant de coûteux contrats de sponsoring avec Manchester United en football et Mercedes en Formule 1. Fin du conte de fée le 6 octobre, avec un avertissement sur résultat qui a fait dégringoler le cours de 40 % depuis.
La globalisation ne fait plus recette ! Les pénuries se multiplient dans les semi-conducteurs, mais aussi l’énergie, le papier, les céréales bientôt… Tout ce qui semblait à notre portée sans limite peut être remis en cause par des perturbations multiples, l’annonce d’une pénurie de jouets à Noël en témoigne. « L’organisation actuelle de l’économie à l’échelle mondiale est très productive mais aussi très fragile », constate sobrement Mireille Bruyère, maîtresse de conférences en sciences économiques à l’université de Toulouse Jean Jaurès. Autant dire que les choses ne sont pas du tout maîtrisées. La bonne surprise, c’est que cette pagaille pourrait conduire à des systèmes productifs plus durables. C’est du moins ce que veut croire, avec un bel optimisme, Mathilde Aubry, professeure associée en économie à l’EM Normandie citée par le site d’anticipation Usbek et Rica.
Il aura au moins réussi à conforter la réputation de passion des Bigoudens pour l’argent. Même si à coups de dizaines de milliards de dollars d’exposition sur les marchés, son avarice à lui était toute relative. Jérôme Kerviel est de retour. S’« il ne veut plus garder le silence », il « n’est certainement pas là pour se faire des amis », promet sa nouvelle maison, les Publications Agora. « On va parler économie et finance de manière ludique, décomplexée et vulgarisée pour rendre la matière plus digeste », clame l’ex-trader de la Société Générale. L’heure est grave, car la vraie crise n’a sans doute pas encore eu lieu. Certes, le repenti s’y connaît en montée en puissance des dérives de la finance. A Pont-l’Abbé comme à Wall Street, on retient son souffle... ça va décoiffer.
Soulagée. Kristalina Georgieva (photo) restera à la tête du Fonds monétaire international (FMI). L’institution a jugé non concluantes les accusations selon lesquelles la directrice aurait influencé en faveur de la Chine le classement de la Banque mondiale sur le climat des affaires. Les Etats-Unis et le Japon, deux des actionnaires les plus importants du fonds, demandaient une enquête plus approfondie, tandis que la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne arguaient en faveur de l’économiste, défendue également par la Russie et la Chine. Les nombreux problèmes auxquels est confrontée l’économie mondiale ont sans doute joué dans la décision du conseil d’administration, car changer de direction est un processus relativement long. Mais même avec cette confiance renouvelée, les allégations portées contre Kristalina Georgieva et la lutte qu’elle a ensuite menée pour conserver son poste pourraient peser sur les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui ont débuté lundi 11 octobre à Washington, et sur leurs efforts pour soutenir les économies.
Attendu. « Emplois en hausse, salaires en hausse, chômage en baisse. C’est un progrès », a déclaré le président Biden après la publication du rapport sur l’emploi pour le mois de septembre. Les marchés tablent désormais sur une annonce de la fin du programme d’achat d’actifs en novembre, pour un démarrage en décembre 2021. Les mauvais chiffres des créations d’emplois pour le mois de septembre ne devraient pas modifier ce calendrier.
Oubliez les ratios P/E ou les savants calculs de DCF : le ticker est un élément bien souvent négligé, mais tout aussi essentiel, de la performance d’une action. Il s’agit de l’acronyme, allant d’une à cinq lettres, accolé au titre en question : MSFT pour Microsoft, AAPL pour Apple… La performance des actions dont les tickers sont lisibles est supérieure de 10 % aux autres, un jour après leur introduction en Bourse. Daniel Oppenheimer, un professeur de sciences cognitives à la Carnegie Mellon University, l’explique en deux mots : les gens préfèrent l’information « métacognitivement fluide », plus simple à retenir et utiliser. D’où l’importance de trouver un ticker sympathique : amusant comme HACK, un ETF thématique sur la cybersécurité, l’efficace ZOOM (pour l’action Zoom) ou le facile F (Ford Motors). L’obtention d’un ticker précis est un argument que certaines Bourses font valoir, pour qu’une entreprise se liste ici plutôt que là.
... des marchandises actuellement à bord des navires bloqués dans les ports américains pourraient ne pas arriver à temps pour le Black Friday du 26 novembre, où les commerces réalisent plus d’un tiers de leurs bénéfices.
Les services du groupe sont tombés en panne à moins de deux jours de la clôture de son processus d'entrée en Bourse. Gênant mais pas rédhibitoire pour l'opération.