Lancée fin 2020 quand les banques centrales avaient encore du mal à stimuler l’inflation et la demande, la proposition de certains élus devant amener la Banque centrale suisse (BNS) à injecter 53 milliards de francs suisses sous forme d’«argent hélicoptère» est au point mort. L’idée de départ était de donner directement 7.500 francs suisses en franchise d’impôt à tous les citoyens. Selon le journal Blick, l’initiative aurait obtenu à peine la moitié des 100.000 signatures nécessaires avant la date limite de fin avril pour la faire évoluer vers un vote national. Les décideurs politiques traditionnels y ont toujours été réticents. L’inflation CPI suisse est passée en 2021 de -0,5% à +1,5% en rythme annuel.
Une demande étrangère plus élevée a permis un rebond plus important que prévu des commandes à l’industrie allemandes en novembre. Elles ont augmenté de 3,7% sur le mois en termes corrigés après une baisse révisée de 5,8% en octobre, selon l’Office fédéral de la statistique. Le consensus Reuters anticipait une hausse de seulement 2,1%. La forte augmentation de la demande étrangère de biens d'équipement et intermédiaires explique cette dynamique positive, les commandes des autres pays de la zone euro bondissant de 13,1% et de 5% pour les pays en-dehors de l’union monétaire.
La croissance de l’activité du secteur des services au Royaume-Uni a atteint en décembre son rythme le plus faible depuis dix mois, soit la dernière période de confinement du pays, alors que la propagation du variant Omicron a pesé sur l’hôtellerie et les voyages, montre l’enquête mensuelle d’IHS Markit publiée jeudi. L’indice PMI des services a reculé à 53,6 en décembre, au plus bas depuis février 2020, après 58,5 en novembre. L’indice PMI composite est également ressorti à 53,6 en décembre, après 57,6 en novembre.
Tikehau Ace Capital, société de capital-investissement spécialisée dans l’industrie et l’innovation est entrée en négociations exclusives pour l’acquisition de 100% du capital d’Elvia PCB, fabricant spécialisé de circuits imprimés électroniques (PCB) destinés à des marchés tels que l’aéronautique, le spatial et la défense, l’automobile, l’industrie, le médical, le ferroviaire et les télécommunications. Fondée en 1976, Elvia PCB est présenté comme le leader français dans son domaine et affichait un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros avant la crise liée au Covid. Il est présidé depuis les 30 dernières années par Bruno Cassin, qui est aussi son actionnaire majoritaire. Celui-ci devrait rester au futur conseil d’administration après le rachat de ses parts par Tikehau Ace Capital. «La transaction reste soumise à la satisfaction des conditions préalables usuelles. Les parties envisagent une réalisation de la transaction au cours du premier semestre 2022", précise un communiqué. Tikehau Ace Capital gère environ 1,3 milliard d’euros et est filiale de Tikehau.
Corum a annoncé avoir cédé un portefeuille de neuf hôtels en Espagne, qui ont généré une plus-value de plus de 14 millions d’euros sur des acquisitions datant de 2017 et 2018. Ces hôtels de l’enseigne B&B Hotels appartenaient aux SCPI Corum Origin et Corum XL. Le montant global de la transaction est de 58,4 millions d’euros (56 millions nets vendeur). La plus-valuesera redistribuée aux porteurs sous forme de dividendes.
Une demande étrangère plus élevée a permis un rebond plus important que prévu des commandes à l’industrie allemandes en novembre. Elles ont augmenté de 3,7% sur le mois en termes corrigés des variations saisonnières après une baisse révisée de 5,8% en octobre, selon les chiffres publiés jeudi par l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse mais de seulement 2,1%.
Lancée fin 2020 quand les banques centrales avaient encore du mal à stimuler l’inflation et la demande, la proposition de certains élus devant amener la Banque centrale suisse (BNS) à injecter 53 milliards de francs suisses sous forme d’«argent hélicoptère» est au point mort. L’idée de départ était de donner directement 7.500 francs suisses en franchise d’impôt à tous les citoyens. Selon le journal Blick, l’initiative aurait obtenu à peine la moitié des 100.000 signatures nécessaires avant la date limite de fin avril pour la faire évoluer vers un vote national.
Les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 1er janvier, à 207.000 contre 200.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 197.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 25 décembre 2021 ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 198.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 204.500 contre 199.750 (révisé) la semaine précédente.
Les prix des produits alimentaires ont bondi de 28% en 2021 pour atteindre leur plus haut niveau depuis dix ans, et les espoirs d’une stabilisation cette année sont minces, a déclaré jeudi la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Son indice des prix alimentaires, qui reflète l’évolution des cours des principales denrées échangées dans le monde, affiche une moyenne de 125,7 points sur l’ensemble de l’année 2021, chiffre le plus élevé enregistré depuis 2011 lorsqu’il avait atteint 131,9. L’indice a légèrement reculé en décembre (133,7), après quatre mois de hausse consécutifs (jusqu’à 134,9), conséquence de récoltes décevantes et d’une augmentation de la demande, précise la FAO.
Le rouble a touché jeudi son plus bas niveau en neuf mois par rapport au dollar en raison des troubles au Kazakhstan et de la baisse des prix du pétrole.
L’activité dans le secteur des services en Chine s’est accélérée en décembre, portée par une hausse de la demande et un allègement des pressions inflationnistes, selon l’enquête privée publiée jeudi par Caixin/Markit, alors que l’apparition des petits foyers de contaminations pèse sur les perspectives.
Le maintien inattendu du taux de dépôt à une semaine décidé jeudi par la banque centrale de Hongrie n’empêche pas le forint de continuer de s’apprécier.
La flambée des rendements des bons du Trésor américain, de 1,49% à 1,74% pour les obligations à 10 ans depuis le 1er janvier, a fait grimper les taux d’intérêt à long terme japonais à un plus haut de neuf mois jeudi, testant la détermination de la Banque du Japon (BoJ) à plafonner les coûts d’emprunt autour de 0%.
L’exploitant de centres commerciaux Klépierre a annoncé le lancement jeudi d’une offre de rachat en numéraire portant sur ses souches obligataires venant à échéance en avril 2023 et en novembre 2024. Le montant des obligations venant à échéance en avril 2023 encore en circulation s'élève à 750 millions d’euros, tandis que le montant des obligations de maturité novembre 2024 est de 630 millions d’euros. Les premières portent un taux d’intérêt annuel de 1%, alors que les secondes offrent un coupon de 1,75%.
La croissance de l’activité du secteur des services au Royaume-Uni a atteint en décembre son rythme le plus faible depuis dix mois, soit la dernière période de confinement du pays, alors que la propagation du variant Omicron a pesé sur l’hôtellerie et les voyages, montrent l’enquête mensuelle d’IHS Markit publiée jeudi.
Seul un gérant de fonds actif sur quatre qui investit dans des grandes entreprises américaines a battu le S&P 500 en 2021, rapporte le Financial Times. L’indice a gagné 28,7 % dividendes réinvestis l’an dernier. Les cinq géants de la tech (Meta, Apple, Amazon, Microsoft et Google) ont représenté environ un tiers de cette performance. Cela a constitué un obstacle de taille pour les gérants se concentrant sur les sociétés américaines de croissance, note le FT. Seul 1 % des gérants actifs croissance ont surperformé le S&P, selon Bank of America. Dans ce contexte, les fonds actions américaines gérés activement ont subi des sorties nettes de 392,7 milliards de dollars en 2021, selon des données provisoires de l’Investment Company Institute.
Concret. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révélé fin décembre les règles de mise en œuvre de l’imposition minimale de 15 % sur les bénéfices des entreprises multinationales. Il s’agira en fait d’une taxe sur les bénéfices réalisés dans toute juridiction où le taux effectif d’imposition est inférieur à ce minimum de 15 %. Des déductions sont applicables à certains actifs corporels et certains éléments liés aux coûts de personnel. A terme, l’OCDE estime que 150 milliards de dollars d’impôts supplémentaires par an pourront être dégagés. Le projet sera vite confronté à la réalité. La Commission européenne a en effet révélé un projet de directive afin de coordonner l’application de ces règles par les Etats membres. Si ces derniers l’acceptent, la directive rentrera en vigueur dès 2022. En attendant, l’OCDE travaille sur l’autre aspect de la réforme, qui donnera aux pays le droit d’appliquer l’impôt sur les sociétés aux entreprises qui n’ont pas de présence physique sur leur territoire. La convention internationale idoine doit être proposée début 2022.
barils par jour... L’objectif de production pour janvier fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) reste élevé, malgré les tensions économiques liées à la situation sanitaire. L’organisation prévoit d’ailleurs un niveau de consommation de pétrole record pour 2022, mais prévient que la production pourra être diminuée rapidement si Omicron étouffe la demande.
Jusqu’où va se nicher l’euroscepticisme ? Sous les coussins du canapé, à en juger par les calculs de Bloomberg : plus de 10 milliards d’euros en anciennes devises circuleraient encore sur le continent. Pour les francs français (730 millions non échangés) ou les lires italiennes (1,2 milliard), il peut s’agir de souvenirs d’une époque révolue, ou d’oublis irréparables, maintenant qu’il n’est plus possible de changer ces devises en euros. Mais la majorité de cette manne vient d’Allemagne, où la Bundesbank continuera à échanger des deutschemarks pour une période indéfinie : plus de 6 milliards d’euros de billets à l’effigie de Gauss, Clara Schumann ou des frères Grimm circulent encore. Alors que la Banque centrale européenne planche sur de nouveaux billets visant, d’ici à 2024, à réaffirmer l’unité et la cohésion des Européens, peut-être faudrait-il d’abord les convaincre d’adopter définitivement la monnaie unique.
L’année 2022 débute comme 2021 s’était achevée, avec des records boursiers en pagaille, un pic d’inflation et une actualité dominée par la crise sanitaire. Il faut pourtant souhaiter, au moins sur les deux derniers fronts, que cette nouvelle année marque un retour à la normale. Normal, comme une pandémie dont les effets sur le système de santé et l’économie se dissiperaient à mesure que le virus deviendrait plus diffus mais moins pathogène. Normal, comme un rythme de hausse des prix plus soutenu que l’encéphalogramme plat de la période pré-Covid, mais débarrassé des dysfonctionnements qui ont fait s’emballer la machine l’an dernier.
La recherche de marchés de Nordea n’a pas résisté au Covid. Andreas Steno Larsen, stratégiste en chef, et Martin Enlund, analyste, ont quitté la banque nordique après s’être vu proposer un autre poste, selon un communiqué paru le 3 janvier. En cause, un rapport daté du 20 novembre, vite censuré, dans lequel les deux auteurs ironisaient sur les nouvelles contraintes sanitaires imposées par des Etats qualifiés de « lockdownistas » ou mordus du confinement. « Apparemment, le vaccin est si bon qu’il faut forcer les gens à le prendre », ajoutait Andreas Steno Larsen – lui-même vacciné – sur son compte Twitter, en proposant des stratégies de trading visant à prendre le contrepied des mesures officielles. Un humour qui est mal passé chez Nordea, où, comme dans toutes les banques, l’on veille à ne pas se fâcher avec les pouvoirs publics.
Le sénateur Joe Manchin (Virginie Occidentale) a déclaré mardi à plusieurs médias américains qu’il n’avait plus aucune discussion avec les autres représentants du parti démocrate pour tenter de relancer le plan de relance budgétaire Build Back Better (BBB) de 1.750 milliards de dollars de dépenses sociales et pour le climat qu’il a bloqué le 19 décembre. Sa voix est pivot dans les votes budgétaires au Sénat, où les démocrates ne disposent que de la plus petite majorité (50+1 voix sur 100). Le projet de loi, déjà adopté par la Chambre des représentants, constitue une priorité avant les élections de mi-mandat (mid-terms) en novembre, ne serait-ce que pour affirmer l’union du parti démocrate.
La reprise économique de la zone euro semble s’être essoufflée en décembre en raison du pic de contaminations Covid. L’indice d’activité PMI composite a reculé à 53,3, son plus bas niveau depuis mars, après 55,4 en novembre, selon l’enquête IHS Markit publiée mercredi. L’indice PMI des services est tombé au plus bas en huit mois, à 53,1 contre 55,9 en novembre et 53,3 en première estimation. L’indice PMI manufacturier, publié lundi, a reculé à 58 en décembre, après 58,4 en novembre. L’activité s’est même contractée dans la première économie européenne : l’indice PMI composite est passé à 49,9 en Allemagne après 52,7 en novembre et 50 en estimation flash. Il recule également en France à 55,8 en décembre après 56,1 en novembre.