Concret. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révélé fin décembre les règles de mise en œuvre de l’imposition minimale de 15 % sur les bénéfices des entreprises multinationales. Il s’agira en fait d’une taxe sur les bénéfices réalisés dans toute juridiction où le taux effectif d’imposition est inférieur à ce minimum de 15 %. Des déductions sont applicables à certains actifs corporels et certains éléments liés aux coûts de personnel. A terme, l’OCDE estime que 150 milliards de dollars d’impôts supplémentaires par an pourront être dégagés. Le projet sera vite confronté à la réalité. La Commission européenne a en effet révélé un projet de directive afin de coordonner l’application de ces règles par les Etats membres. Si ces derniers l’acceptent, la directive rentrera en vigueur dès 2022. En attendant, l’OCDE travaille sur l’autre aspect de la réforme, qui donnera aux pays le droit d’appliquer l’impôt sur les sociétés aux entreprises qui n’ont pas de présence physique sur leur territoire. La convention internationale idoine doit être proposée début 2022.
barils par jour... L’objectif de production pour janvier fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) reste élevé, malgré les tensions économiques liées à la situation sanitaire. L’organisation prévoit d’ailleurs un niveau de consommation de pétrole record pour 2022, mais prévient que la production pourra être diminuée rapidement si Omicron étouffe la demande.
Jusqu’où va se nicher l’euroscepticisme ? Sous les coussins du canapé, à en juger par les calculs de Bloomberg : plus de 10 milliards d’euros en anciennes devises circuleraient encore sur le continent. Pour les francs français (730 millions non échangés) ou les lires italiennes (1,2 milliard), il peut s’agir de souvenirs d’une époque révolue, ou d’oublis irréparables, maintenant qu’il n’est plus possible de changer ces devises en euros. Mais la majorité de cette manne vient d’Allemagne, où la Bundesbank continuera à échanger des deutschemarks pour une période indéfinie : plus de 6 milliards d’euros de billets à l’effigie de Gauss, Clara Schumann ou des frères Grimm circulent encore. Alors que la Banque centrale européenne planche sur de nouveaux billets visant, d’ici à 2024, à réaffirmer l’unité et la cohésion des Européens, peut-être faudrait-il d’abord les convaincre d’adopter définitivement la monnaie unique.
L’année 2022 débute comme 2021 s’était achevée, avec des records boursiers en pagaille, un pic d’inflation et une actualité dominée par la crise sanitaire. Il faut pourtant souhaiter, au moins sur les deux derniers fronts, que cette nouvelle année marque un retour à la normale. Normal, comme une pandémie dont les effets sur le système de santé et l’économie se dissiperaient à mesure que le virus deviendrait plus diffus mais moins pathogène. Normal, comme un rythme de hausse des prix plus soutenu que l’encéphalogramme plat de la période pré-Covid, mais débarrassé des dysfonctionnements qui ont fait s’emballer la machine l’an dernier.
La recherche de marchés de Nordea n’a pas résisté au Covid. Andreas Steno Larsen, stratégiste en chef, et Martin Enlund, analyste, ont quitté la banque nordique après s’être vu proposer un autre poste, selon un communiqué paru le 3 janvier. En cause, un rapport daté du 20 novembre, vite censuré, dans lequel les deux auteurs ironisaient sur les nouvelles contraintes sanitaires imposées par des Etats qualifiés de « lockdownistas » ou mordus du confinement. « Apparemment, le vaccin est si bon qu’il faut forcer les gens à le prendre », ajoutait Andreas Steno Larsen – lui-même vacciné – sur son compte Twitter, en proposant des stratégies de trading visant à prendre le contrepied des mesures officielles. Un humour qui est mal passé chez Nordea, où, comme dans toutes les banques, l’on veille à ne pas se fâcher avec les pouvoirs publics.
Le sénateur Joe Manchin (Virginie Occidentale) a déclaré mardi à plusieurs médias américains qu’il n’avait plus aucune discussion avec les autres représentants du parti démocrate pour tenter de relancer le plan de relance budgétaire Build Back Better (BBB) de 1.750 milliards de dollars de dépenses sociales et pour le climat qu’il a bloqué le 19 décembre. Sa voix est pivot dans les votes budgétaires au Sénat, où les démocrates ne disposent que de la plus petite majorité (50+1 voix sur 100). Le projet de loi, déjà adopté par la Chambre des représentants, constitue une priorité avant les élections de mi-mandat (mid-terms) en novembre, ne serait-ce que pour affirmer l’union du parti démocrate.
La reprise économique de la zone euro semble s’être essoufflée en décembre en raison du pic de contaminations Covid. L’indice d’activité PMI composite a reculé à 53,3, son plus bas niveau depuis mars, après 55,4 en novembre, selon l’enquête IHS Markit publiée mercredi. L’indice PMI des services est tombé au plus bas en huit mois, à 53,1 contre 55,9 en novembre et 53,3 en première estimation. L’indice PMI manufacturier, publié lundi, a reculé à 58 en décembre, après 58,4 en novembre. L’activité s’est même contractée dans la première économie européenne : l’indice PMI composite est passé à 49,9 en Allemagne après 52,7 en novembre et 50 en estimation flash. Il recule également en France à 55,8 en décembre après 56,1 en novembre.
Les marchés restent sereins face à la nouvelle vague de contaminations en Europe et aux Etats-Unis mais la stratégie zéro-Covid de l'Asie pourrait affecter la tendance.
Dans son entretien avec les lecteurs du Parisien publié mercredi, le Président de la République est revenu sur le thème très clivant de la fiscalité. Il a réaffirmé qu’il n’augmenterait pas les impôts d’ici la fin de son mandat et évoqué ce qui pourrait s’apparenter à une esquisse de proposition pour la campagne présidentielle en matière de successions. «Il faut plutôt accompagner les gens pour les aider à transmettre les patrimoines modestes», a-t-il dit, évoquant le concept de «transmission populaire», sans donner davantage de détails sur son idée. Les candidats déclarés à la présidentielle ont déjà dévoilé des pistes en la matière. Valérie Pécresse (Les Républicains) veut aussi alléger la pression fiscale sur les successions. Quant aux Insoumis, ils préconisent un plafonnement des transmissions à 12 millions d’euros.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé deux fois plus d’emplois qu’attendu en décembre, signe de la vigueur du marché du travail, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet ADP. Les créations se sont élevées à 807.000 le mois dernier alors que les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 400.000. Les créations d’emplois du mois de novembre ont pour leur part été révisées en baisse à 505.000 au lieu des 534.000 initialement annoncées. Les opérateurs attendent désormais la publication vendredi des chiffres mensuels officiels. Les économistes anticipent 400.000 créations d’emplois.
La valeur globale des obligations souveraines libellées en euros affichant des rendements négatifs est revenue à environ 5.100 milliards d’euros fin décembre contre 6.200 milliards un mois plus tôt, soit 56% de l’encours global des emprunts d’Etat de la région, qui dépasse 9.000 milliards d’euros, contre 67% fin novembre, selon les données de Tradeweb. Les rendements des emprunts d’Etat sont remontés ces dernières semaines, les investisseurs misant sur un impact économique limité de la propagation du variant Omicron du coronavirus tandis que des banques centrales ont relevé leurs taux directeurs ou confirmé leur intention de le faire dans les mois à venir.
La valeur globale des obligations souveraines libellées en euros affichant des rendements négatifs est revenue à environ 5.100 milliards d’euros fin décembre contre 6.200 milliards un mois plus tôt, soit 56% de l’encours global des emprunts d’Etat de la région, qui dépasse 9.000 milliards d’euros, contre 67% fin novembre, selon les données de Tradeweb.
Il y a les petites phrases que tout le monde retient et celles qui feront moins parler. Parmi les nombreux sujets abordés avec les lecteurs du Parisien, le Président de la République est revenu sur le thème très clivant de la fiscalité. Il a réaffirmé qu’il n’augmenterait pas les impôts d’ici la fin de son mandat et évoqué ce qui pourrait s’apparenter à une esquisse de proposition pour la campagne présidentielle en matière de successions.
Les stratégistes de Citigroup se veulent très confiants dans les perspectives d’évolution de l’indice S&P 500 cette année. Le benchmark devrait à nouveau être porté par une bonne dynamique de résultats.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé deux fois plus d’emplois qu’attendu en décembre, signe de la vigueur du marché du travail, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet ADP.
Les taux à court terme danois chutent nettement mercredi. L’annonce d’interventions importantes de la banque centrale pour affaiblir la couronne danoise au cours des dernières semaines a alimenté les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt.
Le Trésor italien, qui avait mandaté mardi 5 banques pour la première grosse émission souveraine de l’année, a reçu pour 43 milliards d’euros de demande des investisseurs sur la syndication du BTP à 30 ans (maturité 1er septembre 2052), selon l’agence Milan Finanza-DowJones. Cette dernière a ajouté que les prévisions de rendement de l’obligation avaient été abaissées de 8 à 6 points de base (pb) au-dessus du rendement courant du BTP à échéance septembre 2051.
Le sénateur Joe Manchin (Virginie Occidentale) a déclaré mardi à plusieurs médias américains qu’il n’avait plus aucune discussion avec les autres représentants du parti démocrate sur le plan de relance budgétaire Build Back Better (BBB) de 1.750 milliards de dollars de dépenses sociales et et pour le climat qu’il a bloqué le 19 décembre.
La Banque du Japon (BoJ) devrait revoir à la hausse ses prévisions d’inflation pour l’exercice commençant en avril, mais très légèrement, ont indiqué plusieurs sources à Reuters. L’inflation sous-jacente passerait de 0,9% (projection d’octobre) à plus de 1% et resterait largement sous la cible de la BoJ de 2%.
La reprise économique de la zone euro semble s’être essoufflée en décembre en raison de la recrudescence des contaminations par le coronavirus. L’indice d’activité PMI composite, qui rassemble les secteurs manufacturier et des services, a reculé à 53,3, son plus bas niveau depuis mars, après 55,4 en novembre, selon les résultats définitifs de l’enquête réalisée par IHS Markit publiés mercredi.
Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale de Pologne (NBP) a bien relevé, mardi comme prévu par les marchés, le taux d’intérêt de référence de 50 points de base (pb) à 2,25%. Le taux lombard (prêts à court terme aux banques commerciales) a également été relevé de 2,25% à 2,75%, le taux de réescompte de 1,80% à 2,30% et le taux d’escompte de 1,85% à 2,35%. Le taux de dépôt a également été augmenté de 1,25% à 1,75%. Face à l’inflation, la NBP acte ainsi une quatrième hausse consécutive des taux, après une première de 40 pb en octobre, une autre de 75 pb en novembre et un suivi de 50 pb en décembre. Avant ces hausses, la banque centrale avait réduit ses taux de 140 pb en trois fois au premier semestre 2020, alors que la pandémie de coronavirus frappait l'économie, le taux de référence étant alors ramené proche de zéro, à 0,10%, après avoir été gelé à 1,5% depuis mars 2015.
Les entreprises françaises confrontées à des difficultés, notamment du fait des nouvelles restrictions instaurées pour tenter de contenir la flambée épidémique liée au variant Omicron, pourront demander des aménagements du remboursement des prêts garantis par l’Etat (PGE), a annoncé mardi Bruno Le Maire sur RTL. Elle pourront demander via la Médiation du crédit «un étalement jusqu’à 10 ans du remboursement du prêt», qui était jusqu’alors limité à six ans maximum, ainsi qu’un décalage du début du remboursement «du printemps à la fin de l’année 2022», a expliqué Bruno Le Maire. «Tout cela a été validé par la Commission européenne (CE), par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et par la Fédération bancaire française (FBF)», a-t-il ajouté.
TPG fait un pas supplémentaire vers la Bourse. Le fonds d’investissement américain, qui a choisi de se coter sur le Nasdaq, a indiqué dans un prospectus transmis à la Securities and Exchange Commission (SEC) vouloir émettre un peu plus de 28 millions de nouvelles actions de classe A, à un prix unitaire compris entre 28 et 31 dollars. Il lèverait ainsi plus de 825 millions de dollars. 382 millions serviront à racheter des parts détenues par certains actionnaires de la structure TPG Operating Group, précise le fonds. 415 millions seront consacrés à acheter de nouvelles actions émises par TPG Operating Group. China Life profitera de l’IPO pour vendre un peu plus de 5,5 millions d’actions TPG de classe A. En milieu de fourchette, TPG afficherait une valorisation de plus de 9 milliards de dollars. Créé en 1992 à San Francisco, TPG gérait au 30 septembre 2021, selon les derniers chiffres disponibles, plus de 109 milliards de dollars.
BASF a annoncé mardi un programme de rachat d’actions d’un montant de 3 milliards d’euros, citant une évolution positive de ses activités et les cessions réalisées l’année dernière. Le groupe chimique allemand a indiqué que ce programme devrait commencer ce mois-ci et prendre fin d’ici au 31 décembre 2023. Il est soumis au renouvellement, par l’assemblée générale des actionnaires prévue le 29 avril, de l’autorisation d’un tel programme. Toutes les actions rachetées seront annulées et le capital sera réduit en conséquence.